Publié le lundi 06 juin 2011 à 08H28 - Vu 766 fois
Ces amis des animaux cherchent à inciter les grandes surfaces à choisir des œufs produits autrement que par des poules en cage.
REIMS (Marne). Des militants pour le bien-être des animaux vont tenter de se faire entendre aujourd'hui dans le centre-ville de Reims.
SI vous passez place d'Erlon à Reims, aujourd'hui entre 11 et 14 heures, vous risquez fort de vous faire aborder par des défenseurs du bien-être des animaux.
Qui vont peut-être vous demander, entre autres, si vous vous souciez de la manière dont sont produits les œufs que vous consommez.
Ce sont les militants ou sympathisants de l'association L214 qui mènent une campagne de sensibilisation sur le thème des « poules pondeuses ».
Ils dénoncent les conditions de vie des poules en cage : « Elles ne sortent jamais, plaide Brigitte Gothière, une des responsables de l'association, ne prennent jamais le soleil, n'ont pas de nid à poussière, ne peuvent pas s'occuper comme toutes les poules à gratter le sol et à picorer ; leurs groupes sociaux ne sont pas respectés : ordinairement, ce sont des groupes de 20-25 individus, là elles sont rassemblées par groupes allant jusqu'à 60. Quand on les sort de là pour aller à l'abattoir, elles sont largement décharnées, déplumées, leur crête, au lieu d'être bien dressée, pend mollement, et au lieu d'être rouge vif, est d'un rouge tout délavé… »
Différence de coût
Ces amis des animaux cherchent donc, par leurs actions auprès du public, à inciter les grandes surfaces à choisir des œufs produits autrement que par des poules en cage (code 3 sur les emballages).
Autrement, c'est-à-dire par des « poules au sol » (code 2), par des poules « en plein air » (1), ou le fin du fin, sous le label « bio » (0).
« On ne peut pas laisser dire que les poules en cage en 2011 sont traitées dans les mêmes conditions qu'il y a dix ou quinze ans, répond toutefois Jean-Marc Philippe, PDG du plus gros conditionneur d'œufs pour la grande distribution, CDPO (conditionnement distribution production d'œufs) basé dans la Marne à Esternay. Les normes imposées n'ont pas cessé d'évoluer, aujourd'hui, les poules ont presque deux fois plus de surface qu'avant ; par exemple, les normes imposent un perchoir, un nid… Finalement, c'est au consommateur de décider quel type d'œuf il veut. »
Sachant bien sûr qu'ils n'ont pas tous le même coût, parce que le bien-être animal, ça se paye…
Antoine PARDESSUS
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