Publié le vendredi 03 septembre 2010 à 10H11 - Vu 143 fois
Jean-Paul Bachy et Alexandre Steyer : un duo de charme…
CHAMPAGNE-ARDENNE. Ceux qui vous disent que la rentrée scolaire dans l'académie de Reims se présente mal sont des mauvais coucheurs. En tout cas, c'est ce que pense le duo Bachy-Steyer qui donnait hier un récital au lycée Arago de Reims sous l'œil de la proviseur Elisabeth Becker.
FORT des 150 millions et des brouettes que la Région Champagne-Ardenne investit dans le secteur scolaire, Jean-Paul Bachy n'allait quand même pas passer l'occasion de faire sa rentrée lui aussi. D'abord parce que je soupçonne Jean-Paul Bachy de ne pas aimer les vacances. Et puis, cela doit lui rappeler quand il était professeur. Ensuite, parce que la Région qui investit le quart de son budget ne va pas se contenter de regarder passer comme une vache placide le train de l'Education nationale.
Bachy le gourmand
C'est donc avec gourmandise que Jean-Paul Bachy a rappelé les diverses actions menées par l'institution qu'il préside. La région bâtisseuse ; la région qui soutient les produits agricoles locaux (et notamment les produits bio) dans les cantines ; la région qui accompagne les familles et favorise ainsi l'égalité des chances. Bref, la Région intervient dans tous les domaines de la scolarité et apparemment en bonne harmonie avec le rectorat. En tout cas, Alexandre Steyer et Jean-Paul Bachy ne se sont pas battus à la récré d'hier.
Foi de recteur
Si personne ne doute des efforts de la Région, on imagine bien en revanche que le rectorat est en position plus fâcheuse : entre le marteau gouvernemental et l'enclume syndicale (ou l'inverse). Détendu néanmoins, Alexandre Steyer semble satisfait de cette rentrée qui s'annonce sous de bons auspices. Si l'on doit relativiser l'euphorie forcément professionnelle du recteur, reconnaissons-lui le mérite de bien exposer ses arguments.
De même que Jean-Paul Bachy insistait sur « le bien manger » à l'école, Alexandre Steyer insiste sur « le bien bouger ». D'où la place importante consacrée au sport. Autre donnée importante : la nouvelle réforme qui donne une très forte autonomie aux lycées. Ce qui permet d'ouvrir de nouvelles filières : exemple la classe préparatoire Adaptation Techniciens Supérieurs (ATS) au lycée Arago. D'organiser des passerelles entre enseignement général et professionnel par exemple. D'ouvrir également des partenariats avec l'armée, grande pourvoyeuse d'emplois, ce qui n'est pas à dédaigner par ces temps de crise. Sans oublier les fameuses cordées de la réussite. Et les points noirs alors ? Même le visage de celui que l'on aime a des points noirs, non ? S'il le concède, Alexandre Steyer a bien du mal à en trouver. L'amour rend aveugle, c'est connu. On va donc l'aider. Et la fameuse polémique sur les professeurs stagiaires que l'on plonge directement dans le bain avec les élèves piranhas, sans formation préalable ? Pour le recteur, c'est un plus. Le stagiaire apprendra mieux son métier qu'autrefois, quand on mélangeait tout, les cours et la formation. D'autant que leur affectation a été choisie avec soin. Sans compter que les 270 stagiaires ont pratiquement tous un tuteur aguerri pour les soutenir. Ma foi, si c'est le recteur qui le dit….
Pour conclure : Jean-Paul Bachy parlait de l'importance du « bien manger » ; le recteur du « bien bouger » ; qu'en est-il du « bien aimer » ? Notre duo n'en a pas parlé. Dommage. C'est dès l'école qu'on devrait apprendre à bien aimer son prochain.
Bruno TESTA
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