Publié le samedi 17 décembre 2011 à 11H49 - Vu 5843 fois
Voilà un papier qui ne devrait laisser insensible ni Madame Hazan, mairesse de Reims, ni son staff en général, encore moins sa cour, plutôt basse d'ailleurs, où gesticule perché sur la plus haute branche le pétillant Serge Pugeault, son éminence de toutes les couleurs, comme le petit oiseau.
Parlons-en justement du petit oiseau. Celui dont je vais aujourd'hui vous lustrer le plumage ne mérite pas franchement le respect, mais simplement le détour et risque fort de saper l'ambiance festive de fin d'année dans la volière municipale. Jugez plutôt.
A grands coups de morale
Depuis le temps que cela dure, que l'on se faisait quotidiennement pourrir et diffamer sur la toile - textes et photos - via une copie de la maquette de l'union, baptisée l'Onion, fallait bien que ça s'arrête un jour. C'est fait.
Il aura fallu pour cela que nous portions plainte en diffamation - ce qui est plutôt rare -, qu'un juge d'instruction soit nommé et que la police remonte à la source pour que l'auteur anonyme, le corbeau - je préfère - qui nous diffamait en roulant des mécaniques à grands coups de morale, de déontologie et de géopolitique sorte du nid à l'heure du laitier, tout ébouriffé.
Démasqué et rattrapé par la patrouille, le courageux lascar fait depuis tête basse et genoux serrés son mea culpa, implore notre pardon, craint que sa patronne ne le vire et plaide la bêtise accentuée par une forte dépression nerveuse et morale due sans doute à l'ambiance municipale.
Sauf qu'après enquête, il apparaît que le corbeau s'est refilé en arrêt maladie pour dépression nerveuse, et pour trois mois au moins, quand il a su que nous portions plainte en diffamation et que, forcément, nous allions l'identifier et le sortir du nid. Il aurait depuis peu, un mois seulement, repris très inquiet - je peux comprendre - le boulot.
Si le corbeau n'avait été qu'un pâle petit ahuri en mal de reconnaissance, nous aurions laissé tomber. Nous nous serions contentés, à notre façon, d'un travail d'intérêt général et condamné l'ahuri en question à venir nous rincer à domicile rue de Talleyrand, siège de l'union, de quelques bouteilles, plutôt bonnes d'ailleurs.
Seulement voilà, le corbeau fait aux pattes par la tenderie policière n'est ni ahuri, ni petit. Du coup, je lui vole dans les plumes sans remords en lui promettant d'aller jusqu'au bout de nos possibilités de plaignants convaincus que la bestiole n'a agi ni seule ni même de sa propre initiative… Il serait injuste qu'il se retrouve isolé sur la branche et dans la volière municipale à payer l'addition. Adeline Hazan dont le passe-temps favori est de fesser les journalistes absents et en public histoire de les remettre dans l'axe - le sien bien évidemment - comprendra, j'en suis convaincu.
Un conseiller des salariés
Karim Lakjaâ, c'est le nom du corbeau de la toile, n'est pas n'importe quel petit cadre administratif de la mairie de Reims. Ce monsieur fait depuis 2009 dans le directeur adjoint politique de la Ville, habitat compris, mais aussi dans le chargé de mission auprès du directeur général des services. Voilà pour la fonction.
Pour le reste, Karim Lakjaâ est enseignant vacataire à Reims Management School, à l'Université aussi. Ancien vice-doyen de la Faculté de droit - va falloir réviser son code pénal, Karim - et de sciences politiques de Reims, il est aussi diplômé du Centre d'études diplomatiques et stratégiques de Paris, membre de l'équipe Réponse de l'Université de Reims, collaborateur occasionnel des Cahiers numériques de la Défense nationale, de la Revue militaire suisse. Il est aussi à l'occasion pigiste à France Culture, jadis envoyé spécial pour Jeune Afrique en Irak…
Bref, Karim fait, en plus du corbeau, décidément beaucoup de choses. Pas étonnant que de temps à autre, le pauvre chéri surmené parte en vrille et tombe de la branche pour finir sur un bec…
Je terminerai en vous disant qu'il est membre éminent du syndicat Sud-Solidaires, au sein duquel il exerce les fonctions de conseiller des salariés, ce qui devrait lui servir…
En attendant de faire plus ample connaissance avec notre corbeau municipal lors d'un face-à-face dans le cabinet du juge d'instruction, l'union et ses diffamés souhaitent à Karim, à ses collaborateurs municipaux, aux autres aussi d'ailleurs, de belles et joyeuses fêtes de fin d'année, Noël compris.
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