Publié le jeudi 17 février 2011 à 08H46 - Vu 985 fois
De l'amiante dans les joints, un hiver rigoureux et des parois en mauvais état ont eu raison du jour de l'inauguration du 14 février 2012. Le décalage sera de sept mois et coûtera un million d'euros supplémentaires.
QUAND la communication va, tout va. La livraison des nouvelles halles du Boulingrin, un des projets majeurs de la municipalité actuelle, devait être effectuée le jour de la Saint-Valentin 2012. Loupé, il faudra attendre le mois de septembre, plus d'un semestre de retard. Et ce pour plusieurs raisons. Et c'est justement pour expliquer les causes de ce retard annoncé que Serge Pugeault, adjoint en charge des grands projets de la Ville, a décidé de prendre le taureau par les cornes. Comme à son habitude, vite et bien. Si les équipes de chantier vont prendre plus de temps que prévu pour faire sortir de terre les nouvelles halles, c'est qu'il y a trois raisons à cela.
De l'amiante dans les joints
De l'amiante a été découvert dans les jointures des grandes verrières qui surplombent la structure. Cette présence n'avait pas été relevée lors de l'expertise préliminaire. « Depuis cette découverte, le travail a dû ralentir. Des réunions ont été organisées pour mettre en place les procédures spécifiques de désamiantage et l'intervention d'ouvriers spécialisés dans ce type de travaux », confie l'élu. La présence d'amiante dans les joints entraîne un surcoût de 750 000 euros et un premier retard de quatre mois sur le calendrier initial.
Un hiver rigoureux
« L'hiver a été particulièrement rude et les ouvriers n'ont pas pu travailler comme ils l'auraient voulu. » Serge Pugeault continue donc de dresser la liste des imprévus autour du chantier du Boulingrin. La neige et les jours de grand froid ont rendu beaucoup plus difficile le travail des ouvriers. En effet, lorsque la température est inférieure à 5 degrés, les différents produits utilisés, notamment les bétons, dans la construction des différentes structures, présentent des problèmes d'étanchéité. Ils mettent également beaucoup plus de temps à « prendre ». Les mauvaises conditions climatiques sont à l'origine de deux mois de travail supplémentaires.
Des bétons en mauvais état
L'adjoint est également revenu sur une autre mauvaise surprise qui a remis en cause le travail initial des ingénieurs. « Les bétons qui devaient être conservés dans le bâtiment se sont révélés en beaucoup plus mauvais état que prévu. Il a fallu arrêter le chantier pour repenser la méthodologie de travail. Nous voulons conserver l'optique de rénovation des bâtiments. Il fallait donc être très attentif à la solidité des structures que nous conservions. » En clair, l'état des bétons entraînera un surcoût de 180 000 euros mais aussi un retard de quelques semaines.
Thomas DUPRAT
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