Publié le vendredi 19 octobre 2012 à 10H25 - Vu 1145 fois
En décembre 1975, le Stade s'est imposé au Parc. Debout (de gauche à droite) : Aubour, Brucato, Krawczyk, Ravier, Jodar, Masclaux, Laraignée. Accroupis : Santamaria, Bianchi, Lech, Simon.
FOOTBALL (L1). Le Stade de Reims et le Parc des Princes ont été faits pour s'entendre. Quelques-unes des plus belles pages de l'histoire du club y ont d'ailleurs été écrites dans les années cinquante et soixante.
C'était au temps où l'enceinte de la Porte d'Auteuil était un stade vélodrome accueillant chaque année l'arrivée du Tour de France. Le Stade y a laissé son empreinte. Soit dans d'homériques renversements de situations européens, soit dans des duels d'artistes face aux Pingouins du Racing Paris. Ou encore dans le cadre de matches amicaux de prestige face à de grands clubs étrangers.
Mais depuis la reconstruction du Parc et son ouverture en 1972, le Stade y a connu plus de déboires que de gloire. Le locataire des lieux a changé - Paris Saint-Germain - et il n'a pas vraiment été avenant en cinq confrontations (3 victoires, 1 nul, 1 défaite). Flash-back.
1974-1975
- 8 décembre 1974 (20e journée). PSG - Reims 3-0 (0-0). 30 000 spectateurs. Arbitre : M. Héliès. Buts : M'Pelé (46e, 66e), Marella (80e).
REIMS : Aubour ; Masclaux, Brucato, Laraignée, Jodar ; Krawczyk, G. Lech, Ravier ; Richard, B. Lech, Santamaria.
Le match aller avait été un calvaire pour les promus parisiens, battus 6-1 (6 buts de Bianchi) à Delaune. Autant dire qu'il y a de la revanche dans l'air. Ce sera au tour des hommes de Léon Desmenez de vivre un dimanche après-midi de chien malgré une série en cours de 4 matches sans défaite. Deuxièmes de la Division 1 - un point les sépare de Saint-Etienne au coup d'envoi -, les Champenois ne réalisent pas 45 premières minutes dignes d'un prétendant au titre mais regagnent les vestiaires sur un score vierge. Pourtant, l'orage auquel ils ont échappé éclate juste après la pause. M'Pelé marque sur la première attaque parisienne en seconde période. Les Rémois ne peuvent empêcher le PSG de faire enfler le score.
1975-1976
- 21 décembre 1975 (20e journée). PSG - Reims 2-3 (1-3). 31 976 spectateurs. Arbitre : M. Martin. Buts : pour Paris, Humberto (32e), M'Pelé (53e) ; pour Reims, Santamaria (15e), Vergnes (43e), Bianchi (45e sur penalty).
REIMS : Laudu ; Masclaux, Dubouil, Laraignée, Brucato ; Krawczyk (Ducuing, 75e), Simon, Ravier ; Vergnes, Bianchi, Santamaria.
Sur le papier, le PSG a fière allure. Dans la pratique, il se traîne dans la seconde moitié de la D1. En mini-crise après trois défaites consécutives, le club sangerminois trouvera des raisons d'espérer dans ce quatrième revers. Car il y aura eu une révolte menée par des jeunes (Justier, Pilorget, Morin, Brisson) tout juste incorporés.
En face, le Stade avait aligné son attaque de feu : un trio Vergnes- Bianchi-Santamaria qui vaut 60 buts au bas mot. Là aussi sur le papier. Car Jacky Vergnes, grand buteur français arrivé durant l'intersaison pour pallier au long et difficile retour de Bianchi à son meilleur niveau, ne trouvera jamais sa place sur l'échiquier stadiste. Reste que Reims enchaîne une troisième victoire consécutive qui le rapproche de son objectif : une participation européenne…
1976-1977
- 18 septembre 1976 (7e journée). PSG - Reims 2-1 (1-1). 20 000 spectateurs. Arbitre : M. Konrath. Buts : pour Paris, M'Pelé (30e), Dahleb (52e) ; pour Reims, Bonnec (38e).
REIMS : Laudu ; Masclaux, Durand, Laraignée, Martinot ; Betta, Ducuing (Schaller, 77e), Ravier ; Santamaria, Bianchi, Bonnec.
Ce ne sont plus des internationaux français ou étrangers qui signent leur contrat au Stade, mais de vieux routiers du circuit pro et quelques paris (Bonnec, transfuge de Laval) auxquels on adjoint des jeunes du club (Martinot, Schaller bientôt rejoints par Buisset, Polaniok, Maufroy). Le groupe mis à disposition de Pierre Flamion est capable de coups d'éclat mais manque cruellement de régularité. Pas étonnant donc, qu'il atteigne la finale de la Coupe de France et doive se contenter d'une modeste 11e place en championnat. Deux rangs derrière le PSG qui a accompli sa meilleure saison depuis son accession en 1974-1975 et tient en Mustapha Dahleb l'un des meilleurs étrangers évoluant en France. En plus du second but, décisif, qu'il plantera à Laudu ce soir-là, l'ancien Sedanais marquera à 21 autres reprises en 1976-1977.
1977-1978
- 9 août 1977 (2e journée). PSG - Reims 2-2 (2-1). 37 000 spectateurs. Arbitre : M. Verbeke. Buts : pour Paris, Bianchi (4e, 17e) ; pour Reims, Coste (21e), Cuperly (88e).
REIMS : Laudu ; Masclaux, Durand, Dubouil, Garceran ; Cuperly, Betta, Polaniok ; Maufroy, Coste, Ducuing.
On n'est jamais mieux trahi que par les siens. Devant 37 000 spectateurs venus découvrir leur nouvelle équipe (dont Larqué est le capitaine), il ne faut que 4 minutes à Bianchi pour faire chavirer le Parc. En Champane, il a fallu lui trouver un remplaçant. Christian Coste se colle à la succession de l'Argentin.
C'est lui qui remet les Rouge et Blanc dans la partie après le doublé réussi en un quart d'heure par l'inévitable Carlos. Cela désunit le PSG. Il faudra attendre la 88e minute pour que Cuperly obtienne enfin la récompense partielle d'un match dominé par les visiteurs.
1978-1979
- 1er juin 1979 (38e journée). PSG - Reims 3-2 (1-0). 8 000 spectateurs. Arbitre : M. Mouchotte. Buts : pour Paris, C. Bianchi (33e), Brisson (51e, 67e) ; pour Reims, Michelberger (50e), Bertolino (61e).
REIMS : Formici ; Evrard, Buisset, Prince, Garceran (Gérard, 65e) ; Vercruysse, Charbonnier, Michelberger ; Bertolino, Polaniok, Schaller (Mathou, 59e).
La cuvette parisienne sonne creux en ce premier soir de juin 1979. Le PSG (13e) a de nouveau échoué par rapport à ses objectifs initiaux. Quant à Reims, sa saison s'est jouée autant devant le Tribunal de Commerce qui a entériné sa mise en liquidation (avec le départ de la plupart de ses joueurs professionnels) que sur le terrain où les Stadistes, depuis longtemps résignés à la relégation, ont déjà enduré 23 défaites et établi la plupart des records « négatifs » du club. La 24e suit. Non sans que la classe biberon de Claude Prodoscimi ait fait honneur au maillot.
Face à des Parisiens soucieux d'éviter une blessure avant les vacances, la promo « Gambardella 1977 » commet, certes, quelques erreurs de jeunesse mais parvient à se lâcher et à se faire plaisir sur la prestigieuse pelouse qui accueille alors les matches de l'Equipe de France. Jean-Pierre Bertolino, 19 ans à peine, inscrit le dernier but marnais en Division 1 (*) sans se douter un seul instant qu'il faudra patienter 33 ans afin d'y ajouter une suite.
(*) Mais pas au Parc des Princes où le Stade retournera le 31 août 1985 pour y défier le Matra-Racing (1-1) en D2.
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Les dernières contributions
phil.ch
20/10/2012 à 19h50
J'étais au Parc en septembre 1976. Un doux souvenir malgré la défaite. Je me souviens que les supporters rémois étaient les plus nombreux, avec des tas de drapeaux qu'on ne voyait jamais à Delaune. Normal: à l'époque, il y avait encore plusieurs fans' clubs parisiens!
SUPPRA REMOIS 02
20/10/2012 à 09h34
j'ai connu un racing-reims au Parc dans les années 80 en division2 ; 25000 spectateurs et au moins 15000 rémois ; quel souvenir de se défiler de bus et de voitures et ce stade en rouge et blanc ! (si quelqu'un a des archives , je suis preneur).Allez REIMS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
ritondu13
MARSEILLE COTE PLAGE!!
20/10/2012 à 08h13
allez une surprise de reims j achete votre maillot!! ALLEZ LE STADE
jeco
20/10/2012 à 07h15
J'ai connu les REIMS/Racing pour le titre dans les années 50/60. A l'époque, il y avait trois clubs dans la capitale. J'ai connu le 6à1, historique des années 70/80 avec un lob magistral de celui qui allait devenit le goléador, Carlos, le bon pas le méchant! Las la rigueur de Masclaux et Laraignée, le talent de Jodar, la vitesse de Richard, la ruse de Santamaria ne pouvaient lutter contre les budgets des grands ASSE,Strasbourg......
Une nouvelle ère! J'en doute! Malgré la bonne volonté de certains investisseurs, il serait trop populaire pour certains de financer ce sport des rues!
Le golf, voire le tennis suffisent, que diantre!!!
Commentaires anonymes
19/10/2012 à 18h15
nostalgie...
c'etait un autre monde...le monde du silence!
j.hacquin
19/10/2012 à 11h41
j ai surtoiut connu le Parc des Princes entre lles annees 50-60 avec le Racing club de Paris l ambbiance des grandes rencontres avec des noms prestigieux comme Kopa Jonquet Fontaine lebllond Piantoni Vincent et les autress une belle epoque lles parisiens avvaient un faible pour l equipe d Albert Battteux demain au Parc tout le monde attend le retour du stade pas facile le PSG est tres arme cette saison pour remporter le championnat un bon test pour Reims por se situer