Publié le samedi 18 août 2012 à 09H37 - Vu 328 fois
Selon les spécialistes, il faut environ six mois de dressage à un chien pour (ré)apprendre les bases de l'éducation.
VILLE-SUR-TOURBE (Marne). Pas - ou presque - de vacances pour les chiens turbulents. À Ville- sur-Tourbe, Éric et Garry Sène tentent de pacifier les rapports parfois difficiles entre chiens et maîtres.
FINALEMENT, leur été n'est pas si différent de celui de l'homme. Pendant que certains partent en vacances, d'autres sont en pension (l'union du 13 août)… ou au travail. À Ville-sur-Tourbe, Garry Sène et son père Éric proposent depuis plus de vingt ans des cours collectifs, voire des séances à domicile, afin de régler les différends entre l'homme et son meilleur ami.
Calife à la place du calife
L'été est traditionnellement une période plus calme pour les éducateurs canins. C'est sur un terrain à proximité de Suippes que l'on retrouve Éric Sène, accompagné de son malinois, âgé de 8 mois.
La demoiselle est là « pour apprendre les règles de base du suivi au pied ou de l'immobilité ». Car le casus belli le plus fréquent chez le couple homme/chien, c'est la lutte pour la domination du foyer.
« Dans ce cas, 90 % du problème vient du maître, lâche Éric Sène. Le chien est réceptif aux règles qu'on lui donne. Dans la société, la hiérarchie est bien définie, chez le chien c'est pareil. Sauf qu'il a une tendance plus prononcée à vouloir prendre la place du chef, surtout s'il voit qu'il y a une faille. »
D'où l'incompréhension du maître lorsque son compagnon à quatre pattes montre les dents, aussi confortable que soit son cadre de vie. Et le chien est malin. Parfois, il n'hésite pas à pousser son propriétaire à la faute.
« Il détecte la faille, et tente alors de bousculer la hiérarchie en se disant que si il y arrive une seule fois, c'est bon, explique le dresseur. Ensuite, c'est un engrenage pour tout ce qui se passe dans la maison. »
D'où des déplacements chez le propriétaire, directement dans l'environnement du chien.
Sévérité mal placée
La plupart des gens qui amènent leur compagnon au dressage « sont déjà au stade final, avec le chien qui a pris le dessus sur la maison », précise Garry Sène. Le plus souvent, les maîtres « n'osent pas le corriger », constate le professionnel, qui recommande « de ne pas avoir peur d'aller au conflit », tout en adoptant « une punition proportionnée à la faute ».
Le réflexe de l'éducateur spécialisé n'est pas vraiment dans les mœurs. Pourtant, « certains chiens sont plus durs à éduquer. Parfois, c'est très long et minutieux », précise Éric Sène, sans garantie de pouvoir tout régler.
Le degré de difficulté ne dépend, contrairement à une idée reçue, ni de l'âge ni de la race. « Pour les bases, assis-coucher-debout, six mois environ suffisent », assure le dresseur. Mais le suivi ne s'arrête pas là.
Les gestes, les mots ont besoin d'être répétés, et une fermeté relative d'être respectée. Sous peine de voir l'animal retomber dans ses travers.
Comme le note le spécialiste, « les gens jugent anodines certaines réactions du chien, or il ne fait jamais rien par hasard ». Il est même, parfois, capable d'avoir la dent dure contre son protecteur.
Benjamin HAY
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Les dernières contributions
politinco
18/08/2012 à 18h54
le chien a pris toutes les mauvaises manières de l'homme, un peu comme la femme !!