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Le BTP est dans le rouge

Publié le jeudi 01 novembre 2012 à 12H00 - Vu 900 fois


L'entreprise Eiffage Travaux publics Est Picardie dépend entre 70 et 75 % de marchés publics, comme l'aménagement de la place Giraud.

L'entreprise Eiffage Travaux publics Est Picardie dépend entre 70 et 75 % de marchés publics, comme l'aménagement de la place Giraud.


VITRY-LE-FRANCOIS (Marne). Après les sous-traitants automobiles, les entreprises de BTP sont touchées de plein fouet par la crise. Elles doivent faire face à la baisse des marchés publics dont elles dépendent.

«Quand le bâtiment va, tout va ! » disait Martin Nadaud, député de la Creuse, le 7 mai 1850, à la tribune de la Chambre des députés. Mais en cette fin d'année, l'agence vitryate d'Eurovia, implantée route de Paris, enregistre une baisse d'activité de l'ordre de 15 % par rapport à l'an dernier. « Avec la crise, les commandes publiques ont considérablement diminué, déplore Hervé Noël, directeur de l'agence vitryate ainsi que celles de Saint-Dizier et de Bar-le-Duc. Les collectivités locales réduisent leurs investissements. Or dans le Pays vitryat, nous dépendons à 80 % des marchés publics ». Le carnet de commandes de l'entreprise est à peine rempli jusqu'à la fin de l'année.

Conséquence : le travail temporaire a chuté de moitié. Dans la cité rose, l'entreprise a dû se séparer d'une dizaine d'intérimaires. Ce n'est pas tout. Les heures supplémentaires ont été réduites « de près de moitié aussi ». A cela, il faut ajouter la fin de leur défiscalisation. Selon Hervé Noël, les salariés - 55 au total à l'agence vitryate - devraient toucher dès la fin de l'année entre 60 et 80 euros en moins par mois. « C'est un manque à gagner énorme », observe-t-il.

Ce directeur s'inquiète pour le début de l'année 2013. « Nous savons déjà que ça va être compliqué parce qu'il n'y a aucun appel d'offres à répondre actuellement », souligne-t-il. Y compris sur l'entretien des routes. Sur le site industriel d'Eurovia à Sommesous, la production de matériaux routiers noirs comme les enrobés ou le bitume, a fondu de 25 %.

C'est pourquoi, Hervé Noël, président de la Fédération régionale des travaux publics qui plus est, lance un appel à tous les élus. « En 2008 et 2009, des plans de relance avaient été mis en place pour amortir la crise, rappelle-t-il. Aujourd'hui, il n'y a plus rien qui joue le rôle d'amortisseur. On rentre dans une crise dure ! »

« On n'entretient plus les routes »

À Eiffage Travaux publics Est Picardie pour l'établissement Champagne-Ardenne, le chef d'agence de Vitry-le-François et de Chaumont, Alain Tressou, tient le même discours. « Depuis plusieurs années, notre chiffre d'affaires régresse un peu. Sur la fin de l'année, nous constatons une baisse d'activité entre 10 et 15 % », affirme-t-il. Avec la crise, de nombreux marchés publics sont reportés d'une année sur l'autre. Et les plans d'entretien des chaussées se font rares. « On n'entretient plus les routes, on bouche simplement les trous, constate Alain Tressou. On fait de l'urgence pour mettre les automobilistes en sécurité ». L'agence vitryate, qui emploie 45 salariés, dépend pourtant entre 70 et 75 % de marchés publics.

Dans ce contexte, les intérimaires ont été remerciés. « Nous n'employons plus un seul intérimaire pour faire face à un surcroît de travail, indique-t-il. Ils ne sont là que pour compenser l'absentéisme ». Les heures supplémentaires, elles, devraient diminuer. En revanche, aucune mesure de chômage partiel, ni de licenciements n'est pour l'instant prévue.

Pour tenter de s'en sortir, l'entreprise, qui se trouve à Marolles, se dirige vers d'autres marchés, comme l'éolien ou la VRD (Voiries, réseaux divers). Des chantiers sur lesquels elle était peu présente jusqu'à présent. Les moyens des agences sont par ailleurs mutualisés et un travail sur la productivité est actuellement mené. A 53 ans, ce chef d'agence avoue être « inquiet sur l'avenir à court terme ». « C'est la première année en 32 ans de carrière », précise-t-il. Il le sait : le premier trimestre 2013 s'annonce difficile.

La direction de la société La Marnaise à Vitry-le-François ne souhaite pas s'exprimer sur ce dossier.

Stéphanie GRUSS
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Les dernières contributions


peut être

02/11/2012 à 11h46

Dire que Sarkozy dois bien se marrer est un doux euphémisme au regard de ce qu'il a critiqué pendant et avant son mandat.
Il a réussi son coup effectivement, il n'a rien résolu.
En parlant de fainéant, depuis votre inscription, vous n'avez fait aucun effort.
L'intelligence se cultive, le contraire se constate à votre lecture.

kody51

02/11/2012 à 11h07 | 1

vous avez voulu la gauche au pouvoir et bien vous l'avez le temps que ce pays de fainéants croira qu' en travaillant moins on peux gagner plus le boulot se fera rare ils ont mis les 35 heures aujourd'hui c'est toujours un casse tête pour le pays et ils continu 15ans après dans la même connerie défiscalisation des heures sup augmentation des impôts augmentation chargé des entreprises et j'en passe honte à ce gouvernement et honte aux syndicats qui sont ici pour nous les ouvriers c'est tous ces gens qui nous plongent dans la merde Sarkozy dois bien se marrer

Commentaires anonymes

02/11/2012 à 06h03

C'est marrant; Ceux qui pestent contre la solidarité étatiste envers les plus démunis sont les mêmes qui réclament des subventions publiques pour soutenir les sociétés privées! Alors, en finalité, le vrai guignol n'est peut-être pas celui que vous pensez. Continuons à serrer la vis au peuple et il n'y. Plus d'austérité, c'est moins de croissance. Nous allons subir la décroissance à tout va au lieu de l'avoir organiser. Jetez un oeil sur la Grêce et vous comprendrez ce qui attend toute l'Europe.

lentarteur

01/11/2012 à 22h42 | 1

Il serait intéressant que les patrons de ces entreprises, nous disent ce qu'ils pensent de la politique de rigueur budgétaire que Bruxelles impose et que NS a acceptée; légèrement amendée par le volet relance de FH. Qu"ils arrêtent de faire preuve de manichéisme en mettant les salariés en avant et faire ainsi semblant de compatir sur leur sort.

Commentaires anonymes

01/11/2012 à 21h58 | 1

à lacanne de 14h49

hé oui c'est là que l'on voit la différence entre un dur et un mou.

entre un qui prends le train et l'autre qui prenait des mesures.

entre un pro et un charlatan.

princhon

Ce que l'on apprend pendant l'enfance est mieux gravé que dans la pierre.

01/11/2012 à 21h23 | 1

"Quand le bâtiment va , tout va "
Vieille maxime que Duflot devrait connaître mais elle se promène avec le 1er ministre (qui distribue des millions ) pour trouver de quoi loger les sans -abris de seine saint denis 80% !
Et pendant ce temps ses copains écolos se battent contre l'aéroport d'ayrault!
Quel bande de grandguignols !

leretour

La France ORANGE MECANIQUE

01/11/2012 à 20h40

c'est l état lui même qui tue le BTP !!
il n y a plus de subvention pour les travaux des communes et les banques pretent de plus en plus difficilement aux communes !!

mbj51

01/11/2012 à 17h36

Et les particuliers renoncent aux travaux dans leur propriété, leurs ressources baissant et les avantages fiscaux liés à ces travaux étant supprimés (déduction fiscale, taux de Tva, etc...) Pas à la veille de s'améliorer !

lacanne

01/11/2012 à 15h49 | 1

....." En 2008, 2009 des plans de relances avaient été mis en place pour amortir la crise..."

Eh ! oui.... Le gouvernement en place à cette époque avait bien compris ce qu'il fallait faire pour se sortir, voir de ne pas trop souffrir de cette crise !

Et maintenant ??????

Pleurez mes frères.......

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