Publié le mardi 31 août 2010 à 07H39 - Vu 45 fois
(photos d'archives)
Cécile Leclercq
MARNE. La réforme des lycées de Luc Chatel entre en application avec les nouveaux arrivants, ceux de seconde. Qui dit nouveau programme, dit nouveaux livres.
Et le timing semble avoir été assez serré entre la finalisation des programmes, la réalisation des premières épreuves adressées aux professeurs et le choix effectué par ces derniers des ouvrages retenus dans chaque établissement avant que les éditeurs ne lancent les impressions.
De ce fait, dans plusieurs matières, les livres ne pourront être disponibles pour tous les élèves dès cette semaine, alors place au système D.
Les éditeurs ayant assuré qu'une version électronique sera disponible pour les profs, à la fédération de parents d'élèves Peep, on pense que « les profs feront des photocopies pour les premiers cours », estime Béatrice Lutz, la président départementale. Après, il sera temps pour les différentes associations de parents d'élèves de « faire une deuxième distribution, une fois les livres connus et reçus ». Et Béatrice Lutz tient à souligner que « certains professeurs ont été sensibles au surcoût éventuel, ne demandant pas de changer des livres comme en français ou en langues ».
La carte Lycéo à 120 euros
Car le coût est énorme : « 20 à 25 € multipliés par huit livres », indique Corinne Péran, la présidente de la FCPE pour la Marne, qui met en doute l'utilité d'un tel changement général. « Ce n'est pas le manuel qui fait le cours, le prof face aux élèves est bien plus important. »
Toutefois, Corinne Péran se réjouit de l'augmentation, décidée par le conseil régional, de la carte Lycéo, portée à 120 € pour cette rentrée, « quand on voit ce qui est demandé aux parents… ».
D'ailleurs, Jean-Paul Bachy, s'est « félicité de la démarche engagée par la Confédération syndicale des familles auprès du Gouvernement, visant à débloquer en faveur des régions une dotation exceptionnelle afin qu'ils puissent prêter tous les manuels scolaires à tous les lycéens de seconde ».
Le président de Région estime que « le ministre de l'Education nationale va en effet imposer à la plupart des régions une contribution financière particulièrement lourde pour faciliter l'achat par les familles des manuels exigés pour la rentrée ». Pour le moment, le ministre de l'Education, et maire de Chaumont, Luc Chatel a répliqué que « les régions n'étaient aucunement tenues par la loi de financer les manuels scolaires ».
Ce nouveau bras de fer entre les régions, quasi exclusivement dirigées par des élus socialistes, et le gouvernement ne devrait pas pourtant figurer dans les prochains livres d'histoire…
F.G.
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