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Les collégiens ne devraient pas rester sur le carreau

Publié le mardi 04 septembre 2012 à 11H00 - Vu 208 fois


A priori, les collégiens ménéhildiens devraient pouvoir emprunter sans problème les bus d'Argonne Transport pour rejoindre leur établissement.

A priori, les collégiens ménéhildiens devraient pouvoir emprunter sans problème les bus d'Argonne Transport pour rejoindre leur établissement.


Depuis hier matin et toute la journée aujourd'hui, la mairie de Sainte-Ménehould enregistre les inscriptions des jeunes ménéhildiens qui souhaitent prendre le bus d'Argonne Transport pour se rendre au collège. La polémique retombe mais les parents sont ulcérés.

NOMBRE de parents de collégiens vous le diront : chaque année, c'est la même embrouille. A quelques jours de la rentrée, le syndicat mixte Argonne Transport et la ville de Sainte-Ménehould se lancent dans une partie de ping-pong au cœur de laquelle les parents d'élèves font office de balle.
Petit résumé (décodé) pour ceux qui n'ont pas suivi. Le transport scolaire est une compétence du conseil général. Celui-ci passe convention avec le syndicat mixte Argonne Transport afin qu'il assure ce service sur l'arrondissement ménéhildien. Les statuts prévoient qu'il véhicule les élèves sur tout ce territoire sauf sur le périmètre « urbain » de Sainte-Ménehould.
Pourtant, depuis des années, les collégiens de Menou montent dans les bus du syndicat mixte pour se rendre dans leur établissement. La commune est d'ailleurs membre du syndicat et, à ce titre, verse une participation qui avoisine les 10 000 euros. Du moins en théorie. En pratique, depuis deux ans, Argonne Transport ne réclame plus de cotisation à ses membres. Pas plus à Menou qu'aux autres villages argonnais.

Sur le dos des parents

Il ne s'agit donc pas d'une question d'argent. Pourquoi, alors, la même polémique stérile éclate-t-elle chaque année un peu avant la rentrée ? D'un côté, la commune de Sainte-Ménehould envoie les parents d'élèves inscrire leur enfant au siège du syndicat mixte à Vienne-le-Château.
De l'autre, Argonne Transport renvoie les parents vers leur commune de résidence arguant du fait que les élèves ménéhildiens n'ont pas à être pris en charge par leurs bus…
Depuis le mois de juillet, Anne Wittmann, une mère de famille parmi tant d'autres, cavale de Menou à Vienne sans pouvoir obtenir la moindre information fiable. « Il faut qu'ils arrêtent de nous balader !, s'exaspère cette maman de deux collégiens dont l'un fait sa rentrée en 6e aujourd'hui. Nous sommes pris en otage dans un conflit qui ne nous regarde pas ! »
Et c'est bien là le nœud du problème. Car derrière les deux entités qui se renvoient la balle, il y a deux hommes - Bertrand Courot et Bernard Rocha - qui n'ont pas l'intention de se faire le moindre cadeau. Et qui, chaque année, trouvent là une occasion de se frictionner les oreilles.

Bonne nouvelle in extremis

Au milieu de leur querelle, les parents et même les grands-parents s'insurgent.
« Cela met tout le monde dans l'inquiétude et franchement on a autre chose à faire ! », proteste cette habitante du quartier de Mon Idée dont le petit-fils entre en 6e ce matin. Nombre de parents, lassés de n'obtenir que des informations contradictoires, ont décidé de s'organiser pour se passer de bus.
Ils n'ont pas eu la patience d'attendre hier - notez qu'on les comprend - pour apprendre la bonne nouvelle : les collégiens ménéhildiens devraient être les bienvenus dans les bus pour peu qu'ils se fassent connaître auprès de leur mairie… d'ici ce soir.
Cet accord de dernière minute a été trouvé dimanche après-midi dans les travées de la foire-expo.
Entre les machines agricoles et les démonstrations de danse, Bernard Rocha et l'adjoint à la jeunesse Jean-Marc Verdelet ont semble-t-il trouvé un terrain d'entente… loin des passions argonnaises. « Nous collationnons en mairie les noms et les adresses des personnes concernées afin de les transmettre à Argonne Transport. A charge pour le syndicat mixte de communiquer aux parents les points d'arrêt des bus en fonction des circuits », indiquait hier l'élu ménéhildien.
C'était donc aussi simple que cela ? Presque. Reste la sempiternelle réserve émise par le syndicat mixte selon laquelle les collégiens ménéhildiens ne seront bienvenus à bord que s'il reste de la place dans les bus.
Là aussi, croyez-en l'expérience des habitués : il reste toujours de la place !

Stéphanie VERGER

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Les dernières contributions


scoriessss

05/09/2012 à 19h16

tant qu'on laissera certain personnage se prendre pour le potentat du coin, çà ne s'arrangera jamais. Que les gens réagissent aux prochaines élections !

Bichounette

05/09/2012 à 08h12

les collégiens ne devraient pas rester sur le carreau!?
Et bien pour tout vous dire, à l'arrêt du stade, un bus est bel et bien passé devant le nez des enfants et des parents, la conductrice a fait un joli coucou et a continué sa route...
et je peux vous certifier que les parents avaient bien fait les démarches comme il le fallait, y compris à Vienne le chateau sur les conseils d'un gentil courrier de la mairie de menou..
pensez à inscrire vos enfant de maternelle dès aujourd'hui au bus pour le collège!
40 coups de fils et des courrier erronés, tout ça pour finalement faire le voyage en voiture, ce n'est rien, vous n'avez que ça à faire non?

HAWK51

je veille

04/09/2012 à 19h29

Pour qu'un bus fonctionne, il ne faut pas lésiner sur la communication ...

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