Publié le samedi 17 décembre 2011 à 11H29 - Vu 894 fois
« Ce changement d'actionnaire annoncé ne devrait pas avoir de répercussion sur Transdev Reims.
A peine un an après sa création, le groupe Veolia-Transdev risque de se dissoudre. Que va-t-il se passer pour sa filiale rémoise, exploitante de nos transports publics ?
IL y a moins d'un an, la société Veolia Environnement achetait 50 % des parts de Transdev et faisait naître le groupe Veolia-Transdev, géant du transport en France.
Aujourd'hui le même Veolia Environnement cherche à revendre ses parts dans le but de réduire son endettement. Il faut dire que Veolia-Transdev, accessoirement exploitant des bus et du tram rémois, n'est pas en très grande forme. Le groupe affiche une perte de 60 à 80 millions d'euros et porte une dette de 1,8 milliard d'euros*. On comprend mieux le désir de Veolia de couper sa branche transport.
La question est de savoir si ce changement prochain d'actionnaire aura des conséquences sur le fonctionnement de la filiale rémoise. Rappelons que Transdev et Mars ont signé un contrat avec Reims Métropole d'une durée de 34 ans. La collectivité a donc tout intérêt à suivre de près ce qu'il va se passer.
« Nous n'aurons aucune répercussion locale à court terme, soit dans les 3 à 6 mois. Nous en aurons d'autant moins que la branche rémoise est 100 % Transdev SA et 0 % Veolia », rassure Pascal Lemaitre, président de Transdev Reims. « Pour la suite, on ne peut pas s'avancer. »
Quel que soit le cas de figure, il ne devrait pas y avoir de grosse catastrophe à venir : « La Caisse des dépôts et consignations est l'autre actionnaire de Veolia-Transdev. Elle est décidée à continuer à soutenir Transdev. Elle a même annoncé qu'elle était prête à augmenter sa propre part de capital en attendant de trouver un nouveau partenaire pour remplacer Veolia ». Un partenaire, s'il est Français, qui pourrait être la SNCF ou encore la RATP. « Il est plus plausible que le nouvel actionnaire soit étranger à cause des règles de concurrence à respecter », pronostique Pascal Lemaitre. La Deutsche Bahn, la compagnie ferroviaire allemande, pourrait être sur les rangs. Cette solution ne serait pas pour déplaire à la compagnie française. À suivre.
Catherine FREY
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