Publié le mardi 18 septembre 2012 à 10H46 - Vu 830 fois
À 21 ans seulement, Manon réalise déjà son rêve d'ouvrir un salon de thé.
Cette pâtissière axonaise de 21 ans vient de s'installer sur le cours Langlet à Reims.
C'est un salon de thé dans des tons plutôt rose bonbon, avec terrasse ouverte sur le cours Langlet à Reims. Ce pignon de rue s'annonce idéal pour capter la clientèle de bureaux le midi, les touristes ou les flâneurs de l'après-midi à l'heure du thé. On peut y déjeuner sur le pouce avec des formules économiques, se pourlécher de gourmandises et de gâteaux sur lesquels Manon François compte asseoir sa réputation.
« Au niveau de la production, c'est encore difficile », explique cette jeune femme qui devra également investir dans un laminoir à pâtisserie. Un mois à peine après l'ouverture, elle prend encore ses marques.
La pâtisserie, sinon rien
Et cependant, Manon n'a pas longtemps hésité pour choisir ce fonds de commerce. « Je l'avais repéré une première fois par hasard, en avril. Mais il n'était pas abordable. Le propriétaire a baissé son prix. Je l'ai visité un vendredi, le compromis était signé quinze jours plus tard... »
Manon est de cette trempe : déterminée et y allant tambour battant. Et à la fois si posée et réfléchie, à 21 ans seulement. Un âge où l'on pense souvent plus à poursuivre ses études et profiter de la vie qu'à se mettre à son compte. Ses mois d'apprentissage lui avaient pourtant révélé à quel point la pâtisserie était un métier difficile : horaires, conditions de travail, etc. Sa mère l'avait depuis longtemps prévenue : « Trop de contraintes pour une vie de famille. » Manon a bien fait une concession à sa maman, en acceptant de passer un DUT en Techniques de commercialisation à Laon, sa ville natale. Après un bac économie décroché dès l'âge de 17 ans, elle aurait pu poursuivre des études. Et viser une carrière commerciale ambitieuse.
Mais non, rien à faire : c'est de pâtisserie dont rêve Manon depuis son plus jeune âge. Ses cadeaux de Noël étaient plutôt des livres et des moules à pâtisserie que des poupées. Le déclic du salon de thé lui est venu dans l'ambiance proustienne du salon Charlotte-Corday, à Trouville. Et de son délicieux macaron Ispahan. Manon a appris à reproduire scrupuleusement la recette à base de crème de rose avec des morceaux de litchi.
Après son DUT, qui lui sert aujourd'hui pour apprendre à gérer - merci maman -, elle se met donc en tête de passer un CAP de pâtisserie. Le niveau scolaire n'est plus le même. Mais elle fait ses classes chez des grands du métier. À commencer par Jean-François Féron, chocolatier renommé à Soissons. À Paris, elle travaille comme appre ntie au Pullman Montparnasse pour décrocher sa mention. Puis au « Petit Duc », une pâtisserie artisanale dans le 14e arrondissement.
Elle apprend beaucoup. Mais quitte à travailler dur, autant être à son compte, se dit-elle. Tout va alors très vite : « J'ai passé mon examen en même temps que j'achetais le fonds de commerce. »
« Maintenant, c'est parti »
Ses parents l'ont aidée à financer son investissement de 128 000 euros. « J'avais un peu d'argent de côté et puis j'ai revendu la voiture de mes 18 ans. » La banque de la famille François lui a accordé un prêt de 100 000 euros et 10 000 euros à taux zéro de la part d'Aisne Initiative.
Manon, qui a recruté une employée à temps partiel, se donne un an pour réussir sur la base d'un objectif de 155 000 euros de chiffre d'affaires. Inquiète ? « Oui, un peu quand je fais des mauvaises journées. Mais maintenant, c'est parti. »
Fonceuse sans pour autant se précipiter, elle veut se donner le temps d'asseoir l'image d'un salon de thé qui puisse se décliner à chaque moment de la journée : du petit-déjeuner aux tarteries-salades du midi, en passant par ses gourmandises maison, dès qu'elle aura toute la panoplie de la parfaite pâtissière à sa disposition.
Dominique Herbemont
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gourmet02
16/10/2012 à 16h37
Félicitation à cette jeune entrepreneur. Elle nous démontre que notre jeunesse a de l'ambition et sait mettre en action ses projets. Il faut l'encourrager en lui rendant visite à sa boutique, car le contexte éco ne doit pas être évident.
Bravo
Commentaires anonymes
19/09/2012 à 07h09
Felicitations a cette jeune femme , je lui souhaite de reussir
MANOU51100
18/09/2012 à 15h38
Bonne chance dans cette nouvelle entreprise !