Publié le mardi 15 mai 2012 à 11H00 - Vu 195 fois
À l'intérieur, une cathédrale de béton, bois et acier. Ici avec Patrick Pagot, Jean-Pierre Launois, Yannick Collet et Serge Lefevre.
« En terme de planning, nous sommes arrivés aux trois quarts des travaux. » Comme un soulagement pour Serge Lefèvre, président de l'Union Champagne à Avize. Force est de constater que la tâche est grande. Avec une enveloppe globale de 10,4 millions d'euros, l'Union Champagne s'est lancée dans la construction d'une cave, dans la réalisation d'une cuverie climatisée de 16 000 hectolitres en petites cuves et de douze foudres de 80 hectolitres conçus pour accueillir et élever les vins de réserve, sans oublier une cuverie d'une capacité de 9 000 hl en cuves béton revêtues d'inox pour les pré-assemblages. « Ces nouvelles cuveries sont construites au même niveau que les anciennes pour optimiser la gestion des flux. »
Pour Yannick Collet, chef de caves, ces travaux peuvent également être comparés à « ceux d'une crypte pour élever les vins et les préserver de la fureur du monde ». Dans ce temple du blanc de blancs de la Côte des Blancs, on a bien compris que la réserve individuelle doit être bien conservée, voire plus « élevée ». Cette assurance récolte (qui sans nul doute va servir cette année) doit bénéficier de tous les soins.
Cet investissement, qui devait être réalisé en 2008, avait été stoppé et avait pris un peu de retard du fait de la crise économique.
Grâce à l'obtention d'une subvention accordée par Franceagrimer d'un montant de près d'un million aux devis à la baisse par rapport à 2009 et aux niveaux des taux d'intérêts, les administrateurs ont pu mettre en place cet important chantier. On peut également évoquer la nouvelle cave d'une capacité de 1,5 million de bouteilles, qui occupera deux niveaux des anciens caveaux actuels. En aérien, un lieu de stockage sera organisé pour les bouteilles vides.
Comme nous l'avions écrit dans nos colonnes en novembre dernier, un sens de circulation giratoire a été créé pour répondre aux exigences de sécurité « avec une entrée et une sortie et des quais d'expéditions réaménagés », précise Serge Lefèvre. On peut également ajouter que, grâce à un partenariat avec la MSA dans le cadre des contrats de prévention des risques professionnels, un système de bras articulés permet de mieux gérer les camions arrivant et sortant des quais. Cette convention apporte à la coopérative 24 000 euros d'aides sur trois ans.
Des travaux nécessaires pour l'Union Champagne qui regroupe treize coopératives, parmi les plus beaux terroirs champenois. Toutes situées dans les Grands et Premiers Crus de la Côte des Blancs, de la Montagne de Reims et de la Vallée de la Marne. On y compte 1 200 hectares. Dont une bonne partie sert à approvisionner les grandes maisons.
Sophie Claeys-Pergament
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