Publié le lundi 13 août 2012 à 10H44 - Vu 1222 fois
REIMS (Marne). Ce morceau d'avion abattu par les Allemands est visible au musée de la Reddition. « Une relique émouvante » au cœur d'une anecdote croustillante.
Il n'a l'air de rien ce morceau d'avion dans sa vitrine. Une sorte de presque-triangle gris pigeon, avec une partie peinturée en bleu-blanc-rouge.
On voit bien qu'il s'agit d'un débris, que l'on suppute provenir de quelque accident, mais on ne peut deviner, rien qu'en le voyant, toute l'histoire dont il témoigne.
Il faut pour cela s'approcher de la vitrine, en haut d'un palier du musée de la Reddition. Et là on découvre en quoi ce morceau d'avion constitue une « relique émouvante » pour reprendre l'expression du « patron » du musée Marc Bouxin.
Ne pas laisser « le trophée » aux Allemands
Une affichette, accompagnée de quelques photos, vous explique en effet que ce morceau est en fait la dérive d'un avion de chasse français de la Seconde Guerre mondiale, un Morane-Saulnier, qui se trouvait basé à l'époque non loin de Reims, sur le terrain de Wez-Thuisy (commune de Val-de-Vesle), et qui était piloté par un certain sergent Arnould Thiroux, comte de Gervillier, avion qu'il avait baptisé le Dahut.
« Cet avion, raconte M.Bouxin, a été abattu par la chasse allemande au sud de Cambrai, le 21 mai 1940, et s'était écrasé au sol, provoquant la mort de son pilote. » Et ce n'est qu'un an plus tard, en mai 41, que l'abbé Peugniez, curé du village de Gonnelieu, et lui-même pilote de chasse de réserve, tombe par hasard sur les débris de l'avion. Comme il ne veut pas que les Allemands s'en emparent pour en faire un trophée, il va dissimuler cette dérive derrière les orgues de son église. Cette dérive ne réapparaîtra qu'en 1979, dans un remarquable état de conservation, de ses couleurs en particulier, pour le plus grand bonheur des amoureux des maquettes. Mais on voit que les visiteurs simplement friands d'anecdotes savoureuses ne sont pas déçus non plus.
Antoine PARDESSUS
Musée de la Reddition, rue Franklin-Roosevelt. Tous les jours sauf le mardi, de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures. Entrée 3 euros ; gratuit pour scolaires et étudiants.
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Les dernières contributions
themisblind
13/08/2012 à 20h49
Heureusement qu'il y a des prêtres soucieux des vieux débris.
mauvaise langue 08
13/08/2012 à 20h03
La preuve que notre bon clergé est en pleine dérive...............................
HAWK51
je veille
13/08/2012 à 18h50
Comment expliquer la dérive de ce curé si ce n'est qu'il était avant tout patriote et qu'il cherchait sans doute à protéger ses couleurs, celle d'un bon Français qui voit les couleurs de son drapeau, entachées par un tir d'Allemand certainement avide de le montrer ce morceau d'avion qui s'était, jadis écrasé...
goliath08
ARDENNAIS et Fier de l'être
13/08/2012 à 18h10
Un choix judicieux pour planquer une telle relique, on voit bien là que le saint homme avait de l'imagination, certainement inspirée par sa croyance !
politinco
13/08/2012 à 17h50
les voies aériennes du Seigneur sont impénétrables mes bien chères ouailles...ainsi soient-elles !!
johakin
13/08/2012 à 16h37
Je vais surement être censuré mais :
TRINIDAD ; le morceau étant un morceau de dérive si le curé était fétichiste il se retrouve immanquablement fétichiste de la queue ; impayable pour un curé
johakin
13/08/2012 à 16h33
J'aime pas trop les curés mais un gros "BIG UP !!!!" à celui là.
TRINIDAD
CHAMPAGNE
13/08/2012 à 16h22
fetichiste ce cure ?
politinco
13/08/2012 à 15h58
et son âme a peut-être rejoint celle du pilote...
cacasse02
Axonais et picard
13/08/2012 à 14h16
Etonnante histoire je pense que ce curé est décédé.