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L'âme des vins est à Ville-Dommange

Publié le mardi 31 janvier 2012 à 12H00 - Vu 335 fois


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Une partie de l'équipe des « Cavistes » : Laurent Leboeuf, Olivier Coulon, Valérie Dawant et Thibault Charlier.

Une partie de l'équipe des « Cavistes » : Laurent Leboeuf, Olivier Coulon, Valérie Dawant et Thibault Charlier.


Coopérative. Une société vinicole de production atypique.

Sous le terme un peu aride de la Société vinicole de production de Ville-Dommange se cache une petite coopérative à la personnalité étonnante tenue par des amoureux du vin. Créée en 1958, la structure, dont le président est Laurent Charlier, regroupe actuellement 160 adhérents pour 185 hectares. Une moyenne honorable à l'hectare. Ses approvisionnements s'étendent sur le domaine de la Petite Montagne de Reims (Ville-Dommange, Sacy, Jouy-lès-Reims et Coulommes-la-Montagne) en passant par la Vallée de l'Ardre et le secteur de Rilly-la-Montagne.
En tout, beaucoup de Premiers crus sont représentés avec une majorité de pinots meuniers (55 %), suivis des pinots noirs (30 %), puis des chardonnays (15 %). Sur les 160 adhérents (propriétaires ou exploitants), 80 font partie de la catégorie « livreurs ». Les contrats d'approvisionnements sont assurés auprès de plusieurs grandes maisons à l'instar de Roederer, Veuve-Clicquot, Piper et Charles Heidsieck…
Une belle palette de négociants qui font la fierté de la coopérative.

« Ici, il n'y a pas de salariés »

Une autre partie des vignerons fait partie des récoltants coopérateurs. Comme Laurent Leboeuf qui est adhérent de la société depuis 1979. « Ici il n'y a pas de salariés », précise-t-il. Voilà de quoi surprendre, mais à la Société vinicole de production de Ville-Dommange, chacun assure sa part de travail qui se répartit selon la surface exploitée.
« La coopérative peut-être représentée comme le prolongement de notre exploitation. Nous devons tous y participer », reprend Olivier Coulon. Ainsi cinq à six « cavistes » - comme ils se dénomment - s'occupent de la partie vinification. D'autres gèrent les pressoirs ou encore les stocks. « Tout est organisé par un responsable de planning qui distribue les tâches à hauteur des hectares engagés. De toute façon, le moment le plus important chez nous reste encore et toujours la vendange. »

Des foudres et des fûts pour une cuvée sous bois

Avec un tirage de 1, 2 million de bouteilles en moyenne par an, ici on ne fait pas dans la simplicité voire l'efficacité, mais dans la cohérence des vins et de la champagnisation de chacun.
Si la cuverie tout inox de 28 000 hectolitres assure la matière pour la majorité des vins, (dont quelques cuves réservées au parcellaire) la société vinicole s'est dotée en 2008 d'un chai composé de foudres et de fûts (en tout 330 hectolitres) pour l'élaboration d'une cuvée vinifiée sous bois.
La gamme est assez large avec deux bruts sans année, un millésime un rosé, un blanc de blancs provenant de chardonnays de Ville-Dommange. À cela on peut ajouter une cuvée composée de plusieurs millésimes (actuellement les 1996, 1999, 2004, 2008 et 2011) dont les vins ont bénéficié pour une moitié d'une fermentation malolactique pour l'autre non.
On peut également noter que le millésime de l'année et la cuvée sous bois sont élaborés sans fermentation malolactique.

Les stocks sont nominatifs

De fait, si la gamme est la même pour tous, le travail en commun s'arrête au tirage. Ensuite, chaque vigneron décide de ses finitions, de son habillage, son dosage, de sa date de dégorgement et du nombre de ses reprises et de sa communication.
Ainsi Olivier Coulon observe : « C'est encore selon nos surfaces et nos besoins commerciaux, cela peut aller de 15 000 à 80 000 cols. » Certains ont commercialisé leur 2004 voire 2005, d'autres sont encore au millésime 2002. Les stocks sont nominatifs. D'ailleurs, Laurent Leboeuf le confirme « Nous possédons une belle collection de millésimes. Mais cela nous prend beaucoup de place et donne beaucoup de travail à celui qui s'occupe de les gérer. »
Pour Olivier Coulon, c'est là même l'esprit de la société vinicole. « Nous cherchons à aller au bout de notre démarche en tant qu'exploitant. »
À ce propos, depuis peu, un des récoltants de la coopérative a été certifié biodynamie en 2011 pour la valeur de 8 000 kg en chardonnays. Aucun souci pour la coopérative : « On suit sa démarche, durant la dernière vendange, nous avons donc suivi le protocole à observer pour presser les raisins issus de la culture biodynamique. »

Sophie Claeys-Pergament
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merove

31/01/2012 à 19h21

Villedommange avec sa perspective de carte postale ,avait à une époque ,un groupe folkorique champenois reconnu,comme quoi son cheminement dans la tradition ne peut surprendre;en protagoniste du vignoble champenois.

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