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Le gouvernement suit le dossier Plysorol

Publié le mardi 26 juin 2012 à 08H39 - Vu 133 fois


Les salariés s'étaient déjà rendus au tribunal de Lisieux et à la sous-préfecture d'Épernay (photo). Ils étaient hier à Bercy.

Les salariés s'étaient déjà rendus au tribunal de Lisieux et à la sous-préfecture d'Épernay (photo). Ils étaient hier à Bercy.


MAGENTA (Marne). Le gouvernement a affirmé hier son soutien aux employés de Plysorol, l'entreprise de fabrication en contreplaqué menacée de liquidation judiciaire. Des représentants des trois sites français (dont celui de Magenta) de Plysorol ont été reçus à Paris par Boris Vallaud, conseiller et membre du cabinet du ministre au Redressement productif, Arnaud de Montebourg.
« Il connaissait très bien le dossier, apprécie Marie-Christine Malet, du comité central d'entreprise. Nous lui avons exposé la situation, nos inquiétudes quant au plan de continuation qui va être mis en place. » Le contenu de ce plan, qui doit être présenté sous peu au tribunal de commerce de Lisieux, est encore inconnu aux ouvriers qui savent cependant que « le périmètre ne va pas être le même » (sous-entendu des sites pourraient fermer, avec des licenciements à la clef). Selon les dirigeants, le site de Magenta ne serait pas menacé.
« M. Vallaud nous a dit qu'il avait reçu le principal actionnaire (le Libanais Ghassan Bitar, NDLR), raconte Mme Valet. Il lui a fait remarquer qu'il n'avait pas tenu ses premiers engagements et qu'il devra tenir ceux qu'il va passer devant le tribunal. » Un rappel à l'ordre, donc, limité cependant par l'absence d'autorité du ministère sur le Libanais.
Ce rappel à l'ordre a cependant été accentué d'une « menace » : si les engagements n'étaient pas tenus, le gouvernement « ferait tout pour récupérer ses permis forestiers » dont bénéficie pour l'instant Plysorol au Gabon, a prévenu Boris Vallaud. Ghassan Bitar se serait engagé à présenter son plan de continuation au ministère avant de le déposer au tribunal.
Les représentants syndicaux sont donc sortis hier soir de l'entretien plutôt satisfaits d'avoir trouvé un interlocuteur connaissant le dossier, « mais nous restons très inquiets, l'avenir va s'écrire dans quelques jours ». Un comité d'entreprise se tiendra mercredi à Paris.
Caroline BOZEC

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french_redneck

26/06/2012 à 13h34

Une pilule bleu, et hop ça va se redresser productivement..

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