Publié le jeudi 21 octobre 2010 à 11H00 - Vu 164 fois
Le professeur Ebothé : « Quand on passe à l'échelle nanométrique, les performances d'un même matériau peuvent s'améliorer,
Vous prenez un millimètre et vous le saucissonnez en un million de tranches. Vous atterrissez alors dans le domaine du nanométrique, des dimensions inaccessibles à l'œil nu. « A mi-chemin entre la cellule et l'atome, mais plus près de l'atome » image le professeur Jean Ebothé, qui est précisément un spécialiste de ce domaine à l'Urca (Université de Reims Champagne-Ardenne).
Depuis ce lundi et jusqu'à jeudi, quelque 300 de ses homologues venus du monde entier se retrouvent au centre des congrès rémois, pour échanger sur le sujet des nano-sciences et -technologies. « Celles-ci sont déjà présentes dans la vie quotidienne, rappelle le professeur, par exemple dans les CD et DVD, sous la forme de couches minces. » Et elles sont appelées à jouer un rôle croissant dans bien d'autres domaines, en médecine, en électronique, en optique, dans le textile… « A l'avenir, un matériau nanométrique pourra atteindre une cellule cancéreuse et la détruire, affirme ainsi notre interlocuteur ; quant aux textiles, on devrait pouvoir les rendre plus solides en jouant sur les performances des matériaux : on constate en effet que ces performances s'améliorent sensiblement si l'on passe de l'échelle macroscopique (et donc visible à l'œil) à l'échelle du nano. Pourquoi ? Ça, on n'a pas réussi à l'expliquer. » Les chercheurs ont donc encore du travail pour percer les secrets de l'invisible.
A.P.
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