Publié le jeudi 07 février 2013 à 09H36 - Vu 331 fois
Une centaine de salariés avaient fait le déplacement à Paris.
CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE (Marne). Aujourd'hui, le tribunal de commerce de Châlons examinera le dossier Grandeco, dont le site châlonnais est menacé de fermeture. Hier, une délégation était reçue à Paris, au ministère du Redressement productif. Une centaine de salariés avaient fait le déplacement.
Aujourd'hui, à l'issue d'une assemblée générale prévue à quinze heures, les ex-Grantil de Châlons (Grandeco) vont vivre un moment-clé de leur entreprise en pénétrant au tribunal de commerce à 17 heures, où ils comptent défendre becs et ongles les intérêts de leur entreprise. Une entreprise menacée de fermeture par les responsables belges de l'entreprise.
Hier, une centaine de salariés remplissant deux cars, se sont déplacés à Bercy, où une délégation a été reçue par le chef de cabinet d'Arnauld Montebourg, ministre du Redressement productif, pour une table ronde. Dans la capitale, les salariés de l'usine n'étaient pas les seuls à avoir fait le déplacement : député, maire de Châlons, président du conseil général, représentant du conseil régional et la CCI, étaient notamment là eux aussi. En guise de soutien.
Axes juridiques
La délégation a été reçue deux heures durant. « Nous avons déjà tenu à nous assurer si tout le monde avait niveau d'information sur notre situation », expliquait hier soir Franck Leclère au sortir de cette table ronde : « Des axes juridiques ont également été creusés ». Bilan des actions entreprises depuis une quinzaine de jours, perspectives, ont fait partie des sujets évoqués. Les salariés de l'usine Grandeco, qui compte 162 salariés, ont également argumenté la nécessité de la présence des Belges (banques et holding) dans la capitale régionale. Ils ont rappelé aussi leur potentiel, leur savoir-faire, martelé que la clientèle était toujours là, et fait observer que les commandes étaient prêtes à partir : « Nous ne sommes pas morts, bien au contraire ». A l'extérieur, les salariés ont distribué des tracts imprimés sur papiers peints. Les salariés restés devant le ministère ont tué leur temps et se sont réchauffés en emballant leurs cars… avec du papier peint bien entendu.
F.M
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Les dernières contributions
slider5170
07/02/2013 à 18h21
Question: Le monsieur du redressement productif était venu avec sa marinière pour vous offrir des pains au chocolat ? si oui, attention, ne mangez pas, barrez-vous ! parce qu'à florange, PSA, Renault, Good Year...ont des souvenirs amers et désastreux. Courage GRANDECO, on a fait circuler votre petit film par mail entreprise pour créer le buzz.
HAWK51
je veille
07/02/2013 à 18h12
On se doute bien que cette délégation qui a été reçue à Paris, elle n'était pas venue là, pour faire tapisserie..
CFTCBAXI
07/02/2013 à 16h50
L'Intersyndicale de BAXI FRANCE apporte son soutien sans faille aux salariés de Grandeco qui luttent comme nous afin de préserver l'emploi et le savoir faire. La France est en train de devenir le maillon faible de l’Europe. On en a marre de se faire trimbaler par nos directions et les actionnaires. On en a marre des discours improductifs et des pouvoirs publics qui autorisent et accompagnent le démantèlement de l’industrie française.