Publié le vendredi 13 avril 2012 à 10H40 - Vu 203 fois
ÉPERNAY (Marne). Les affirmations de Jean-Paul Angers sur les droits de plantation tiennent-elles plus du contexte électoral que de l'observation des faits ? La question est posée.
«IL est heureux de voir qu'en 2012, élections législatives obligent, la régulation des droits de plantation mobilise quelques candidats » commente le député UMP Philippe Martin, en référence aux affirmations de Jean-Paul Angers parues dans nos colonnes (l'union du mercredi 11 avril).
Le radical de gauche, candidat aux législatives, accuse celui dont il brigue le siège, de défendre bien tardivement les droits de plantation. Il assure que Jean-Paul Bachy, actuel président du conseil régional, alors président de l'Arev (Assemblée des régions européennes viticoles), est le seul à avoir réagi en 2008 face aux impacts de la réforme de l'OCM vin.
« Des gesticulations »
Des assertions sur lesquelles Philippe Martin revient. « Face à cette problématique qui concerne hautement notre bassin de vie, je n'ai pas attendu les gesticulations de quelques-uns pour affirmer à l'Assemblée nationale et au Parlement européen mon opposition à la dérégulation néfaste pour la filière viticole ».
Ses démarches, il en a maintes fois informé le monde viticole par la diffusion de son périodique le « Dit Vin »,
« La libéralisation des droits de plantation est un travail de longue haleine que je mène depuis 2006, c'est-à-dire à partir de la communication de la commission européenne du 22 juin 2006 relative à la réforme de l'organisation commune de marché (OCM) du vin ».
Et de faire valoir, « en politique, trop souvent, l'adversaire prétend que l'élu au poste convoité ne fait rien ou peu, c'est un classique. C'est bien court hélas ! ».
L'Intergroupe vin à la rescousse
Astrid Lulling, députée européenne, présidente de l'Intergroupe vin du Parlement européen, fait elle aussi part de sa surprise face aux affirmations de Jean-Paul Angers. « Elles tiennent plus du contexte électoral que de l'observation objective des faits. Et sont même contraires à la vérité ».
Pour préparer la réforme de l'OCM vin de 2008, le Parlement européen aurait chargé en 2006 MM. Cœlho et Montaigne de faire une étude sur les répercussions des réformes proposées. L'étude (PE 369.020) a été analysée par les membres de l'Intergroupe vin, les organisations comme le Cevi, la CNAOC, Copa-Cogeca et l'Arev, et aussi par les députés et experts nationaux dont Philippe Martin. « Les droits de plantation ont été dès 2007 à l'ordre du jour de l'Intergroupe. Ayant vérifié mes listes de présence, je peux témoigner de celle de M. Martin et de son intervention du 26 septembre 2007, dans laquelle il a souligné que les droits de plantation représentent l'outil principal d'une politique raisonnée de développement sectoriel de la filière vitivinicole ». Astrid Lulling note que lors de cette même réunion et en l'absence de M. Bachy, les représentants du Cevi, de la CNAOC et de la Copa-Cogeca se sont exprimés dans le même sens.
« Si Jean-Paul Bachy a réagi en 2008 comme Jean-Paul Angers le met en avant, je dois constater que ce positionnement est bien postérieur à celui de nos intervenants du 26 septembre 2007, dont Philippe Martin ».
Et la députée européenne d'assurer qu'elle distingue bien les arrière-pensées de ce genre d'attaque. « Aujourd'hui, il ne me paraît pas opportun, alors que la partie n'est pas encore gagnée, de souligner l'actionnisme de l'un ou de l'autre. Le secteur vitivinicole n'en tirera aucun bénéfice ».
Fabienne NOUIRA-HUET
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Les dernières contributions
lucat
15/04/2012 à 10h12
Une circonsgription ce n'est pas que de viticulteurs Mr Martin devrait le savoir.
Cette campagne pour le maintien de certains privileges est de plus contraire à l'idéologie du parti du député sortant c'est du corporatisme digne du moyen age
Champ
13/04/2012 à 13h10
il y en a qui, apparament, ont loupé le train...