Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site Ou, cliquez ici pour l'ajouter au menu démarrer

Libre car déclaré fou, le meurtrier se promène avec un couteau

Publié le vendredi 10 février 2012 à 11H49 - Vu 1329 fois


1 2
La détention d'une arme blanche constatée par la police

La détention d'une arme blanche constatée par la police


REIMS (Marne). Meurtrier de son père en 2007 mais jamais jugé car déclaré pénalement irresponsable, un Rémois a été interné quelques années avant d'être libéré. Le tribunal vient de le condamner pour la détention d'un couteau dans un square…

REIMS (Marne). L'AFFAIRE jugée la semaine dernière par le tribunal correctionnel de Reims est passée inaperçue. Quoi de plus banal qu'un port d'arme prohibé, qui plus est sanctionné par une légère peine d'un mois de prison avec sursis ? Sauf que la personne condamnée n'est pas un prévenu tout à fait comme les autres.
Meurtrier de son père en 2007, qu'il a tué à coups de pied et coups de genou, le jeune homme aujourd'hui âgé de 27 ans n'a jamais été jugé pour ce crime, et ne le sera jamais, car il a été déclaré pénalement irresponsable de ses actes. La justice avait rendu un non-lieu psychiatrique suivi d'une hospitalisation d'office qui est désormais levée, comme en témoigne sa présence dans les rues de Reims, ce 20 avril 2011, lorsque les policiers l'ont arrêté avec un couteau dans la poche.

Absent à l'audience

Le Rémois faisait partie d'un groupe de cinq individus qui perturbaient la tranquillité du square Alexandre-Henrot, derrière la maison de quartier Clairmarais. Apeurée, une femme venue avec deux enfants avait préféré quitter les lieux en signalant l'attroupement à une patrouille. Lors du contrôle, le prévenu était trouvé porteur d'un couteau à cran d'arrêt dont il avait besoin, a-t-il dit, pour ouvrir les colis qu'il recevait par la poste.
Laissé libre, le jeune homme a fait l'objet d'une convocation pour un rappel à la loi. Il n'est jamais venu. Son affaire a donc été renvoyée devant le tribunal correctionnel. Là non plus, il n'est pas venu. Jugé en fin d'audience, comme tous les absents, il a pris ses trente jours de prison avec sursis sans même que le tribunal soit au courant du parricide puisque le seul document qui vaille - le casier judiciaire - est vierge de toute mention pour cause de non-lieu psychiatrique.

Etat de démence

Le drame s'est produit le 18 mars 2007. Ce soir-là, lors d'une visite à son père de 72 ans qui vivait seul rue Albert-Camus, au quartier des Châtillons, le fils s'était soudain acharné sur lui à la suite d'une dispute. Il l'avait tué de plusieurs coups à la tête, avant d'être retrouvé en pleurs à côté du cadavre.
En proie à d'évidents troubles mentaux, le meurtrier fut hospitalisé en milieu spécialisé après 24 heures de garde à vue. Les expertises diligentées ultérieurement par le juge d'instruction confirmaient l'état de démence au moment des faits, d'où l'ordonnance de non-lieu suivie d'une mesure d'hospitalisation d'office prise par le préfet.
Depuis, les conditions exigées par la loi ont été réunies (lire par ailleurs) puisque l'hospitalisation d'office a été levée. Deux experts psychiatres ont donc considéré que le jeune homme va beaucoup mieux qu'à l'époque du meurtre. Interrogés en 2007, des voisins de la rue Albert-Camus se souvenaient d'un garçon qui « avait l'air un peu fou fou » et qui « tirait la langue aux gens » tandis qu'un témoin évoquait cette étrange scène. « Un jour, il s'est mis à courir dans le quartier avec un couteau à la main en parlant tout seul. Cinq à dix jeunes couraient derrière pour l'arrêter. Ils ont pu le rattraper et lui prendre son couteau. »
Déjà interné à plusieurs reprises, rien ne laissait présager un acte meurtrier de sa part car il ne s'en était jamais pris physiquement à des personnes. Il était sorti de psychiatrie deux jours avant de tuer son père.
Fabrice CURLIER

Imprimer Recommander Wikio digg

Réagissez

Pour contribuer et recommander vous devez être connecté (création de compte)

Avertissement
Nous vous rappelons que vous avez, lors de la création de votre compte, accepté les conditions d’utilisation du site. Celles-ci proscrivent notamment la diffamation, l’incitation à la haine raciale, l’atteinte aux bonnes mœurs.
Nous vous prions donc de respecter strictement la charte d'utilisation du site www.lunion.presse.fr. A défaut, votre compte sera banni du site.
Voir aussi : La FAQ de la modération

Les dernières contributions


chnouk

12/02/2012 à 23h33

Je fais ce que je veux, où je veux, quand je veux.
J'm'en fous, je risque rien, je suis malade, je suis excusé d'avance...
Et tant pis pour les autres...

Dobermann

12/02/2012 à 16h02 | 1

Aux USA, c'est trente ans de prisons, voir perpète ou chaise électrique... En France, c'est une poignée de main du juge et bons vent car irresponsable??!! C'est "dingue" de voir le nombre de désaxés anormalement en augmentation en France..... Ils ont de beaux jours devant eux les "pseudo-malades"!!

mbj51

11/02/2012 à 17h09 | 1

Assez lucide pour échapper à la justice et se positionner pour récidiver...

themisblind

11/02/2012 à 09h02

Ce type "d'irresponsable" recueille moins de soutiens par les personnels psychiatriques quand c'est l'un des leurs qui est concerné. Eh oui, malheureusement ça arrive aussi !

jeco

11/02/2012 à 06h54 | 1

Fou pour échapper au jugement, mais assez sain d'esprit pour être libre! Qui devrait être interné pour autoriser de telles décisions?

Gorgone

« J'ai décidé d'être heureux, parce que c'est bon pour la santé. »

10/02/2012 à 22h58

Toutes les personnes en internement psy n'ont pas tué quand même ! quelles soient relâchées si leur état le permet : pourquoi pas ?

Mais cet individu reconnu irresponsable a TUE !

Alors qu'on le relâche au bout de quelques années, qu'on le laisse sans surveillance et qu'aucune mention concernant son crime ne soit mentionné nulle part : ça c'est IRRESPONSABLE !

cesse51

10/02/2012 à 21h05

l'internement en psy n'est pas une décision de justice on a pas de date de sortie. si il y avait un peu plus de personnel et pas autant de fermeture de lits d'hôpitaux psy on en serait pas là.avant a l'hôpital psy on prenait les dépressifs aussi bien que ceux qui sont atteints d'une psychose maintenant il ne reste quasi que les psychoses chronique dès qu'ils sont stabilisés ont les relâchent même s'ils ne sont pas tout a fait guérit car il faut faire rentrer ceux qui ont besoin de soins.et voilà ce qui se passe une personne sort elle n'est pas tout a fait guérit elle délire ne prend peu être pas ses médicaments et elle péte les plombs.c'est aussi simple que cela.

Doug

10/02/2012 à 20h56 | 2

Ils l'ont remis en liberté, pensant quoi, qu'il était guéri, ou pour lui donner la possibilité de recommencer ? Car il se balader de nouveau en liberté et avec un couteau... Pauvre justice. On est pas sorti de la m**** avec des lois pareilles.
Soit il n'est pas reconnu responsables des faits, parce qu'il a un problème, et non des moindres, et on l'enferme,
Soit il est reconnu responsable de ses actes et on l'enferme aussi mais directement en prison.
Ça rime à quoi de l'enfermer quelques années parce qu’il a tué, et de le remettre en liberté ???

El sombrero de ...

#20 Nothing is to be taken seriously.

10/02/2012 à 20h54 | 1

Frédéric lebrun

"en faire un meurtrier est hallucinant."

Euh... personne n'a fait de lui un meurtrier... il est devenu un meurtrier, à la seconde où son père est décédé....

Et le seul moyen sur, pour qu'il ne soit jamais récidiviste, c'est de l'enfermer, et (si possible) de l'isoler... mais bon... c'est mal.

toine51

10/02/2012 à 19h46

Beaucoup de gens se battent à travers d'associations pour que les maladies psychiatriques soient mieux reconnues et mieux prisent en charge, ce qui est loin d'être le cas actuellement. La maladie (car s'en est une) de cet homme doit énormément faire souffrir ses proches.

goliath08

ARDENNAIS et Fier de l'être

10/02/2012 à 19h44 | 2

Qui est fou, lui ou la société qui le libère ?

Paf_le_chien

10/02/2012 à 19h42 | 1

Roh faut pas être si dur avec lui il a juste tué son père c'est pas comme si il avait fait un excès de vitesse...

frederic.lebrun

10/02/2012 à 19h36 | 1

A lire les commentaires, j'imagine que beaucoup n'ont pas compris que cet homme est "I' responsable. Mettre en prison un malade est "I" responsable. Je comprend bien sur l'émotion que ce genre de fait déclenche mais il faut raison garder. en faire un meurtrier est hallucinant. Le gros souçis est le manque de moyens de la psychiatrie. Ce pauvre homme devrait être mis à l'abri de lui-même et "interné" dans un établissement spécialisé qui dispose des compétences nécessaires.

themisblind

10/02/2012 à 18h50 | 1

A Charleville on peut bien braquer un bureau de Poste et ressortir libre sous contrôle judiciaire, sous prétexte d'avoir un bon carnet de notes. Lui, il avait réussi son examen par deux psychiatres.

LEBEL

10/02/2012 à 18h41 | 2

Du grand n'importe quoi !
A chaque fois dans ce genre de cas, il y a eu récidives.
C'est difficle de trouver une solution, les prisons sont pleines, les hopitaux psychiatriques aussi, mais c'est tout simplement impossible de laisser en liberté un type pareil.
Cette société marche sur la tête.
Avec un raisonnement et un cursus pareil, il peut tuer autant qu'il veut, sera déclarer débile à chaque fois et donc libérer au bout de quelques mois ou années, alors qu'autrefois en pareil cas, c'était la guillotine assurée ou la prison pour 20 ans au moins.
Il faut impérativement qu'il soit mis hors d'état de nuire pour la société.

Commentaires anonymes

10/02/2012 à 17h11

Peut-être moins coupable que quelqu'un qui a toutes les idées en place mais plus irresponsable, ce qui fait qu'il n'en est pas moins dangereux.

Comme si être irresponsable le lavait de tout soupçon. La justice à la tête à l'envers.

Gorgone

« J'ai décidé d'être heureux, parce que c'est bon pour la santé. »

10/02/2012 à 16h41

Casier judiciaire vierge même après un meurtre : il y a un truc qui cloche quelque part dans l'administration française !

Même déclaré irresponsable, une mention devrait quand même figurer quelque part non ?

JDelgado

10/02/2012 à 16h00 | 2

Ca devient inquiétant.
Le type est complètement frappé, il a tué avec parricide et il est libre aussi vite.
C'est sur qu'il va recommencer un jour ou l'autre.
Avec un couteau sur lui, il peut péter les plombs à tout moment !
Les juges, les experts psy sont complètement à coté de la plaque ou alors les prisons sont pleines, faut qu'on m'explique là ?

Bniger

10/02/2012 à 15h47

Il va être grand temps de nettoyer ces institutions (justice, médicale...)incapables de protéger les honnêtes citoyens pourtant payeurs et extremement mis à contribution sans aucun résultat d'ailleurs et somme toute pris, au final pour des c... D'ailleurs peut on encore parler d'état de droit dans un pays ou la loi ne s'applique plus, ou les assassions sont en remis en liberté prêts à récidiver et qui plus est financés avec nos deniers avec une gestion de la délinquance criminelle d'un laxisme jamais encore atteint...lulubel08@free.fr

cacasse02

laon

10/02/2012 à 15h29

et voila déclaré toctoc mais avec un couteau sur lui et pourquoi faire .Pour recommencer un autre homicide .décidemment que fait la médecine et la justice?

ange51

10/02/2012 à 15h04 | 1

vraiment n'importe quoi cette justice qui laisse dehors des assassins .....! mais pas seulement des politiques qui trichent avec l'argent de l'état etc .....! mais bon voilà bien la belle justice française ont reconnait bien là la signature de la balance française

yd

10/02/2012 à 15h04 | 1

super la justice française .

on peut tuer et ressortir vierge (du point de vue du casier judiciaire)

et se balader sans aucun contrôle .

bon à savoir , ,,,,,je rois que je viens de perdre l'esprit

Champ

10/02/2012 à 15h00 | 2

Si seulement il pouvait, par le plus des hasards, s'en prendre à celui qui a décidé de le remettre dehors !

chalonnaise51

10/02/2012 à 14h49 | 1

Bravo aux services psychiatriques qui ont pris en charge ce jeune ... un meutre, ce n est pas suffisant ?? en complète liberté, libre comme l air dans un parc ou il semait le trouble ... et là dessus, un mois de prison avec sursis !!! la prochaine, il sera encore irresponsable ...

MANSA

ici, là ou ailleurs

10/02/2012 à 13h25

Pour une fois, la justice n'est pas en cause. En revanche, les psychiatre, oui. On ne comprend pas qu'une personne pénalement irresponsable au moment d'un crime ne soit pas suivie davantage.

le chevalier de...

Reims

10/02/2012 à 13h21

Quid du code de la santé publique qui oblige les autorités à prendre toutes mesure propres à empêcher de tels individus de présenter un danger pour autrui !
Ce type d'individu doit être hospitalisé à vie, mais les médecins ont parfois peur et pour leur sécurité personnelle ils les relâchent...

cornélia51

10/02/2012 à 12h56 | 1

Ca rassure, belle justice ! ah les experts psyquiatriques.....

lebjojo08

10/02/2012 à 12h27

Sans commentaire ! Le fossé se creuse énormément, et pas dans le bon sens, car on ne fait pas la différence entre un "fou" à enfermer et l'auteur de petits larcins qui, lui, le fait la plupart du temps car il n'a aucun subside....Les 2 méritent d'être sanctionnés, certes, mais avec des peines proportionnelles à leur comportement.

Leflizien

08

10/02/2012 à 12h04 | 1

C'est une honte !!!! Déclaré fou on le laisse libre après quelques années suite à un meurtre? Et après? Il va s'en prendre à des autres personnes et là qui sera le coupable? ça sera la justice qui laisse des personnes comme ça dans la rue ! Même fou il devrait purger la même peine qu'un meurtre . C'est lamentable et irresponsable !

ray51

honnêtes citoyens révoltez-vous ! arrêtez de subir !

10/02/2012 à 12h04

et comme le dit le bon sens populaire :

tous les fous ne sont pas enfermés !

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr - ISSN 2110-5952