Publié le mardi 10 avril 2012 à 09H06 - Vu 176 fois
Les représentants régionaux de l'UIMM constatent une conjoncture plutôt stable, mais sans visibilité.
L'UIMM regrette le manque de financements en trésorerie.
« Nous n'avons pas le même thermomètre avec les banques », s'étonne Christian Brethon, président régional de l'UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie). » Pour des investissements, il n'y a pas de refus. Mais il nous faut déjà penser fonds de roulement. Les entreprises ont davantage besoin de financements à court terme. » Si les encours bancaires progressent, ils profitent davantage aux « bons clients » estime-t-on à l'UIMM.
D'où « une distorsion avec des entreprises déjà fragilisées », constate Jacques de Saint-Gilles, administrateur délégué de l'UIMM pour les Ardennes. S'il comprend les contraintes que fait peser Bâle III en fonds propres sur les banques, il regrette, comme ses collègues, le manque d'interlocuteurs stables dans les banques.
Autre préoccupation, les redressements fiscaux qui retombent sur des entreprises ayant bénéficié du crédit-impôt recherche en 2008-2009. « Entre la recherche et l'innovation, le législateur ne voit pas la même chose que nous », constate Christian Brethon. « Nous souhaitons une sécurisation de ces dispositifs. »
Emportés dans des répliques en cascade de la crise, les industriels souffrent toujours d'un manque de visibilité sur les carnets de commandes. Même si l'activité présente dans la métallurgie reste globalement stable, voire satisfaisante. Sauf pour les sous-traitants de l'industrie automobile française. « Il y a une forte pression des constructeurs sur les sous-traitants en termes de prix. Avec des 7 000 euros d'avantages clients, toute la chaîne est pressurée. Or, nos coûts ne baissent pas », rappelle Jacques de Saint-Gilles (groupe Defta). Les sous-traitants qui travaillent pour l'industrie automobile allemande s'en sortent bien.
En France, le marché est exposé à la concurrence et à des surcapacités. Même si les constructeurs ont mieux anticipé les phénomènes de surstockage qu'en 2008. Après les sous-traitants de rang 1 (-15 % à -20 %) qui servent les constructeurs, ceux de rang 2 qui travaillent pour les équipementiers, souffrent à leur tour.
Les métiers de la métallurgie continuent néanmoins d'embaucher pour pallier les départs à la retraite : de l'ordre de 1 500 à 2 000 embauches par an dans la région, sur des postes de plus en plus qualifiés.
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Les dernières contributions
sjeaca
12/04/2012 à 10h16
baba08, je suis très content que vous ayez lu mon article. Votre attaque me semble téléguidée, peut-être même êtes-vous concerné par mes critiques. Je constate avec plaisir que mes différentes interventions ne passent pas inaperçues, et je vous avouerai que le nombre de courriers de soutiens, et même d’excuses, dépasse largement celui, résiduel, des critiques telles que les vôtres. L’attaque de certaines « célébrités » ardennaises, et uniquement ardennaises, provoque toujours ce type de réaction de la part d’une poignée d’admirateurs inconditionnels tel que vous, qui n’ont en général comme fait de gloire et de fierté que celui d’avoir un jour serré la main d’un de ces personnages, tout en se jurant de ne jamais plus se les laver, comme des groupies de chanteurs. Mais votre pseudo me fait penser que vous aussi, vous l’avez eu dans le « baba, et dans le 08 ».
baba08
11/04/2012 à 15h53
sjeaca connaît vachement bien les Ardennes et "Gesponsard" (dxit !)...
Aussi bien que moi je connais "âne-si"...
Voilà qui donne bcp de crédibilité à ses propos sur le patronat local...
Mais au fait, il nous avait pas déjà bassiné avec son affaire il y a pas longtemps ? : ça rumine sec du côté des Alpes !
sjeaca
10/04/2012 à 19h46
L'IUMM a suffisamment de casseroles aux fesses pour se plaindre du comportement des banques. Certaines affaires pas très lointaines devrait les obliger à faire profil bas.
Quant aux problèmes de crédits d’impôts de recherches et développement, M. De Saint Gilles pourrait expliquer à ses collègues de l’IUMM qu’il y a d’autres solutions pour ne pas engager de frais de R&D dans un projet. Il est actionnaire d’une société qui à ce jour n’a payé ni les droits de licence d’exploitation d’un projet très ambitieux, ni la recherche et développement y étant attaché. Je suis bien placé pour le savoir, puisque je suis l’inventeur de toute la technique de ce projet, mes machines sont aujourd’hui dans ses ateliers de Gesponsard, je n’ai touché aucun Euro et ils m’ont collé au chômage depuis un an pour ne pas avoir à me payer ce qui m’est du. J’ai pourtant quitté Annecy pour venir installer ma technique dans la région. Bienvenue dans les Ardennes.
instantkarma08
10/04/2012 à 13h10
Les caisses de l'IUMM sont tellement remplies, et on sait comment et pourquoi, que leurs pontes devraient pouvoir se substituer aux banques plutôt que de jouer les pleureuses...
plateau08
10/04/2012 à 11h41
Et oui, le dialogue c'est dur. Si l'UIMM regrette un dialogue de sourd avec les banques il faut bien se dire que les syndicats, eux, regrettent un dialogue de sourd avec ...l'UIMM ! En fait avec les patrons, que ce soit avec les syndicats ou les banques, ils ne savent que pleurer.