Publié le jeudi 27 septembre 2012 à 10H24 - Vu 774 fois
Pape N'Diaye Souaré avait la lourde tâche de faire oublier le Brésilien Diego.
Fotball (CdL-16es de finale). Sans Diego, le Stade a tenté le pari Souaré à gauche. Pas concluant mais il n'a pas manqué que ça hier…
C'était sur son CV mais c'est une compétence qui n'était pas requise pour signer à Reims. Le Stade a pourtant été très heureux de pouvoir exploiter hier la polyvalence de Pape N'Diaye Souaré.
Le forfait de Diego Rigonato, blessé à la cuisse droite, a bousculé les plans établis par Hubert Fournier. Le coach a été contraint de recomposer un flanc gauche qui lui donnait entière satisfaction depuis l'arrivée du Brésilien fin août. Il n'a pas agi dans la précipitation car le Tourangeau avait renoncé la veille mais le rendement du duo Signorino - Souaré devait le stresser. C'est que, sans Fortès d'un côté et Diego de l'autre, les ailes du Stade étaient coupées.
Séduisant à Londres
Il était donc logiquement demandé à Souaré de donner son meilleur pour faire oublier le Brésilien, pour qui les Ultrem chantaient pourtant. Et le meilleur, depuis les Jeux de Londres, on sait que ça peut être du tout bon !
Avec la sélection olympique du Sénégal, le Lillois (prêté à Reims pour une saison sans option d'achat) a démontré de réelles aptitudes à évoluer milieu excentré. Une drôle de reconversion pour un garçon formé comme défenseur central à l'Académie Diambars.
Ce repositionnement aussi haut, il le doit une initiative du sélectionneur-adjoint, l'ex-Parisien et Sedanais Aliou Cissé. Emballant du côté de Wembley où il a terminé parmi les meilleurs passeurs du tournoi en août, Souaré était revenu avec le soutien de beaucoup d'observateurs pour être promu à ce poste avec les Lions de la Teranga.
Sa prestation d'hier n'a pas renforcé son été londonien. Avec, devant lui, le néophyte troyen Maxime Colin et derrière l'expérimenté Franck Signorino, le Sénégalais a peiné à s'extraire d'un collectif d'où émergeait le seul Krychowiak.
Son duel d'anciens Ch'timis face à l'ex-Boulonnais Colin n'a débouché sur rien de concret à part un rush stoppé par Saunier (11e) et deux centres sans destinataire (28e, 58e). Et ce malgré sa volonté évidente d'aller de l'avant, de permuter si besoin et d'abattre du travail autre que celui de voler au soutien d'un Signorino en manque crucial de rythme. L'ancien Lavallois a vécu des heures douces en Coupe de la Ligue avec une demi-finale en 2003 avec Metz (et Agassa) mais, pour n'avoir pas joué depuis Marseille le 12 août, le gaucher a peiné au point de céder sa place à Courtet (62e).
Dépendant de Diego ?
Souaré a alors repris sa place de latéral, plus face au jeu. Avec davantage d'espaces pour se projeter vers l'avant aussi. Fin de l'expérience comme milieu gauche. A revoir dans un match où l'équipe affiche plus de détermination, de conviction dans ses initiatives… A moins qu'elle ne sache déjà plus se passer de Diego ? Son ombre a plané dans le couloir gauche durant les 90 minutes.
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Commentaires anonymes
28/09/2012 à 00h04
bjr à tous,
il semblerait que le SdR ait traîne la charrue devant 6000 spectateurs...
ce sont des joueurs professionnels avec une motivation certaine et un salaire consequent qui devraient pouvoir jouer un match tous les trois jours quand même ne serait-ce que par respect pour le public...
ils se doivent de mouiller le maillot...
je prefere que l'equipe aille loin dans les coupes et perdent avec les honneurs contre une grosse ecurie quitte à prendre un carton que de nous faire torcher de cette façon!
ils doivent apprendre à se faire respecter,acquerir cette culture de la gagne et enmagaziner de la confiance pour voyager...
je persiste à croire que cette equipe ne joue pas le maintien et qu'elle a de reelles possibilites.
le SdR doit se reprendre au plus vite chez les verts.la dynamique de la victoire me semble plus pertinente que la spirale de la defaite afin de progresser dans la serenite.on se doit d'apprendre à ne rien lâcher!c'est une autre philosophie que les petits calculs mesquins...
sportivement à tous