Publié le samedi 22 janvier 2011 à 12H00 - Vu 342 fois
Bruno Laforgue, l'un des locataires dont la cave a été touchée, souhaiterait voir disparaître les traces de l'incendie.
ÉPERNAY (Marne). Il y a 15 jours, un incendie détruisait une partie des caves du 2, allée du Languedoc. Aujourd'hui, les dégâts sont toujours visibles. Ce qui exaspère certains locataires.
ÇA ne s'arrange pas vraiment au 2, allée du Languedoc à Epernay. Les stigmates de l'incendie, survenu dans la cave commune à neuf appartements dans la soirée du 4 janvier (notre édition du 6 janvier), sont encore, quinze jours après, très visibles. Au grand désespoir de nombreux locataires qui n'en peuvent plus de voir leur lieu de vie ainsi dégradé.
Vélos, vêtements, jouets, le tout noirci par la suie ou carrément détruit, ont été sortis des caves atteintes par les flammes et déposés devant la porte d'entrée au moment du sinistre.
Depuis, ils n'ont pas bougé. « ICF, votre bailleur, veut tout remettre dans les caves, soi-disant pour faire marcher les assurances, rapporte Bruno Laforgue, installé au n° 2 depuis 1990. Or il faut des factures pour être indemnisés. Nous sommes nombreux à ne pas en avoir. J'ai perdu tout mon matériel de pêche dans cet incendie. Mon assurance m'a déjà prévenu que sans factures, je n'aurais rien. On veut que notre bailleur mette une benne et déblaye tout ce chantier. »
Sonnettes défectueuses, fuite au-dessus des boîtes aux lettres, porte d'entrée et minuterie des communs HS… le n° 2 ne fait plus rêver. « Avant, c'était impeccable », se souvient le cheminot retraité. « Aujourd'hui, c'est miteux, les odeurs remontent du tas de déchets brûlés, je change les ampoules de l'escalier à mes frais… On demande des réparations rapides et durables. » M. Laforgue ne peut cacher sa déception. Lui qui paye 490 euros de loyer et 630 euros d'impôts locaux pour un F3 s'attendait à « plus de considération ».
« Le responsable de secteur ICF est encore venu ce matin (NDLR : jeudi), ajoute M. Laforgue, je lui ai dit mon mécontentement et lui ai indiqué que j'allais prévenir la presse. Heureux hasard ou pas, les services de nettoyage sont arrivés en début d'après-midi ! Il y avait du boulot ! »
Le locataire ne peut s'empêcher de nourrir des doutes : « Notre immeuble et le n° 1 doivent être rénovés, c'était prévu avant le sinistre. Je me dis que c'est peut-être pour ça qu'ils ne veulent pas réparer, que tout ce qu'ils font est provisoire… »
M. Laforgue et d'autres locataires, croisés dans le hall ce jour-là, ne souhaitent finalement qu'une chose : que le monticule de débris qui défigure l'entrée de l'immeuble disparaisse à jamais. Et que des réparations plus importantes et définitives interviennent très rapidement. Bien avant que ne soient lancés les travaux de réhabilitation…
Marion DARDARD
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