Publié le jeudi 28 avril 2011 à 18H01 - Vu 187 fois
Pour Joëlle Barat, l'objectif est double : la prévention des grossesses précoces et des MST.
Au lendemain de l'annonce d'un pass'contraception pour les lycéens d'Ile-de-France, la Région Champagne-Ardenne vient d'annoncer qu'elle aussi proposerait ce dispositif à la rentrée 2011.
Il s'agit d'un chéquier composé de plusieurs coupons :
- 1 coupon « Consultation médicale » utilisable chez un médecin généraliste, un gynécologue, un pédiatre, un centre de planification et d’éducation familiale de la Région, sur la base des tarifs pratiqués en secteur 1 (Valeur 28€)
- 1 coupon « Prise de sang » permettant la réalisation d’une prise de sang par un infirmier libéral ou un laboratoire de la Région (Valeur 6€)
- 1 coupon « Analyses médicales » permettant la prise en charge des analyses médicales (Bilan lipidique et glycémie) effectuées par un laboratoire de la Région (Valeur de 20€)
- 2 coupons « Dispensations de contraceptifs » utilisables dans les pharmacies d’officine ou CPEF de la Région permettant la dispensation de tous contraceptifs (Valeur de 45€ chacun)
Explications avec Joëlle Barat, vice-présidente du conseil régional déléguée à la Santé et au Handicap, qui a porté le projet.
Pourquoi proposer un pass'contraception?
Joëlle Barat : "Ce sont avant tout les chiffres des grossesses précoces qui ont motivé notre décision. En 2008, en Champagne-Ardenne, il y a eu 417 accouchements et IVG de mineures ; 256 jeunes filles ont bénéficié de la pilule du lendemain et 126 enfants sont nés de mère mineure. Nous nous sommes dit qu'il y avait forcément des choses à faire !
À qui s'adresse ce dispositif ?
J.B : En Champagne-Ardenne, 30 000 jeunes filles et 33 000 garçons lycéens et apprentis auront accès à ce dispositif qui a été bâti sur deux piliers : la santé-la prévention et l'égalité homme-femme.
Nous proposerons d'ailleurs un chéquier spécifique préservatif. La prévention touche à la fois les grossesses précoces et les maladies sexuellement transmissibles.
Ce chéquier sera proposé par un professionnel de santé : un infirmier scolaire. Il ne sera en aucun cas en libre-service ! Il sera remis au cas par cas.
Les jeunes doivent pouvoir consulter un médecin anonymement et gratuitement, parler de leur sexualité, des MST, de prévention des grossesses.
Un budget de 20 000 €, un projet qui ne concerne pas les jeunes déscolarisés, le dispositif est-il assez ambitieux ?
En effet. Il faut commencer modestement, il y a tant à faire dans ce domaine. Bien sûr, il faudra ensuite travailler avec les jeunes déscolarisés. Nous allons déjà mettre ce dispositif en place pour la rentrée 2011 et faire un premier bilan. Je ne me suis pas fixé d'objectifs chiffré. Nous partons avec un budget de 20 000 €, un pass utilisé complètement a une valeur de 150 €, mais tous coupons du pass ne seront pas systématiquement utilisés ! Si on peut toucher une partie de ces jeunes femmes mineures qui font des grossesses précoces...
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