Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site Ou, cliquez ici pour l'ajouter au menu démarrer

La création d'entreprise « dédramatisée »

Publié le mardi 26 juin 2012 à 09H34 - Vu 87 fois



MARNE. Un Français sur deux a envie de devenir son propre patron, nous disent régulièrement les sondages.

Mais de là à sauter le pas, c'est autre chose. Et, parfois, le premier rendez-vous d'approche ou de prise d'information est le plus difficile à prendre.
C'est à ce public de curieux, de potentiels ou futurs créateurs d'entreprise qu'était destiné le « carrefour de la création d'entreprise » organisée le 14 mai à la CCI de Reims-Epernay. Dans les salons de l'hôtel Ponsardin, à Reims, banques, organismes d'aides ou de formalités tenaient table ouverte pour recevoir, rapidement et sans façon, les candidats à la création.

« On essaie de rendre tout plus simple, de dédramatiser la démarche », explique Eric Vandenbossche, responsable du développement de l'entrepreneuriat à la CCI. Du coup, une foule très variée de porteurs de projets s'est présentée à la Chambre de commerce.

Tous les candidats à la création ne sont pas chômeurs
Céline Dosne n'a que 26 ans mais souhaite déjà engager une reconversion. Titulaire d'un bac en sciences médicales et sociales, elle en a assez d'enchaîner CDD sur CDD et souhaite créer une entreprise de « relooking de meubles ». « J'ai envie de travailler dans un domaine plus manuel et plus créatif, de faire quelque chose qui me plaît. » Accompagnéd par Pôle Emploi, Céline pense pouvoir monter sa petite entreprise, sans beaucoup d'investissement matériel. Elle n'a besoin que d'un petit atelier et d'un site de commerce en ligne.

Lionel Jacquemin, 48 ans, et Laurent Bremont, 46 ans, viennent de perdre leur emploi. Le petit bureau d'études en électricité dans lequel ils travaillaient vient de mettre la clé sous la porte. Pour rebondir, ils veulent monter la même entreprise. En passant de trois à deux salariés, ils espèrent être rentables. Il leur faut une mise d'environ 24 000 €, comprenant le capital de l'entreprise et l'achat d'une traçeuse. Pour décoller, il souhaitent bénéficier des dispositifs Accre et Arce (exonération de charges sociales et versement des allocations chômage pendant la période de création de l'entreprise).

Les candidats à la création d'entreprise ne sont pas que des demandeurs d'emploi. Angélique 31 ans, est employée en CDI dans une entreprise industrielle, mais elle souhaite « prendre un nouveau départ ». Son projet ? Créer une mercerie associée à une activité d'art créatif et un espace-café tricot. « Ce concept se développe beaucoup dans les grandes villes et je pense qu'il peut marcher chez nous », estime-t-elle. Pour ouvrir le rideau, il lui faudra réunir un budget de 25 000 - 30 000 €.

Même les directeurs d'usine peuvent avoir envie d'une autre vie. Benjamin, à la tête d'un site agroalimentaire de la région, rêve de monter un centre de détente avec spa, jacuzzi et sauna. « C'est un secteur porteur et c'est un service que nous apprécions ma femme et moi », confie-t-il.
En connaisseur et usager, Benjamin, qui hésite encore entre une création et une reprise, pense pouvoir améliorer le concept. De près ou de loin, monter sa boîte c'est faire ce que l'on aime et c'est aussi ce qui motive la prise de risque.

julien bouillé
Imprimer Recommander Wikio digg

Il n'est plus possible de contribuer à cet article.

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr - ISSN 2110-5952