Publié le mercredi 29 juin 2011 à 10H31 - Vu 166 fois
Jacques Meyer devant les superbes travaux faits par les écoliers sur le thème des 800 ans
REIMS (Marne). Effectifs en hausse, création d’une école pour sourds et malentendants, intégration des salarié(e)s précaires, la prochaine rentrée scolaire se présente sous de bons auspices selon l’adjoint au maire chargé de l’éducation, Jacques Meyer.
ALORS que les écoliers sont déjà en vacances dans leur tête, le service éducation de la Ville termine de préparer la rentrée scolaire 2011/2012 prévue le lundi 5 septembre. Jacques Meyer, adjoint à l’éducation a bien voulu faire le point avec l’union.
Comment se présentent les effectifs de maternelles et de primaires pour la prochaine rentrée ?
Jacques Meyer : « Nous avons accueilli 14 045 écoliers cette année. Pour la rentrée 2011/2012, nous estimons que nous en aurons 200 de plus. Nous enregistrons cinq fermetures de classes primaires (Dr-Roux, Garbault, Provençaux, Jules-Ferry, La Neuvillette) et une fermeture en maternelle (Jardelle). Nous avons une ouverture sûre en élémentaire à Ravel et deux en maternelle (Billard et Europe Adriatique). De plus si la tendance se poursuit nous ouvrirons trois autres classes maternelles (Clairmarais, Emile-Zola et Danube) et une en primaire (Anquetil). Cela nous oblige à faire des travaux en urgence. On rouvre un bâtiment à Europe et à Clairmarais une maternelle sera accueillie dans l’école primaire. Il nous faut créer de nouveaux postes d’Atsem (agent territorial spécialisé en école maternelle, NDLR). Cette année, nous avons accueilli 658 enfants en moyenne à l’accueil du matin, 5 034 le soir et 5 730 enfants déjeunent régulièrement dans les restaurants scolaires municipaux. Nous avons le plaisir à la rentrée d’ouvrir l’école élémentaire Jamin qui a été rénovée pour 7,4 M€. »
Que représente le budget des écoles à Reims ?
J.M. : « Ce sont près de 27 millions d’euros dont 13,6 M€ de frais de personnel, 5 M€ pour la restauration scolaire, 3,2 M€ de moyens aux écoles, 3,1 M€ pour la maintenance des bâtiments, 1,487 M€ pour le chauffage et 227 000 € pour l’informatisation des écoles. Nos effectifs : il y a 27 personnes à la direction de l’éducation, 411 Atsem (nous allons en embaucher 4,5 supplémentaires), 45 ouvriers gardiens, 40 animateurs coordinateurs, 750 vacataires sur les temps périscolaires et 200 agents à la caisse des écoles. »
Système des bourses modifié
Vous avez recruté beaucoup.
J.M. : « Comme promis, nous avons embauché un animateur coordinateur dans chaque groupe scolaire pour superviser les activités extrascolaires. Il y en a 50. En trois ans, nous avons amélioré le sort des personnels précaires, ce qui touche 200 personnes au service éducation et à la caisse des écoles. »
Vous avez annoncé lors d’un conseil de quartier que la Ville allait ouvrir une école pour les sourds et malentendants. Où ?
J.M. : « Cela se faisait à l’Institut Michel-Fandre, mais une famille nous a écrit pour que la loi soit respectée et que ces enfants soient accueillis dans des classes normales. L’inspection académique a officialisé la chose et la Ville va donner des moyens. À la rentrée, une douzaine d’enfants vont être accueillis à l’école Gilberte-Droit (Croix-Rouge) et se répartiront dans les classes élémentaires. Un enseignant de Michel-Fandre sera recruté ainsi que des personnes spécialisées dans le langage des signes et une Atsem. Nous travaillerons avec l’Institut qui a la pratique de la langue des signes. »
Vous avez modifié le système des bourses.
J.M. : « Oui, il existait huit dispositifs et douze niveaux d’interventions financières. Il n’y en a plus que deux qui peuvent être cumulatifs. Une bourse d’aide à la scolarité d’un montant annuel forfaitaire versé à la famille ou à l’étudiant majeur pour les collégiens, les lycéens, apprentis et étudiants et une bourse municipale d’aide à la demi-pension pour les collégiens et lycéens du secteur public. Il se trouve que 1 500 collégiens de l’enseignement public ne touchaient pas la bourse de 65 €. »
Avez-vous des projets dans vos cartons ?
J.M. : « Oui nous travaillons à la mise en place d’un guichet unique sur un lieu unique pour les inscriptions des élèves de maternelles et des classes élémentaires, pour la restauration scolaire et la caisse des écoles. Nous réfléchissons aussi à la façon de régler le problème des enfants dont les parents (musulmans etc. NDLR) ne veulent pas qu’ils mangent de viande. Mais ce n’est vraiment pas simple. »
Alain MOYAT
« Nous demandons l'organisation d'une table ronde »
Interrogé sur le mouvement de colère de parents d'élèves des classes à horaires aménagés musique de l'école du Jard, l'adjoint à l'éducation rappelle que la décision a été prise par l'Education nationale et qu'elle ne modifie pas le nombre d'enfants accueillis. « On a reçu des parents et on demande à l'Inspection académique la tenue d'une table ronde très rapidement, y compris pour le collège », ajoute Jacques Meyer.
Sur le principe, l'adjoint estime toutefois que « c'est une bonne chose de mélanger les enfants, quelles que soient leurs origines géographiques dans la ville. D'ailleurs en instaurant ces classes, une classe Cham avait aussi été ouverte à Danube, pour bien montrer que ça ne concernait pas seulement les enfants du centre-ville. Dans les faits, je suis inquiet par contre, si comme il est dit, cela risque de diminuer le nombre d'heures de science au collège Université. »
A.M.
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