Publié le mercredi 15 juin 2011 à 08H13 - Vu 472 fois
Soupirs et cris de soulagement pour les 1 200 étudiants en médecine venus repasser cette épreuve hier à Reims.
REIMS (Marne) Il aura fallu attendre 17 h 12, hier, pour lâcher les crayons et pousser un soupir de soulagement. 17 h 12, pas une minute de plus, pour être certain qu'enfin, ils sont arrivés au bout de leur marathon. Et puis tout à coup, les portes du parc des expositions de Reims s'ouvrent, laissant s'échapper 1 200 élèves de sixième année de médecine. Ils sont venus des facultés de Strasbourg, de Nancy, de Dijon, de Besançon et de Reims. Les mêmes élèves, pour passer la même épreuve qu'il y a deux semaines. La journée s'était alors achevée dans les larmes ou dans la colère, partout où était organisé l'examen en France. L'épreuve nationale de lecture critique d'article - dixième et ultime de leur année - a été annulée deux fois dans la même journée. Le matin d'abord, à cause de plusieurs erreurs dans l'énoncé. Des soupçons de fraude ont eu raison de celle organisée dans l'après-midi.
« La colère est passée »
Autant dire que jusqu'au dernier moment, les cinq doyens des facultés représentées à Reims, ont retenu leur souffle. « J'ai stressé comme un fou ces huit derniers jours, confie le doyen de la faculté de médecine de Reims, Jacques Motte. Ce qui s'est passé a été très dur pour les élèves. Aujourd'hui, nous sommes encore plus proches d'eux », poursuit-il, un large sourire sur le visage. Heureux d'avoir passé ce cap, certains de ses homologues ont même promis de « faire la fête avec les élèves ce soir même ».
Un moment de détente qui sera tout de même de courte durée pour beaucoup d'entre eux. « On enchaîne sur les stages dès demain, regrettent Sylvia, Paul et Mathieu, étudiants à Reims. Tout s'est bien passé cette fois, mais il faut souligner que nous avons été raisonnables. Il n'y a eu aucun mouvement de protestation ici suite à ce qu'il s'est passé. »
Même chose pour Vincent et Laura qui sont arrivés de Besançon la veille. « La colère est passée, mais on a perdu du temps, et ça nous a demandé beaucoup d'énergie. Et puis qui va compenser nos pertes financières pour la nuit d'hôtel passée ici hier ? » Les quatre facultés extérieures ont toutes affrété des cars à leurs frais pour transporter les élèves jusqu'à Reims. Quant à la location - une seconde fois - du parc des expositions, elle a été prise en charge par le ministère. « De toute façon, l'université de Reims Champagne-Ardenne n'a pas les moyens, et la faculté de médecine encore moins », note encore Jacques Motte.
Quoi qu'il en soit, cette page est définitivement tournée. L'an prochain, l'examen sera organisé dans une des quatre autres facultés du grand Est.
J.G.-A.
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