Publié le samedi 16 octobre 2010 à 11H00 - Vu 327 fois
Philippe Pierrard, directeur des opérations de Reims aviation avec Adeline Hazan, maire de Reims, présidente de la communauté de communes de l'agglomération.
DIRECTEUR des opérations chez Reims aviation, Philippe Pierrard l'a confirmé hier à la maire Adeline Hazan, présidente de Reims métropole, qui le lui propose depuis février dernier. L'avionneur installé à Prunay et faisant partie depuis septembre 2008 du groupe Geci, présidé par Serge Bitboul, étudie avec un grand intérêt la possibilité de se relocaliser sur le site de la Base aérienne 112 pour y construire ses fameux avions F 406 spécialisés notamment dans la recherche antiterroriste, la surveillance maritime (pollution), la surveillance des frontières et la surveillance incendie.
Le vent en poupe
Plusieurs raisons expliquent ce désir de quitter Prunay où la firme a vu le jour en 2002.
« Grâce au groupe Geci, notre financeur, l'activité de Reims aviation a été pérennisée », explique Philippe Pierrard. Il a réussi à convaincre de nombreux clients du bien-fondé à commander des F 406. « C'est un avion dont on maîtrise la production et sur lequel grâce à un personnel qui a un vrai savoir-faire, nous sommes capables de faire de l'intégration de systèmes pour répondre aux cahiers des charges spécifiques exigés par les donneurs d'ordre. » Et ça marche. Depuis février, Reims aviation a signé un protocole d'accord avec les Chinois pour dix avions (NDLR : un marché de l'ordre de 55 M€). « Nous allons avoir trois nouvelles commandes fermes en décembre et cinq autres en janvier 2011. Nous avons un protocole d'accord aussi avec la Malaisie pour quatre avions et nous allons livrer un avion chargé de cartographie pour la Tunisie. »
30 emplois supplémentaires
« Quand on a la volonté et le savoir-faire, on arrive à être compétitif dans le monde », poursuit le directeur. « Encore faut-il que l'outil de production suive. Nos locaux sont vétustes et c'est parfois difficile de convaincre un acheteur qu'il aura un superbe avion quand il voit nos locaux où il fait parfois 8 degrés dans les hangars. »
« La piste de Prunay n'autorise pas un développement de nos activités car elle fait 1.000 m de long et elle est enclavée entre deux routes. Il nous faudrait 1 500 à 1 600 m.
Nous avons besoin de 10 000 à 12 000 m2 de surface pour avoir la capacité de fabriquer plus de douze avions par an à raison de 1 à 1,5 avions par mois. Le potentiel du marché est là et nous avons trois à quatre années de production. » Forte aujourd'hui de 7O salariés, Reims aviation pourrait ainsi créer 30 emplois supplémentaires.
Alain MOYAT
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