Publié le mardi 07 juin 2011 à 08H56 - Vu 1309 fois
MARNE. Après les atermoiements au niveau national, les conducteurs marnais savent à quoi s'en tenir : tous les panneaux annonçant les radars fixes du département seront enlevés, les premiers pourraient l'être dans le courant du mois. Mais ces panneaux ne seront pas tous remplacés par un radar pédagogique. Du coup, certains radars fixes officieront sans être signalés.
UNE « réunion de concertation sécurité routière » présidée, hier à Châlons par le préfet Michel Guillot, a permis de faire le point sur les radars fixes et le devenir de la signalisation routière les entourant.
Tous les panneaux seront-ils enlevés ? OUI
Les réprobations des députés UMP n'y auront rien fait. Tous les panneaux annonçant les 26 radars fixes actuellement implantés dans la Marne vont bien être démontés
Quand vont-ils disparaître ? LES PREMIERS CE MOIS-CI
Le Préfet n'a pas souhaité donner de date, même s'il a d'abord indiqué que cela se fera « progressivement, sans calendrier exact à l'heure actuelle », avant de consentir que les radars placés à Beaumont-sur-Vesle, les deux nouveaux à Coole et les deux installés à Couvrot pourraient être les premiers sans panneaux les indiquant dès ce mois-ci. « Mais nous communiquerons avant » a-t-il promis…
Seront-ils tous remplacés par des radars pédagogiques ? NON
« Certains de ces panneaux ne seront remplacés par rien… »
Le Préfet a été clair. « D'autres seront remplacés par des radars pédagogiques, à même distance des radars fixes que les panneaux actuels. Ou pas… »
Les 26 radars fixes du département ne seront donc plus tous indiqués en amont.
De plus, un radar pédagogique n'indiquera pas toujours ensuite la présence d'un radar fixe.
Combien de radars pédagogiques seront installés ? UNE SOIXANTAINE
La réunion de concertation d'hier a mis en lumière une cinquantaine de lieux accidentogènes qui devraient recevoir un radar pédagogique, celui qui vous annonce votre vitesse sans vous verbaliser mais vous préviendra des amendes et retraits de points que vous risquez en raison de votre vitesse.
Les besoins recensés, la Préfecture va attendre les ressources. « Combien de radars de ce type allons nous disposer ? » s'est interrogé Michel Guillot.
Sur les 4 000 déployés cette année et en 2012 au niveau national, le Préfet pense que le ministère va lui en octroyer une soixantaine qui seront déployés au fur et à mesure des crédits disponibles d'ici 18 mois.
La prochaine réunion de concertation sécurité routière de la Marne, qui se tiendra en « octobre ou novembre », devrait permettre de livrer un calendrier plus précis.
De nouveaux radars fixes vont-ils apparaître ? OUI, AU NOMBRE DE 4
On devrait arriver à 30 radars fixes dans la Marne cette année. Trois sont déjà en cours d'installation : à Châlons (sur la N44 vers Reims) et à Reims (sur la D944, le prolongement de l'avenue de Laon) ainsi qu'à Linthes sur la N4.
Ce dernier radar sera « discriminant », faisant la différence entre un poids-lourd et un véhicule léger. Un dernier radar, à Esternay, est en cours d'autorisation.
Quels résultats ? 24 VIE SAUVÉES
La préfecture indique que depuis l'installation des premiers radars fixes dans la Marne, plus d'une centaine d'accidents, soit 24 vies et 160 blessés, ont été évités à proximité de ces installations.
Et les radars feux rouges ? DEUX NOUVEAUX
Au nombre de deux, implantés à Châlons et à Vitry, les radars « feux rouges » pourraient doubler cette année, le dossier de deux nouveaux engins de ce type, pour être installés à Vitry, est en cours d'instruction.
Si l'actuel en place à Châlons ne prend que deux contrevenants par jour, c'est dix fois plus à Vitry (25).
Et les radars mobiles ? LES DEPARTEMENTALES SOUS SURVEILLANCE
Aucun radar embarqué dans des véhicules n'est envisagé pour les forces de l'ordre dans la Marne pour le moment.
Ces dernières disposent de 12 radars mobiles à disposition (9 pour la gendarmerie et 3 pour la police nationale).
Ces dispositifs relèvent autour de 50 000 infractions par an depuis 2007 dans la Marne, un chiffre stable qui cache des disparités.
Les routes départementales, et même plus petites, devraient ainsi être placées sous surveillance des forces de gendarmerie car plus accidentogènes que les grands axes.
Frédéric GOUIS
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