Publié le vendredi 27 juillet 2012 à 09H47 - Vu 135 fois
A la rentrée, le sous-préfet, représentant de l'Etat, aura de gros dossiers à gérer, notamment le PPRn et Plysorol.
REGION. Plysorol dans la tourmente. Un plan de prévention des risques naturels à revoir. Une région durement touchée par le chômage. L'Etat est sur tous les fronts.
ON ne peut pas dire que le bassin sparnacien soit dans une forme olympique. Didier Loth, sous-préfet d'Epernay, nous donne son sentiment sur la situation et les gros dossiers qui l'attendent à la rentrée.
Le 6 septembre prochain, le tribunal de commerce de Lisieux devra se prononcer sur le devenir de Plysorol. Le site de Magenta est-il menacé ?
Didier Loth : « L'avenir du site marnais est suspendu à la décision du tribunal de commerce de Lisieux. Tout le monde a bien conscience que le site de Magenta est un site viable mais on est face à un groupe dont la situation est mauvaise avec les usines de Vendée et de Lisieux qui perdent de l'argent. Tout se décidera le 6 septembre prochain à Lisieux… » (voir notre article en page Marne).
En élargissant un peu le débat, que peut-on dire de la situation économique dans la région ?
« On constate sur le bassin d'emploi, notamment à Epernay, même si on pouvait penser qu'il résistait mieux, que la crise est bien présente. Le chômage touche essentiellement les jeunes et les demandeurs d'emploi de longue durée. Comme ailleurs. »
Soixante et onze communes sont concernées par le plan de prévention des risques naturels. On vient d'apprendre que l'Etat a décidé de ne pas le valider. Il faut dire que les conclusions des commissaires étaient pour le moins défavorable. Ou en est-on ?
« Il faut revoir la copie ! Le PPRn est un dossier qui a débuté en 2003, à l'époque la prise en compte des vignes était minimum. Ensuite, il y a eu une suspension de quatre ans, au cours de laquelle les compétences techniques ont évolué en même temps que les critères. Les choses se sont durcies. Par conséquent, les conclusions des commissaires ne constituent pas véritablement une surprise. »
« Affiner la copie du PPRn »
Parallèlement, le PPRn a déclenché un véritable tollé du côté des élus et la population. Comment l'expliquez-vous ?
« Le débat portait sur les zones non plantées mais placées en AOC, soit environ 10 à 20 ha. On maintient toujours l'interdiction de planter de nouvelles vignes sur des parcelles où il n'y a jamais eu de vignes. En revanche, on peut arracher et replanter sans problème. L'information du côté des élus s'est faite correctement, en revanche, il n'y a eu aucune communication envers la population. Une population qui a parfois fait l'amalgame entre glissement de terrain et coulée de boues. Pour la prochaine procédure, une nouvelle cartographie sera adoptée, plus lisible. De plus, un guide de méthodologie va être édité à l'instar de qu'a fait Châlons sur le plan inondation. Promis, on va affiner la copie et mettre en place des réunions publiques en direction de la population, ce qui n'avait jamais été instauré. »
Cela qui signifie donc que la procédure est maintenue même si elle repart à zéro ?
« Bien entendu ! Le préfet aurait pu passer outre les conclusions mais ce n'est pas le cas. Tout le monde est d'accord sur le fait qu'il faut un PPRn mais pas dans n'importe quelles conditions. Dès septembre, une réunion aura lieu avec 35 maires des zones concernées. La concertation avec les communes se fera en novembre et décembre. L'enquête publique sera mise en place en mai et juin 2013 avec un rapport de la commission au cours de l'été prochain.. L'approbation du PPRn devrait intervenir au cours du dernier semestre 2013. »
« Il n'est pas question de gaz de schiste »
Autre sujet : le gaz de schiste. Allons-nous vers des forages en montagne de Reims ?
« Absolument pas ! Le permis de Plivot a été accordé à la société Lundin International le 31 octobre 2007 pour une période de validité de cinq années. La société a renouvelé sa demande de permis mais pour effectuer des études, dans le cadre de recherche d'hydrocarbures et non pour des forages. Pour effectuer des forages, la société devra demander un permis de travaux, mais ce n'est pas le cas. Il n'est absolument pas question de gaz de schiste. »
Propos recueillis par Corinne LANGE
clange@journal-lunion.fr
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Les dernières contributions
rolandaisne
29/07/2012 à 12h22
pourtant, le changement, c'est maintenant, non ?
politinco
27/07/2012 à 21h12
de toute façon, même le parti socialiste ne s'attend pas à une rentrée rose !!