Publié le jeudi 31 mars 2011 à 08H21 - Vu 721 fois
Le vandale aurait sévi dans la nuit de mardi à mercredi. Après son passage, l'épée de Jeanne fait pitié à voir.
REIMS (Marne). Le mauvais feuilleton de l'épée de Jeanne d'Arc continue. Déjà volée ou dégradée à sept reprises, elle vient d'être tordue une nouvelle fois.
MAIS quand est-ce qu'ils vont la laisser tranquille ? Une fois encore, la statue équestre de Jeanne d'Arc a été profanée par un vandale qui s'est acharné sur son épée.
Il l'a tordue complètement, au point qu'elle ressemble désormais à un lasso. La dégradation nous a été signalée hier après-midi par un lecteur cheminant quotidiennement sur le parvis de la cathédrale. Les faits se seraient donc produits dans la nuit de mardi à mercredi.
Symbole sexuel…
Pas besoin d'avoir de gros muscles (à défaut d'une cervelle) pour plier l'épée de la Pucelle. Il s'agit d'un accessoire de théâtre, et non plus d'une épée en bronze. La Ville de Reims en avait assez de payer cher pour la remplacer, tant il est vrai que la statue de Jeanne, sculptée en 1896 par Paul Dubois, épargnée par les destructions de la guerre, n'en finit plus de subir moult mésaventures depuis la fin des années 1990.
Sans compter les cinq vols (lire par ailleurs), c'est la troisième fois que l'épée est tordue. La précédente dégradation avait eu lieu entre le 27 et le 29 mars 2006, soit il y a tout juste cinq ans, surprenante coïncidence. La redresser avait coûté 3 600 €. Auparavant, en mai 1996, c'est un SDF d'une cinquantaine d'années qui avait plié pour la première fois l'épée de la Pucelle. Interpellé en flagrant délit, il n'a jamais été jugé mais interné en psychiatrie. D'après ses déclarations, il avait tordu l'épée car elle représentait un « symbole phallique » portant gravement atteinte à sa conscience.
F.C.
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