Publié le jeudi 10 mai 2012 à 08H35 - Vu 399 fois
L'ex-préfète Françoise Debaisieux est rejugée devant la cour d'appel de Nîmes pour vol, ce vendredi.
CHAMPAGNE-ARDENNES. Le procès en appel de Françoise Debaisieux s'ouvre demain devant la cour d'appel de Nîmes. L'ancienne préfète de Mende, qui résidait à Haybes, avait été condamnée à six mois de prison avec sursis et à 5 000 euros d'amende pour « vol par personne dépositaire de l'autorité publique » et « soustraction, détournement ou destruction de biens d'un dépôt public » en décembre 2011.
EN décembre 2011, le procureur de la République de Mende estime que la condamnation de Françoise Debaisieux à six mois d'emprisonnement avec sursis et 5 000 euros d'amende n'est pas à la hauteur des faits qui lui sont reprochés. Samuel Finielz, qui a requis le double de la peine prononcée, fait donc appel du jugement.
L'ex-préfète de Mende, suspectée de « vol par personne dépositaire de l'autorité publique » et de « soustraction, détournement ou destruction de biens d'un dépôt public » sera donc rejugée par la cour d'appel de Nîmes, ce vendredi.
Idem pour son mari, Hervé Debaisieux. Cet Ardennais, médecin généraliste de 59 ans, avait bénéficié d'une relaxe alors que le représentant du ministère public avait requis deux mois de prison avec sursis pour recel.
Le monde de Françoise Debaisieux s'était écroulé en avril 2010, à la suite de son interpellation à son domicile de Haybes. La justice la soupçonne alors d'avoir fait main basse sur une partie du mobilier et de l'argenterie qui manque à l'appel lors de l'inventaire dressé à l'arrivée de son successeur. D'autres objets font défaut comme une cocotte-minute, un couteau à pamplemousse, une balance de cuisine ou un pot à moutarde.
L'affaire est d'autant étonnante que cette Laonnoise de 58 ans - diplômée de médecine à Reims en 1981, ex-directrice de la Ddass de l'Aisne et ex-directrice régionale et départementale des Affaires sanitaires et sociales de Champagne-Ardenne (Drass) à Châlons entre 2005 et 2007 - est réputée pour son extrême rigueur au fil d'un parcours jusque-là sans faille. Elle aurait même agi avec l'aide de son mari qui la récupérait avec « ses bagages » sur le bord de l'autoroute A6, avant de rentrer chez eux, dans les Ardennes. Françoise Debaisieux rendra une partie du butin estimé à 12 500 euros. Certains effets seront découverts lors d'une perquisition menée chez elle par les policiers du SRPJ de Montpellier. D'autres, comme des chaises par exemple, ont mystérieusement disparu. Des cadeaux ? L'ex-préfète le nie comme elle réfute les preuves réunies par l'accusation. Au cours de son premier procès, elle le soutient mordicus : « Je ne suis pas une voleuse. »
Éric LAINÉ
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Les dernières contributions
dac51
10/05/2012 à 21h57
Vol commis par une préfète. La fonction me semble dans ce cas être une circonstance aggravante. On pourrait imaginer une amende à hauteur de la valeur des biens recupérés et une radiation totale de la fonction publique.
un vlaco heune
vous confondez: fait un travail à mi-temps ! avec travail à mi-tant fait !
10/05/2012 à 20h39 | 1
pour moi elle n'a pas volée, elle a pris sans rien demander .
mais quand je vois qu'une préfette barbotte un pot a moutarde, la moutarde me monte au nez !
mais pour Eric Lainé, qui nous écrit ( suspectée de « vol ) je regrette mais si elle a était comndannée même avec du sursis, ce n'est plus " suspectée, mais reconnu ) préfette ou pas !
FROC
10/05/2012 à 18h35
Ce n'est pas une voleuse, elle a simplement emprunté sans rendre comme certains empruntent les voitures.........
polodu02
10/05/2012 à 14h19
elle s'est fait prendre . A t'elle eu affaire à un juge, un fonctionnaire sous ses ordres, ou une autre personne, qui à pensé à lui rendre "la monnaie de sa pièce"? Est-elle la seule dans les préfectures a avoir fait main basse sur du mobilier? demandez aux intendants des préfectures, ils doivent avoir de belles histoires à raconter.
merove
10/05/2012 à 14h10
Guère étonnant dans ces services du domaine privé de l'état qui regorgent d'objets de valeur.La tentation de récupérer un souvenir est grande.Ce n'est pas un cas unique ,mais qui a été publicisé.Les fiches d'inventaire ne sont pas du temps perdu,mais les abus de biens sociaux dans le privé sont aussi du niveau de la culture d'entreprise (berline haut de gamme-note de frais- CB-voyages d'affaires-repas gastronomiques-nuits d'hôtel avec ou sans oreillers-soirée night club-golf- etc...).
laurent bouvier
10/05/2012 à 12h18
Madame Debaisieux affirme qu'elle n'est pas une voleuse ! Pourtant, au vu de ses actes, on peut légitimement penser le contraire, à moins qu'elle n'ait une définition inconnue du grand public de ce terme...
le chevalier de...
Reims
10/05/2012 à 12h17
Cette femme est malheureusement un exemple parmi tant d'autres. A tous les étages de l'Etat et dans toutes les collectivités locales tout le monde se sert. Le problème du coût des services publics est d'abord à rechercher partout en sanctionnant impitoyablement tous ceux qui à un moment ou un autre ont mis la main dans le sac...
SOURIRES51
10/05/2012 à 12h17
Honte à vous !!
vivine
10/05/2012 à 11h35
L'habit fait pas le moine !! plus rien d' étonnant dans ce monde de crapule où bon nombre ce sont servis dans certaine administration !!