Pollution des eaux / La Vesle et le canal pointés du doigt

Pollution des eaux / La Vesle et le canal pointés du doigt

Publié le lundi 14 mars 2011 à 08H28 - Vu 364 fois

REIMS (Marne). Un groupement d'écologistes a répertorié les cas de pollution  de nos rivières.  Le bassin rémois est concerné  au premier chef.

LA Vesle et le canal latéral ne sont pas dans un état de transparence absolue. Il suffit au promeneur d'observer la couleur des eaux pour s'en rendre compte. Jusque-là, pas de nouvelles fracassantes. Cependant, lorsqu'une association, bien connue dans les milieux de protection de la nature, pointe du doigt l'ensemble du territoire national et s'appuie sur une collecte de données officielles pour faire un état des lieux, le tableau est encore pire. Au premier rang de ces cours d'eaux pollués par l'activité humaine, ceux bien évidemment qui passent à l'extrême proximité de l'agglomération rémoise. Dans la longue liste de ces cours d'eaux pollués, la Vesle est la plus exposée. En effet, elle est soumise à une « multitude d'intrants » (produits apportés aux terres et aux cultures) selon « l'atlas des marées noires » émis par l'association. Le bassin de Reims n'échappe pas à cela. Mais la Vesle souffrirait également, selon les données collectées, d'une pollution autre qu'agricole. Les industries et leurs rejets auraient aussi une responsabilité dans l'état de dégradation de la qualité des eaux de rivières et dans l'eutrophisation de certains secteurs lorsque les conditions sont réunies (la prolifération d'algues qui vont dégrader le biotope).

Transport fluvial

Le rapport pointe également du doigt un moyen de transport que les gouvernements successifs ont identifié comme « une des meilleures alternatives au transport routier », l'utilisation des péniches. « Le tourisme fluvial et le développement du transport par péniches se traduisent par une augmentation proportionnelle des dégazages. Même si un énorme fossé subsiste entre les dégazages en mer et ceux qui peuvent être observés sur les cours d'eaux intérieurs. Cependant, les dissolutions des matières polluantes sont bien meilleures dans les eaux salées que dans les canaux ou les fleuves à débit plus lent » Ici, c'est le canal de la Marne qui est pointé du doigt, même si le trafic fluvial demeure encore limité.
Mais si l'association écolo dénonce les pollutions, elle oublie de donner des solutions.

Thomas DUPRAT

L'union l'Ardennais