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Reims dope le commerce de quartier

Publié le mardi 07 février 2012 à 10H44 - Vu 709 fois


« Avant, on aurait vendu sa chemise pour faire venir un commerçant. Aujourd'hui, la tendance est en train de s'inverser », assure le cabinet qui conseille Reims pour le commerce de quartier.

« Avant, on aurait vendu sa chemise pour faire venir un commerçant. Aujourd'hui, la tendance est en train de s'inverser », assure le cabinet qui conseille Reims pour le commerce de quartier.


REIMS (Marne). Stratégie. Comment la ville va répartir 12 000 m2 de surfaces commerciales en zone Anru.

La ville de Reims est engagée dans l'un des cinq plus gros programmes de rénovation urbaine de France. Encadrés par l'Anru, la collectivité et les bailleurs sociaux vont injecter en quelques années un demi-milliard d'euros dans quatre quartiers : Croix-Rouge, Wilson, Orgeval et Épinettes. Mais pour important qu'il soit, le travail ne se limite pas à livrer de beaux immeubles d'architectes, de jolies salles municipales et des routes confortables éclairées de lampadaires design. Il existe un volet économique, et notamment commercial, à ce coup de neuf généralisé.
Pas moins de 12 000 m2 vont être livrés dans les années à venir. La moitié sera rendue à des activités existantes et la moitié sera proposée à de nouveaux commerces ou services. Pour orchestrer tout cela, la Ville de Reims s'est attachée les services d'un cabinet spécialisé (D2H) chargé d'une mission d'aide à la maîtrise d'ouvrage. La municipalité et les bailleurs ont, par ailleurs, financé une étude pour recenser l'offre commerciale existante et définir les potentialités.
L'ambition est de permettre au tissu commercial existant de faire un saut qualitatif et d'attirer dans les quartiers les commerces qui les avaient désertés. Reims veut faire revenir les restaurants, les banques, les opticiens ou des pôles médicaux. La répartition des types de commerce passe par un « plan de marchandisage », dixit le jargon savant des experts.

Est-ce le rôle du politique d'organiser le commerce ?

Mais est-ce le rôle du politique que d'organiser ou de diriger l'initiative commerciale ? « Le politique ne dirige pas, ne fixe pas dans le marbre, mais il encadre, régule et oriente. Si une activité X se crée à cinquante mètres d'une autre activité X, il y aura un problème, donc il faut donner de la cohérence », se défend Éric Quénard, premier adjoint au maire, chargé des quartiers.
Manifestement, Reims ne veut pas voir des nuées de restaurants kebabs ou de vendeurs de téléphones low-cost monopoliser les nouvelles artères commerciales. « Il faut que les 6 000 nouveaux mètres carrés soient un plus. Il y a une demande des populations de ces quartiers, et le fait d'organiser une adéquation entre offre et demande nous permet aussi de sécuriser sur le plan économique les commerces qui vont arriver », déclare l'adjoint.
La rénovation urbaine va permettre de tourner la page de l'aménagement typique des années 70, avec ses places de villages enclavées à l'écart des rues passantes et ses galeries commerciales posées sur des passerelles piétonnes. « On ne peut pas mettre des commerces n'importe où, n'importe comment. Historiquement, le commerce a toujours été sur des flux », souligne Claude Hadey, de D2H. Son collègue Raymond Hetch cite l'exemple du boulanger du secteur Pays de France, à Croix-Rouge, qui a doublé son chiffre d'affaires en descendant d'une passerelle pour s'installer dans une jolie vitrine en rez de rue et en face d'une station de tramway. Le tracé et les arrêts de ce nouvel équipement servent de fil de conducteur à la rénovation commerciale des quartiers.
Riche d'un carnet d'adresses local et national bien rempli, le cabinet D2H est parti à la pêche aux commerçants nouveaux et aux enseignes. Et apparemment, ça commence à mordre. « On a fait un pas énorme. Avant, personne ne voulait venir et on aurait vendu sa chemise pour faire venir un commerçant. Aujourd'hui, la tendance est en train de s'inverser. On va peut-être se trouver devant la nécessité de faire des choix, non pas par défaut, mais par qualité », confie Claude Hadey.
Les experts voient arriver aujourd'hui des professionnels avec des dossiers d'investissement de 300 000 €. Des franchises nationales absentes jusqu'à présent des quartiers rémois pointent aussi le bout de leur nez.

Julien Bouillé

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Les dernières contributions


mario51

Reims

08/02/2012 à 02h32

Tant mieux pour le quartier si de nouveaux arrivant s'installent. C'est ce qu'il y a de mieux à faire. En ce qui concerne la rénovation de l'habitat, le meilleur moyen est de revoir à la baisse les charges dans les loyers, car voyez vous , si cela continue comme ça, on nous mettra "" le couteau sous gorge """ face à ces nouvelles charges dont les salaires eux ne bougent pas.

theking88

L'avenir appartient aux bâtisseurs et non aux illusionnistes

07/02/2012 à 18h41

On en reparlera dans quelques années...(feu...centre commercial "la rafale"...etc...etc) et dire que l'Esplanade Fléchambault est dans un triste état...c'est vrai que c'est mieux dans ces quartiers ou tout est dégradé en quelques mois....juste pour montrer que la ville de Reims "S'ENGAGE"....Bonne chance à ces nouveaux commerçants....je les plains!!!!!!

odettemadeleine

07/02/2012 à 18h14 | 1

Vs achetez du jambon à Match autant que vs voulez.

Champ

07/02/2012 à 14h34

On ne va pas manquer de boucheries hallal. Par contre, pour acheter une tranche de jambon...

ray51

honnêtes citoyens révoltez-vous ! arrêtez de subir !

07/02/2012 à 14h20

Encadrés par l'Anru, la collectivité et les bailleurs sociaux vont injecter en quelques années un demi-milliard d'euros dans quatre quartiers :

et les autres ?????????????

on verra ce que seront devenus ces quartiers dans qqs années !!!!

le chevalier de...

Reims

07/02/2012 à 14h08

L'erreur est toujours la même, on augmente les surfaces commerciales, c'est très bien, mais il y a à Reims 30 000 emplois de moins par rapport aux années 80 grâce à l'Europe des marchés. Alors des commerces soit, mais des emplois cela aurait été mieux...

bomimi

07/02/2012 à 12h58

En espérant que cela fonctionne, et, nous les rémois de ces quartiers en serons très satisfait. Mais attention au budget. (donc impôts)

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