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JO / A Pouillon, la famille Lévêque derrière Pauline

Publié le lundi 30 juillet 2012 à 10H45 - Vu 648 fois


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Anthony Lévêque court dans le même club que Pauline Ferrand-Prévot et a été huit ans à l'école avec elle.

Anthony Lévêque court dans le même club que Pauline Ferrand-Prévot et a été huit ans à l'école avec elle.


Il a été en classe avec Pauline Ferrand-Prévot et a pris sa licence en 2010 à l'AC Bazancourt. Anthony Lévêque a regretté que la télé ne montre pas assez sa championne, hier.

TOUS les Ferrand-Prévot ne sont pas à Londres pour encourager Pauline. La preuve : hier, dans le village de Pouillon, où habite la jeune championne cycliste, tandis que Roselyne Lizeux et Thierry Lévêque posaient des pancartes en l'honneur de Pauline aux entrées du village, Evan et Axelle partaient de leur côté représenter les couleurs de leur club sur route : le premier, 24 ans, en DN1, sur 120 km à Petite Forêt, dans le Nord ; la seconde, 15 ans, pour une course cadettes à Ognes.
C'est donc chez Anthony Lévêque, un copain et supporter, que nous avons encouragé la jeune championne.
Anthony, 20 ans, connaît bien Pauline. « Nous avons été huit ans dans la même classe : à Hermonville en primaire, puis au collège de Saint-Thierry. Pauline a commencé très tôt le vélo et, au départ, faute de concurrence, elle courait avec les garçons. Je me souviens avoir couru avec elle en UNSS à La Grange-aux-Bois. Elle a gagné. J'étais loin derrière. »
Le temps a passé et Anthony, ayant opté d'abord pour le foot, s'est mis à son tour au vélo. Fin 2010, il a signé à l'AC Bazancourt, le club de Pauline, auquel il a donné en décembre dernier un titre de champion de Champagne de cyclo-cross (Espoirs, moins de 23 ans).

Frustrés devant l'écran

Hier dès 13 heures, les Lévêque, comme beaucoup de Français, ont tenté de suivre à la télé la course en ligne à Londres. « Il pleut, ils n'ont pas de chance. Il ne faut pas que Pauline soit prise dans une chute. Il faut qu'elle parte avec la bonne échappée », explique Anthony, pianotant sur son portable. Roselyne, sa maman, archiviste maison, a sorti toutes les coupures de presse sur Pauline et Anthony. « Moi, Pauline, quand elle est à Pouillon, je la vois souvent partir s'entraîner. Elle est précédée par sa mère en mobylette ou par Dany. »
À l'écran, Pauline montre régulièrement sa manche rouge, sa manche blanche et son cuissard bleu, suscitant les encouragements des Lévêque. Malheureusement, la télé zappe tout le temps sur les autres disciplines : judo, escrime, aviron, cheval, canoë, aviron. « À force de vouloir tout monter, on ne voit plus rien », râle Anthony.
Les Hollandaises font le forcing pour durcir la course. Elles veulent préparer le terrain pour Marianne Vos, leur leader, la patronne de Pauline chez Rabobank. « Je ne suis pas inquiet », répète Anthony. « Pauline est à Londres pour découvrir l'épreuve. Elle n'a pas la pression car elle attend les Jeux de Rio. » Basket à la télé, pub. « Et dire qu'hier, ils ont retransmis toute la course des hommes... »
Plusieurs averses londoniennes plus tard, la course rendait son verdict. Vos médaille d'or, Pauline 8e. La jeune Pouillonnaise est satisfaite, « d'autant que ça roulait très vite », a-t-elle fait remarquer. Le 11 août, pour l'épreuve de VTT, Evan et Axelle iront la soutenir à Londres. Anthony, lui, sera devant son poste. En espérant que, cette fois, la télé accordera un peu plus de place à l'épreuve.

Alain MOYAT

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