Publié le mercredi 25 mai 2011 à 08H57 - Vu 454 fois
REIMS (Marne) Signataire lundi, avec 72 autres députés UMP, d'une lettre faisant part à François Fillon de « la profonde exaspération » exprimée par des « milliers d'électeurs contre les nouvelles mesures de sécurité routière », Arnaud Robinet, député de la Marne, s'est satisfait hier de la suspension de ces dispositions par le gouvernement.
Pourquoi avoir cosigné cette lettre lundi ?
« C'était pour interpeller le Premier ministre sur la méthode employée. Nous avions appris ces mesures par les médias, sans avoir été consultés. Nous demandions du dialogue. Et puis, cette démarche visait à faire remonter l'exaspération des citoyens qui nous avaient alertés sur ces mesures. »
Est-ce à dire que vous ne souhaitez pas de renforcement de la sécurité routière ?
« En aucun cas ! Le gouvernement ne doit pas arrêter de prendre des mesures favorisant la sécurité routière. Celles prises par Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'Intérieur ont permis de faire passer de 10 000 à 4 000 le nombre de tués chaque année sur les routes. Il faut continuer mais avec des mesures qui ont fait leurs preuves. »
Cette suspension de l'enlèvement des panneaux indiquant les radars fixes vous réjouit ?
« Là, avec cette suspension, on va pouvoir dialoguer localement et réfléchir à l'intérêt de placer un radar indicatif (dit pédagogique) à la place des panneaux. Mais, il faut encore faire attention avec les détecteurs de radars. Là aussi, il convient de mettre en place une concertation et un dialogue. Pour ma part, je pense que ces avertisseurs constituent un moyen de prévention qu'il faut conserver. »
Vos prises de position ne tiennent-elles pas de la défiance vis-à-vis de François Fillon ou en pensant aux élections législatives dans un an ?
« Pas du tout. Le Premier ministre bénéficie de notre soutien mais le gouvernement doit faire attention, lorsqu'il prend des mesures, à dialoguer et à écouter les parlementaires.
Vous savez, je ne suis pas en position électoraliste. J'ai ainsi soutenu des mesures impopulaires comme la réforme des retraites. Nous sommes là pour défendre la politique du gouvernement mais aussi lui faire remonter les inquiétudes du terrain. »
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