Publié le samedi 04 décembre 2010 à 12H00 - Vu 1598 fois
REIMS (Marne). Les étudiants qui fréquentent la BU du campus Croix-Rouge et les bénévoles de la maison des associations ont souvent froid aux pieds. Trop souvent.
VAGUE de froid ou pas, il y a des bâtiments publics à Reims où il fait toujours frais l'hiver.
C'est le cas à la bibliothèque universitaire Robert-de-Sorbon sur le campus Croix-Rouge. Le bâtiment, signé Chabanne & partenaires, inauguré il y a quatre ans, est bourré de qualités. Son aménagement et ses équipements sont tops sauf qu'il vaut mieux aller y bosser en doudoune. Pas assez chauffée.
Ça se voit dès l'accueil où l'employée travaille avec un manteau sur les épaules : « Tous les ans, c'est comme ça. On ne peut rien y faire. Les plafonds sont trop hauts. » Attablés autour du même livre de gestion, Ludivine et ses copines étudient dans ce frigo de pointe : « Elle est belle notre bibliothèque mais pas assez chauffée. Je suis une Picarde pourtant habituée au froid mais j'ai vraiment pas chaud. »
Dans la zone silence où la température n'est pas plus élevée, Amélia bûche sa deuxième année de droit le col relevé : « On ne peut pas travailler en pull. » Victoire, venue voir une amie, est de passage. D'habitude, elle fréquente la fac de médecine où il fait plus chaud dans la bibliothèque : « C'est normal. Elle est plus petite donc plus facile à chauffer. »
Ceux qui accusent l'architecte de s'être fait plaisir avec Robert-de-Sorbon sont des mauvaises langues. Il avait peut-être dessiné ce modèle pour Nice avant de le vendre à Reims.
La ville ne veut pas monter le thermostat
Inaugurée il y a trois ans et demi rue du Barbâtre, la maison de la vie associative souffre du même mal. Il y fait frisquet, voire carrément froid dans certaines petites salles.
« C'est un peu juste. Parfois on a froid », confient les bénévoles de l'association AVF. Il fait meilleur dans les locaux du collectif AOC : « Le système de chauffage est particulier, il se met en route quand il détecte du monde dans la salle. Nous, comme on est là en permanence, on n'a pas froid. » Finalement, plus on bouge dans cette maison, plus on a chaud : « Il est certain que ceux qui font de la gym sont mieux que ceux qui pratiquent la philatélie. Il ne doit pas être évident de trouver une température qui convienne à tous », estime une membre de l'atelier d'artistes Diagonales. Conscients du problème, les employés de la maison ont déjà tenté de demander davantage de chauffage. En vain : « C'est fixé à 19 degrés, la Ville ne veut pas aller au-delà. À certains endroits et dans certaines salles on n'a pas plus de 16 ou 17. Pour certaines activités, nous savons que ce n'est pas assez. »
Catherine FREY
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