Publié le mardi 07 février 2012 à 08H50 - Vu 167 fois
« L'hiver, nous garantissons un dépannage dans les 24 heures », indique Fernando Pieres, dépanneur chez Veolia.
REIMS (Marne). Canalisations gelées, pannes et dysfonctionnements de chaudières… Le week-end a été particulièrement chargé pour les chauffagistes, et particulièrement froid pour celles et ceux qui attendaient leur venue comme celle du messie.
IL fait -19° à l'extérieur… A peine 15° à l'intérieur. Etrange bruit que celui renvoyé par la chaudière samedi matin, alors que le froid polaire s'est installé sur la France. Le voyant d'allumage reste désespérément en alerte. Les radiateurs sont glacés. Plus de chauffage, plus d'eau chaude… Il faut se rendre à l'évidence, la chaudière est en panne. De quoi se sentir totalement désarmé, qui plus est un week-end de grand froid, un enfant en bas âge dans les bras.
Samedi matin, le réveil fut en effet particulièrement difficile pour bon nombre de Marnais. Poussées à fond, les chaudières ont crié halte-là et les chauffagistes ont rempli leurs carnets de… dépannages. Sur le pont, ils ont multiplié les interventions, y compris le dimanche selon l'urgence et la situation.
24 heures pour intervenir
Une sonde qui lâche, un circuit qui surchauffe… Personne n'est malheureusement à l'abri d'une panne de chaudière. Veolia Habitat Services, spécialiste du chauffage qui gère une partie du parc des chaudières de l'Effort Rémois, promet un dépannage dans les 24 heures.
Au standard d'accueil - passé un relativement long délai d'attente -, on vous annonce que votre demande a bien été prise en compte et que vous serez dépanné dans la journée… Il est 9 heures du matin. Le dépanneur arrivera à 17 heures… pour cause de surcharge de travail. Il faut prendre son mal en patience, accumuler les couches de pulls… et espérer que la panne ne sera pas trop grave. Samedi, les demandes de dépannages ont tout simplement explosé, passant du simple au double. Les plus chanceux seront dépannés dans la foulée. Les moins chanceux, faute de pièce disponible, devront encore s'armer quelques heures de patience. Le dépannage est prévu pour lundi matin…
« Ça n'arrête pas depuis vendredi soir. On est débordé », confie Fernando Pieres, employé depuis neuf ans par Veolia, leader mondial des services collectifs. Le voyant rouge allumé ? « Sur ce type de chaudière, c'est une panne que l'on repère facilement. Là, c'est le circuit de ionisation qui est mort. Il faut juste le changer ». Fallait que ça tombe le week-end le plus froid de l'année. Une petite migration s'impose le temps que la pièce manquante soit trouvée. L'arrivée du dépanneur, le lundi matin, est un véritable soulagement.
« Depuis vendredi, on en est à une dizaine d'interventions par jour, le double d'une journée normale », précise le dépanneur. « L'hiver, nous garantissons un dépannage dans les 24 heures. L'été, de mai à septembre, ce délai passe à 48 heures… Nous avons un stock de pièces pour toutes les chaudières du parc, notamment les chaudières les plus courantes. Dans la majorité des cas, les pannes ou dysfonctionnements sont réparés immédiatement. On peut mettre plus ou moins de temps selon la chaudière, mais en général, le problème est réglé quand on part. Dans la mesure du possible, on ne laisse pas les gens en panne de chauffage ou d'eau chaude, mais il peut y avoir des problèmes auxquels on ne s'attendait pas. Dans ces cas-là, si la personne n'a pas la possibilité d'aller chez des amis, on fournit des convecteurs d'appoint ».
C.G.
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