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La femme repêchée dans le canal était lestée avec des pierres

Publié le mercredi 30 mai 2012 à 08H39 - Vu 3081 fois


A la demande des policiers du SRPJ de Reims, soucieux de bétonner leur enquête, des plongeurs de la gendarmerie nationale sont venus explorer hier après-midi le fond du canal.

A la demande des policiers du SRPJ de Reims, soucieux de bétonner leur enquête, des plongeurs de la gendarmerie nationale sont venus explorer hier après-midi le fond du canal.


REIMS (Marne). Après 48 heures d'enquête, le mystère du canal de Reims est dissipé. La femme repêchée dimanche a mis fin à ses jours, ce qui ne semblait pas évident au départ car elle était lestée avec des pierres et présentait un hématome à la tête.

CHAQUE année, plusieurs désespérés se jettent dans le canal de Reims pour mettre fin à leurs jours. Certains sont repêchés à temps, d'autres, hélas, meurent sans pouvoir être secourus.
Dimanche matin, lorsqu'un promeneur leur a signalé la présence d'un cadavre qui flottait à la surface, face aux silos de l'avenue Brébant (l'union de lundi), les secours n'ont pu s'empêcher de penser à un nouveau suicide. Sauf que le corps, une fois sorti de l'eau, s'est révélé être lesté avec des pierres et présentait un hématome à une arcade sourcilière.

Quatre jours dans l'eau ?
Dans ces conditions, on comprend mieux la saisine du SRPJ de Reims, service habituellement chargé des affaires complexes, mais après 48 heures d'enquête, et de nouvelles recherches effectuées hier dans le canal, les policiers ont acquis la certitude qu'il s'agit bien d'un geste désespéré et non d'un meurtre.
La victime a pu être identifiée. Il s'agit d'une Géorgienne de 32 ans décrite comme une personne fragile, dépressive, renfermée sur elle-même et qui aurait déjà fait une tentative de suicide. Elle avait quitté son domicile rémois mercredi dernier pour un déplacement à l'extérieur de la région qui aurait dû s'achever dimanche, jour de la macabre découverte.

Réflexe de survie
Pratiquée hier matin à l'institut médico-légal de Reims, l'autopsie a conclu à une mort par noyade, sans indication de lésion criminelle. L'hématome relevé au visage proviendrait du séjour prolongé du corps au fond de l'eau.
Auditionné par la police judiciaire, un témoin dit avoir entendu un « gros plouf » mercredi, au niveau du garage Peugeot, ce qui pourrait correspondre à la chute de la victime. L'homme se trouvait à proximité du pont SNCF, à environ 300 mètres du lieu de la découverte quatre jours plus tard, une durée compatible avec l'état d'altération du corps.
D'après son entourage, la jeune femme était une excellente nageuse. Sans doute savait-elle qu'un réflexe de survie ancestral l'aurait maintenu hors de l'eau. Aussi a-t-elle fait preuve d'une terrible détermination en glissant des gravats dans son pantalon. Elle s'est également lestée d'une pierre maintenue avec une ceinture enroulée autour de la taille.
La malheureuse a coulé par 2 m 50 de fond, avant que les remous et la décomposition du corps ne le fassent dériver puis remonter à la surface.
Afin de bétonner leur enquête, les policiers du SRPJ de Reims ont sollicité les gendarmes plongeurs de Dienville (Aube) pour explorer hier après-midi, le fond du canal, de l'endroit supposé de la chute au lieu de la découverte. L'opération menée par deux hommes grenouilles n'a rien révélé de particulier. Sauf rebondissement improbable, l'enquête devrait être clôturée ces prochains jours.
A l'image de cette dramatique affaire, la détermination de certains désespérés pour en finir avec la vie dépasse l'entendement. Le 3 février, sur cette même partie du canal de Reims, face au magasin Aldi, un jeune homme de 23 ans avait entrepris de se jeter de la passerelle, le cou entouré d'une chaîne accrochée à la rambarde avec un cadenas, pour mourir pendu ou noyé si elle avait rompu.
Il eut la vie sauve grâce à l'intervention de six policiers venus le maîtriser avant qu'il ne saute.

Fabrice CURLIER
(avec Eric LAINÉ)

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Les dernières contributions


melann08

31/05/2012 à 00h59

franchement j'ai de la peine à me contenter de ces résultats!!

Se suicider dans la présente ne mène à rien!!

non je n'y croit pas

margo

30/05/2012 à 21h49

Son pays *

margo

30/05/2012 à 21h47

C'est n'importe quoi de dire qu'elle croyait tomber sur un beau pays ! Moi je la connais et je peux vous dire que c'était pas une femme comme ca elle est venu pour sa famille et non pour fuire sa famille...!

22-rami-51

30/05/2012 à 20h33

venir de si loin peut etre pleine d'espoir et finir sa vie ainsi,c'est trés triste et les mauvais jeux de mots pour de telles circonstance ne sont pas les bienvenues,on peut etre "blindé"mais des dérapages douteux ne sont pas de mise,sincères condoléances,à ces amis et famille.

black pégase

30/05/2012 à 18h23

bien determinée....c'est triste
je me rapelle du gars sauvé par les 6 policiers,esperons qu'il a changé d'avis depuis.

goliath08

ARDENNAIS et Fier de l'être

30/05/2012 à 18h14

1 reco pour gorgone.

Doug

30/05/2012 à 14h36

Géogienne ou pas, il faut avoir le cran de se lester de pierre pour être sûr de mourir ainsi. Quelle mort atroce !
Que cette dame repose en paix et sincères condoléances à sa famille et amis.

jojo051

30/05/2012 à 14h35

je ne vois pas le rapport avec la france ou l'europe !!! Il n'y pas des suicides que en Europe que je saches !!!

french_redneck

30/05/2012 à 12h49

"une Géorgienne de 32 ans", qui avait du croire comme beaucoup, que l'europe et la france , s'était le paradis..

Gorgone

Avec la gauche au pouvoir il reste l'égalité et la fraternité : la liberté disparait progressivement !

30/05/2012 à 12h29

ça prête à sourire pour un évènement tragique ( précédent post parti trop vite )

Gorgone

Avec la gauche au pouvoir il reste l'égalité et la fraternité : la liberté disparait progressivement !

30/05/2012 à 12h27 | 2

Bétonner l'enquête quand on s'est lesté de pierres ......

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