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Reims à toutes jambes : portés par la cause rwandaise

Publié le vendredi 19 octobre 2012 à 07H41 - Vu 327 fois


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REIMS (Marne). Ils seront 6 de la famille d'Alain Gauthier à courir le 10 km et le semi-marathon dimanche. Avec le maillot rappelant la cause rwandaise sur le dos.

Lui court depuis presque l'origine du Reims à toutes jambes, qui s'appelait encore marathon : « C'était même un 25 km que je courais ! Depuis, j'ai presque couru tous les semi-marathons, parfois le 10 km quand j'avais des pépins de santé ».

Pour Alain Gauthier, ce sera une année tout de même particulière : sa fille Violaine courra pour la 1re fois le semi, avec lui, et il y aura quatre autres membres de la famille sur le 10 km. Son fils Emmanuel, sa fille Sarah avec son copain Julien, et un de ses neveux, qu'il considère comme son fils, rescapé du Rwanda, Emile.

Car Alain Gauthier, principal-adjoint au Sacré-Cœur, va courir pour une cause, celle du collectif des parties civiles pour le Rwanda. Le siège de cette association, dont le Rémois est président, est à Reims, et son but est de faire comparaître les présumés génocidaires réfugiés en France. « Cela motive évidemment beaucoup toute notre famille, mais aussi d'autres personnes du collectif. L'un courra d'ailleurs le marathon. »

Il espère bien que sa tendinite, contractée il y a une semaine, ne l'empêchera pas de courir aux côtés de sa fille, « avec qui je me suis entraîné, notamment au Rwanda pendant les vacances. En revanche, le reste de la famille est disséminé entre la Belgique et la région parisienne, alors, ce sera moins facile. Violaine, elle, courait sur le 10 km, et je lui ai lancé un petit défi de m'accompagner sur le semi ».

Pour lui, cette course, la seule qu'il dispute, comporte « une certaine magie. Et cette année, c'est l'occasion de retrouver toute la famille avec ma femme Dafroza, qui est rwandaise ». Avec en plus, un parcours en centre-ville (du moins en partie pour le semi), « qui est une bonne idée. Je ne l'ai pas reconnu, mais je l'ai dans la tête ».

Lui qui n'a jamais abandonné espère que les séances de kiné vont lui permettre de terminer ce semi malgré la tendinite. Il sera encouragé par sa fille, sa famille, mais aussi les autres coureurs. « Souvent, on me tape sur l'épaule en voyant le tee-shirt, en me disant : « bravo, bonne cause ! » Cette année, il y a eu en plus un grand reportage sur France 2 en septembre. »

« Il y a le plaisir de courir, et l'idée de faire connaître ce combat. »

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Les dernières contributions


LELEFAN

VIVIER AU COURT

19/10/2012 à 15h49

Bravo Alain, tu es resté toujours aussi jeune et combatif.
Tu cours pour la bonne cause ! Bon courage !
Bernard

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