Publié le vendredi 20 juillet 2012 à 09H54 - Vu 588 fois
Une partie de la deuxième récolte de Loïc Barrat est d'ores et déjà perdue.
BETHON (Marne). Les dernières intempéries ne sont pas sans conséquences pour les viticulteurs. La filière bio pâtit elle aussi du développement des maladies.
«CETTE année, toutes les maladies se sont donné rendez-vous. » C'est avec une pointe d'amertume que Loïc Barrat dresse un premier bilan de l'année 2012 dans son vignoble. Les nombreuses pluies de ces dernières semaines ont en effet affecté pour partie le rendement des sept hectares de vignes bio qu'il cultive à Bethon et Villenauxe-la-Grande (Aube).
Des produits dissous par la pluie
2012 marque la deuxième récolte de ce vigneron de 37 ans, qui s'est lancé dans le bio en 2009. Il doit d'ailleurs obtenir la certification ces prochaines semaines. Loïc Barrat parle déjà d'une année « atypique », en raison du développement des maladies, le mildiou et l'oïdium, facilité par l'humidité. « En filière bio, nous ne travaillons qu'avec des produits de contact, qui ne pénètrent pas dans les plantes, explique le viticulteur. C'est un traitement qui est surtout efficace lorsque l'humidité et la pluie sont faibles. Il ne l'est plus au-delà de 20 millimètres de précipitations. » Contre cette eau qui enlève le produit de la surface de ses vignes, l'exploitant a bien quelques solutions, à l'efficacité limitée. Il doit alors multiplier le traitement des grappes, à l'aide de ce produit qui, agriculture biologique oblige, ne contient pas de produits chimiques. Avec des quantités restreintes, l'épandage doit être précis. Autre astuce, soigner le palissage : espacer au mieux les rangées de vignes afin de les ouvrir au vent, et leur permettre de sécher plus rapidement en cas de pluie.
Trop tôt pour chiffrer les pertes
Tout n'est cependant pas noir pour Loïc Barrat. Au prix d'un tri drastique à la vendange, il pourra sauver une partie de sa récolte. Avec un brin de fatalisme. « En bio, on est prêts de temps en temps à perdre une partie des grappes, on savait en démarrant qu'il ne fallait pas s'attendre à récolter toujours le maximum », admet le vigneron. Il est encore trop tôt pour estimer les pertes dues aux caprices de la météo. « Ça dépendra de la fin de l'été, les vendanges sont encore loin, précise le récoltant. En terme de quantité, ce sera certainement une petite année, mais ça devrait aller mieux d'ici trois semaines. » Encore du travail à venir pour Loïc Barrat, qui certifie que le moral « on l'a, le physique un peu moins ».
Environ 15 000 bouteilles sont tirées de ses vignes chaque année.
Benjamin HAY
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Les dernières contributions
jeco
21/07/2012 à 05h50 | 2
Je croyais que le BIO était la panacée!!! Souvenez vous de nos grands parents; les années catastrophiques ou rien ne poussait, ou ou tout grillait! Il fallait faire avec, car dans ce temps là, les "cultures" de subvention n'existaient pas!
Alors, il faut faire des choix! Du BIO et assumer les intempéries! Du chimique et nous empoisnner! Ou la raison, un mélange des deux! Hélas, la raison en France, c'est rare!
microu
Sans haine ni passion
20/07/2012 à 19h42
@LESANGLIER08, je croyais justement que "l'ancienne culture", comme vous dites, c'étais cela le bio. On m'aurait menti???
LESANGLIER08
20/07/2012 à 17h25
le bio n'existe pas c'est juste un produit de luxe revenons a l'ancienne culture et ce sera déja tres écolos mais on y voit toujours que le fric alors qu'il ne fait pas tout il y contribue c'est tout
LESANGLIER08
20/07/2012 à 17h20
il n'y a pas que le bio qui va avoir des pertes c'est tout ce qui pousse sur notre planète,mais faut pas s'inquietre les écolos vont le refaire pousser et bruxelles aussi
chambouvart
triangle Reims/Chalons/Epernay
20/07/2012 à 12h18
Même en chimique les viticulteurs ont du mal à contenir les maladies... Alors en Bio... Sans oublier que le cuivre pollue le sol ! Et ne parlons pas de l'impact carbone avec la multiplication des traitements