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Jamais sans mon nom de jeune fille…

Publié le mardi 17 janvier 2012 à 12H00 - Vu 774 fois



CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE (Marne). Des avocats qui perdent des documents, un service état-civil qui affiche ne rien y pouvoir : les papiers de Marie-Christine, divorcée depuis 2004, ne peuvent pas mentionner le retour à son nom de jeune fille.

«C'EST la galère ! ». Sur ses papiers d'identité, elle n'a toujours pas retrouvé son nom de jeune fille, à savoir Marie-Christine Colardelle, 52 ans. Elle le devrait, après un divorce prononcé fin 2004 par la cour de Cassation.
Divorcée, le fait est acquis. Et pourtant, depuis cette date, il lui manque une donnée, à savoir la transcription du divorce sur l'acte de mariage. Laquelle transcription déclenche automatiquement la communication auprès des mairies respectives de naissances des divorcés.
Ces mairies inscrivent les divorcés sur les actes de naissance afin que nul n'en ignore. Dès lors, tous les autres documents peuvent porter la mention de la séparation officielle, carte d'identité, livret de famille, permis de conduire.
Retour en arrière. Juste après son divorce, Marie-Christine ne tarde pas à souhaiter cette transcription, ainsi donc qu'une carte d'identité à jour ou serait mentionné uniquement son nom de jeune fille. Elle se rend alors au service d'Etat-civil. Hélas pour elle, celui-ci exige que la démarche soit accomplie par un avocat en ajoutant : « C'est la loi ! ».

Imbroglio administratif

Soit. Marie-Christine s'en va donc, accompagnée de son fils, confier la « grosse » à son avocat.
La « grosse » est l'expédition de son jugement revêtue de la formule exécutoire. Deuxième fois hélas ! : « Malheureusement, il avait perdu le document ! ».
Contact est alors pris avec le greffe des arrêts de la cour de Cassation : « qui ne tarde pas à délivrer une simple copie du dit-arrêt ».
Troisième fois hélas : au service Etat-civil, on rejette cette simple copie. « Le 29 décembre » explique un ami de Marie-Christine qui est venu l'aider dans cet imbroglio administratif « un contact est pris avec le cabinet d'avocats parisiens qui plaide quotidiennement devant la cour de Cassation. Ce cabinet dispose d'un réseau informatique qui lui permet de savoir immédiatement s'il peut encore demander une expédition revêtue de la formule exécutoire, document que le greffe des arrêts de la cour de Cassation ne délivre qu'une seule fois ». Patatras et quatrième fois hélas, le cabinet d'avocats parisiens perd à son tour ce document. Incroyable !
Marie-Christine et son ami attendent à présent des copies certifiées conformes par la cour de Cassation.

Mise en demeure

Ils affirment « qu'une mise en demeure sera adressée au maire de Châlons dès réception de ces documents, avec un double à monsieur le procureur de la République ».
Ils attendent et ils tempêtent. Car à leurs yeux, le service d'Etat-civil de Châlons aurait pu depuis longtemps s'occuper de cette affaire de transcription de divorce. Et de citer un exemple : « La même demande a été faite par téléphone dans d'autres mairies dont Reims : il nous a été assuré de la possibilité pour un divorcé de s'en charger personnellement : même si c'est bien moins fréquent dans la pratique, c'est parfaitement possible. Il suffit de fournir les documents soi-même, dont le jugement exécutoire ».
Contacté hier, le service d'Etat-civil, qui pourra nous donner des données plus précises s'il le souhaite, nous a informés que « tout dépendait du cas en présence ». Marie-Christine sait que son ex-mari n'a pas eu ce genre de problème de son côté pour prouver son divorce dans les démarches de sa nouvelle vie. Ce qui fait dire à l'ami de Marie-Christine : « Cela prouve qu'il y a quelque chose qui ne va pas ! On divorce l'un et l'autre, pas l'un sans l'autre ». Pour revivre, et tourner la page, Marie-Christine ne veut plus de son nom de femme mariée…
Fabrice MINUEL

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Les dernières contributions


mbj51

18/01/2012 à 11h49

A n'y rien comprendre puisque le nom de jeune fille est celui qui nous est acquis pour toute la vie. Le nom d'épouse n'est qu'un nom d'emprunt et même mariée, on n'est pas tenue de l'utiliser. Ce nom d'usage, on doit quand même être libre d'en user ou non. Etrange l'attitude de l'administration, pas de coordination entre les ministères, toujours la même galère pour le citoyen... S'il faut solliciter un avocat pour le moindre papier, avec ce que cela coûte, où va-t-on ?

Doug

18/01/2012 à 09h05

Courage à cette dame ! Quand on voit l'administration d'aujourd'hui, cela fait très peur. Qu'elle ne perde pas espoir, même si depuis 2004, il y a de quoi. Elle les aura à l'usure et ils doivent lui rendre son identité. Ca aussi c'est la loi !

nikos51200

18/01/2012 à 07h32

Et quelles solutions pour ma mère maintenant ?

HAWK51

17/01/2012 à 15h32

On imagine bien cette "pauvre femme", ne voyant rien aboutir, et de colère, traiter tous ces incapables de toutes sortes de noms d'oiseaux...

nikos51200

17/01/2012 à 14h23

merci Agnès

pitch02

17/01/2012 à 13h44

Courage Marie !!! Tu es une battante tu vas y arriver de plus Nico et Mag sont près de toi pour te soutenir et t aider !
J'espere que ca va aboutir!!!

RENDEZ LUI SON NOM DE JEUNE FILLE !!!!

nikos51200

17/01/2012 à 13h11

rendez le nom de jeune fille a ma mère !!!!!!!

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