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Les anti-euthanasie montent au créneau

Publié le vendredi 14 janvier 2011 à 08H48 - Vu 511 fois


Depuis une dizaine d'années, beaucoup de débats ont lieu autour de la fin de vie. Euthanasie légale ou non, telle est l'éternelle question soulevée.

Depuis une dizaine d'années, beaucoup de débats ont lieu autour de la fin de vie. Euthanasie légale ou non, telle est l'éternelle question soulevée.


REIMS (Marne). A 12 h 15 aujourd'hui, des militants de l'Alliance pour les droits de la vie manifesteront dans un « lieu public ». Une occasion de relancer le débat  sur fond de travail sénatorial.

L'EXAMEN par les sénateurs d'une proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie débutera le 25 janvier prochain. Dans le but de réagir, faire réfléchir et susciter le débat, l'Alliance pour les droits de la vie a décidé de devancer les parlementaires. Et ramener le débat sur la place publique, par une action symbolique. En effet, ce matin, devant la mairie de la cité des sacres, les militants opéreront un simulacre d'euthanasie. Une opération choc, quelques jours avant le début du débat sénatorial que souhaite cette association. « Trop de Français croient encore que la seule façon d'échapper à l'acharnement thérapeutique est l'euthanasie. Beaucoup ignorent la réalité des soins palliatifs, qui permet d'éviter ces deux excès. Certains imaginent que l'on pourrait légaliser une euthanasie d'exception. C'est une illusion comme le relève, avec quelques années de recul, la réalité des rares pays étrangers l'ayant mis en œuvre », souligne Marie Couvreur, déléguée de l'association pour la Marne.

Audition

Très proche du sujet, cette association par le biais de son président, qui par ailleurs est médecin, agit depuis longtemps auprès des parlementaires. Ainsi, Xavier Mirabel a été auditionné à deux reprises à l'Assemblée nationale pour l'élaboration de la loi sur la fin de vie votée en 2005 puis pour son adaptation dans le courant de l'année 2008.
« Ce travail parlementaire a abouti à des avancées concrètes, à une prise de conscience importante. Il faut que l'on poursuive ce travail d'explication et de sensibilisation », poursuit Marie Couvreur. Et force est de constater que cette manifestation, qui est prévue dans 69 autres villes de l'Hexagone, aura pour but de relancer le débat au sein de l'ensemble des couches de la société.

Dignité

Ce ne sera effectivement pas la première fois que le Parlement se penchera sur le sujet. En novembre 2009, l'Assemblée avait rejeté un texte proposé par le socialiste Jean-Marc Ayrault relatif « au droit de finir sa vie dans la dignité ». Cependant, les débats du 25 janvier prochain pourraient changer la donne. Des sénateurs UMP, PS et communistes ont chacun déposé une proposition législative rendant légale « l'aide active à mourir ». Tous disent avoir pris en compte les notions de « souffrances physique et psychique » en fin de vie, « d'hypocrisie ». Et tous espèrent que la commission des affaires sociales de l'Assemblée, présidée par la centriste, Muguette Dini, qui fait par ailleurs partie du comité de parrainage de l'association pour le droit de mourir dans la dignité, n'en fera qu'une. Ce qui donnerait d'autant plus de force à la démarche sénatoriale. Le débat risque de prendre de l'ampleur dans les semaines à venir.

Thomas DUPRAT

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Les dernières contributions


Airelle

17/01/2011 à 09h36

Quand plus aucun analgésique n'est "efficace", quand le "simulacre de vie" n'est que souffrance, le devoir et l'humanité des soignants les amènent à abréger ce "calvaire" .... point n'est besoin de légiférer, il faut faire confiance à tous ceux dont le métier est un sacerdoce, eux seuls sont à même d'exercer l'euthanasie, ce qui est "déjà" le cas ..........

french_redneck

16/01/2011 à 18h46

Chacun à droit de choisir sa fin de vie, monsieur xavier. Vous n'avez pas à décider pour nous...

Commentaires anonymes

15/01/2011 à 00h21 | 1

@Coq hardi

J'ai vu ma mére réduite à un légume par une AVC à l'age de 65 ans, alimentée par une sonde avec des yeux exorbités qui ne me reclamaient qu'une seule chose... rejoindre son mari décédé !!!

Ces defenseurs du droit à la vie sont certainement des gens qui ne savent pas ce qu'est le mot souffrance, à en vouloir mourir !

Arriver à des extrémitées, il vaut mieux se pendre, plutot que de subir ces inepties !!! CE COMMENTAIRE A ETE MODERE

Marguerite12

Charleville-Mézières

14/01/2011 à 23h57 | 1

Je suis certaine que de nombreux médecins pratiquent l'euthanasie sans le dire à personne, quand ils jugent en leur âme et conscience que le malade souffre et n'a plus le moindre espoir de vie. Il règne donc à ce sujet une loi du silence et pas mal d'hypocrisie. A ceux qui craignent des "dérives", je pense qu'on peut leur dire que cet acte qui est un acte grave ne doit être accompli que dans les plus strictes règles de morale et d'éthique.

Je pense que le recours à l'euthanasie se justifie quand une personne souffre sans que rien puisse calmer ses douleurs, cela arrive, malheureusement. Je suis plus partagée quand il s'agit d'une personne ayant complétement perdu la tête, mais qui ne ressent pas de souffrance. Il ne faut surtout pas que l'acte de donner la mort soit accompli pour le confort des autres.

Nous devrions tous pouvoir avoir le choix. Je ne crois pas tellement aux soins palliatifs, d'ailleurs les unités de ce type sont très rares et tout le monde n'y a pas accès.

ledernierdes

14/01/2011 à 23h15

Bien sur pour l'euthanasie, et surtout pour la liberté.

galite

J'ai annoncé le 15 octobre dans un post censuré aussitot publié que je cessais toute publication dans la mesure où mes commentaires étaient modifiés

14/01/2011 à 23h03

@coq hardi : Sur quelle planéte utopique vis tu pour redouter "l'homme dieu qui mettrait fin à une vie " comme si çà n'existait pas depuis ... Caïn !
En permanence, cette décision est prise :
-tous les militaires sont payés pour çà : çà s'appelle l'ennemi
-tous les urgentistes de catastrophe le font, çà s'appelle" le tri " : décider qui on tente de récupèrer , et qui on laisse mourir,
-tous les praticiens de bloc opératoire sont amenés à décider de la fin des actes de réa,
-et plus insidieusement nombre de politiques , d'industriels , de financiers ont pris des décisions impliquant directement la mort de milliers de gens : pape interdisant le préservatif, non-retrait du sang contaminé , maintien en activité de sites industriels de produits létaux : plomb , amiante , dioxine , uranium, ...
Pour ma part, je n'ai connu qu'un cas où j'ai approuvé l'acharnement thérapeutique : En 76, quand la guerre de succession de Franco a imposé son maintien en vie pendant de longs mois pendant lesquels ce bon chrétien a pu juger in vivo de la pertinence de la doctrine catho en la matière!

Commentaires anonymes

14/01/2011 à 21h12 | 1

@ma103: mon papa est décédé il y a bien des années il était en train de partir dans d'atroce souffrance heureusement pour lui dans le service ou il etait hospitalisé nous avons trouvé une "main bienveillante" qui avec notre accord a "diminué" ses souffrances je serais toujours reconnaissant envers cet personne pour le courage qu'elle a eu de prendre cette "responsabilité" se serait a refaire nous referions exactement la méme demande !!!!

chambouvart

triangle Reims/Chalons/Epernay

14/01/2011 à 19h18 | 4

A ma103
Je vous souhaite de pas avoir une personne atteinte de dégénérescence cérébrale dans votre famille.... Ma grand Mère est devenue un légume, elle qui était si vivante... J'avoue que je suis prêt à lui faire une piqure moins même pour faire cesser son calvaire et celui de la famille !

Coq Hardi

14/01/2011 à 19h13 | 1

Ainsi donc, un texte de loi va officialiser le droit de vie ou de mort sur autrui. A partir de cet instant, la porte s' ouvrira sur toutes les dérives possibles et imaginables et sous couvert de tout fallacieux prétexte: "il ( l' être à supprimer) souffre trop, bla bla bla; c' est un véritable légume; il ne nous reconnait plus, bla bla bla; il coûte cher à la sécu, bla bla bla..."que l' on pourrait traduire par: " sa douleur nous est égoïstement insupportable car il nous empêche de vivre sereinement;il est totalement gâteux, donc inutile;on n' a pas envie de mettre la main au porte-monnaie pour sa survie... voire, on attend qu'il passe pour se partager l' héritage..."
En somme, voici l' avénement de l' Homme-Dieu! Qui a l' immense, le démesuré pouvoir de mettre fin à une existence. Fabuleux!

NA

14/01/2011 à 17h46 | 1

Ces militants qui vont mimer un acte d'euthanasie savent-ils au moins ce que c'est ? Il s'agit d'une mort douce en quelques minutes.
Nous avons tous le droit de choisir, n'en déplaise à certains. Les soins palliatifs sont une option, l'euthanasie en est une autre !
Malheureusement, toutes les douleurs ne peuvent être apaisées par les soins palliatifs ...il ne faut jamais l'oublier
De plus, il semble important de ne pas oublier les premiers intéressés : LES CITOYENS qui, à chaque sondage, votent massivement pour une dépénalisation de l'euthanasie en France

galite

J'ai annoncé le 15 octobre dans un post censuré aussitot publié que je cessais toute publication dans la mesure où mes commentaires étaient modifiés

14/01/2011 à 16h40 | 1

Je souhaite à ce vieux réac une très longue et très douloureuse agonie bien humiliante ...et en toute lucidité , pour qu'il profite un maximum de ses choix pour les autres.

ma103

14/01/2011 à 16h36

Mais enfin, il existe les soins palliatifs ! A ne surtout pas confondre avec l'acharnement thérapeutique qui prolonge la souffrance du malade et de la famille par des traitements lourds, inutiles et obstinés. Les soins palliatifs sont la vraie réponse à la souffrance physique, psychologique et sociale. On prend le patient dans sa globalité. J'ai un pote médecin qui travaille dans un service de soins palliatifs et qui m'a bien expliqué qu'il existe des médicaments qui soulagent la souffrance, qu'on les maîtrise de mieux en mieux. Le hic, c'est que pour le moment il n'y a que 100 00 lits prévus. Un plan santé prévoit de passer à 200 000, mais ce n'est peut-être pas encore assez et ce pote me disait qu'il n'a pas connu une seule demande d'euthanasie tellement dans son service l'équipe est chouette, formée et prend à coeur de s'occuper et passer du temps à écouter les malades. Moi, je préférerais mourir ainsi, entourée, soulagée, sans acharnement thérapeutique que d'être euthanasiée par un médecin pas formé aux soins palliatifs qui ne sait pas quoi me donner et qui pour se débarrasser m'euthanasiera. Je préfère une mort paisible à une mort violente comme l'euthanasie ! C'est la vraie réponse à la souffrance !

adjointe

14/01/2011 à 15h43 | 4

J'aimerais bien les voir ces anti-euthanasistes, si un de leurs proches vivait dans un lit comme un légume depuis des années et qu'on lise dans ses yeux :je n'en peux plus, je veux mourrir. J'espère que cette loi va aboutir.

oyette

Aÿ

14/01/2011 à 14h53

Je suis pour que le malade ou sa famille puisse décider d'une fin de vie dans la dignité, en épargnant des souffrances bien inutiles à chacun.

ficelle 02500

picardie

14/01/2011 à 14h13

La médecine sert à soigner et préserver la vie
L'euthamasie enléve la vie sans souffrances
Pour la médecine c'est un dilémme : un prémice contradictoire !
Je suis pour l'euthanasie dans certains cas mais pas dans tous les cas.Des abus sont possibles pour anticiper les héritages !!!!!!

Commentaires anonymes

14/01/2011 à 12h54 | 1

Je suis pour l'euthanasie

Commentaires anonymes

14/01/2011 à 12h34 | 2

un malade a le droit de mourrir dignement n'en déplaise au anti-euthanasie

charentais

14/01/2011 à 12h19

au moins une bonne chose
personnellement je ne suis pas pour prolonger la vie et surtout servir de cobaye quand on sait que ce ne menera a rien,tous ces gens qui me manifeste n'ont jamais du etre confronté a ce probleme alors j'espere de tout coeur que cette loi aboutisse,bien sur avec des regles

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