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Incendie / 51 locataires évacués square Lully

Publié le samedi 14 janvier 2012 à 10H37 - Vu 442 fois


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Le scooter, qui n'a pas encore été officiellement identifié, appartiendrait à un locataire qui entreposait l'engin dans le hall de l'immeuble.

Le scooter, qui n'a pas encore été officiellement identifié, appartiendrait à un locataire qui entreposait l'engin dans le hall de l'immeuble.


EPERNAY (Marne). Hier matin, quatorze locataires ont été incommodés par des fumées toxiques, et une jeune femme hospitalisée lors d'un incendie à Bernon.

«J'AI entendu toute une série d'explosions. Lorsque j'ai ouvert la porte de chez moi, j'ai découvert qu'une fumée épaisse et noire envahissait le hall de l'immeuble, empêchant toute évacuation. Avec ma femme, on a finalement trouvé refuge sur notre balcon. »
Hier matin, ce locataire du 3e étage en a été quitte pour une grosse frayeur après l'incendie qui s'est déclaré dans le hall de son immeuble, situé 4 square Lully à Bernon. « J'ai ouvert les fenêtres et j'ai hurlé qu'il y avait le feu… »
L'alerte a été donnée aux alentours de 2 h 30 par un locataire du rez-de-chaussée. « J'ai été réveillé par les odeurs de fumée et des explosions. En sortant, j'ai découvert le scooter qui était en feu. »
Présent sur les lieux du sinistre, le commissaire Daubigny confirme bien que le deux-roues est à l'origine de l'incendie. « L'engin, situé dans le hall de l'immeuble, a effectivement pris feu. En revanche, il est impossible en l'état actuel de l'enquête de pencher vers la thèse criminelle. La piste accidentelle n'a en tout cas pas été écartée. »
Ce sera aux techniciens scientifiques du commissariat de déterminer les causes réelles de cet incendie, grâce notamment aux relevés effectués sur place.
Vendredi matin, les sapeurs-pompiers d'Épernay, assistés du commandant Chauvières de la cellule prévention de Châlons, ont procédé à l'évacuation des habitants de cet immeuble de cinq étages. Au total, ce sont cinquante-et-une personnes qui ont trouvé refuge dans le hall d'entrée d'un second immeuble situé à proximité.
La colère gronde déjà du côté des locataires. « Vivent ici des familles avec des enfants en bas âge, des personnes âgées, des handicapés… On aurait pu avoir des morts », déplore un retraité.
Si l'incendie a été rapidement à maîtriser, l'inquiétude des secours s'est vite portée vers cette fumée épaisse qui a envahi l'immeuble.
« Après l'évacuation, on a mis en place un système de ventilation hydraulique », confirme le chef de colonne. L'officier dresse un premier bilan humain : « Quatorze personnes ont été incommodées par les fumées toxiques qui se dégageaient du scooter. » Une heure plus tard, un nouveau contrôle faisait état d'une jeune femme de 18 ans plus particulièrement touchée, qui a dû être évacuée vers le centre hospitalier d'Épernay.

Une cellule psychologique


Hier, les conditions de sécurité commençaient déjà à être au cœur des discussions. « La porte d'entrée de l'immeuble n'était plus sécurisée. On rentrait dans le hall comme dans un moulin », insiste ce locataire dont l'appartement a littéralement été envahi par une suie épaisse. Du côté du Toit champenois, on confirme que des travaux étaient en cours sur cette porte, après la répétition d'actes d'incivilités. « On attendait les pièces pour intervenir. »
Le bailleur explique que parmi les locataires, trois familles ont été relogées. « Il s'agit d'un foyer de six personnes dont trois enfants et un bébé, ainsi que deux couples. ». La famille a trouvé refuge dans l'un des deux appartements de secours du Toit champenois, les autres victimes étant hébergées provisoirement dans des logements étudiants entièrement meublés.
« Dès la semaine prochaine, un soutien psychologique devrait être apporté à nos locataires, ce qui a déjà été fait par le passé lors d'un précédent incendie. » Le Toit champenois, qui a déposé plainte, assure « ne pas vouloir lâcher prise face à la recrudescence de ces actes aux lourdes conséquences ».
Si le préjudice n'a pas encore été estimé, les dégâts sont d'ores et déjà importants, notamment dans les parties communes. L'immeuble devrait garder très longtemps les stigmates de l'incendie alors que tout près, les ouvriers s'affairent pour donner au quartier un nouveau visage.

Corinne LANGE (avec F.A.-T.)

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Les dernières contributions


Bniger

17/01/2012 à 13h06

Peut être, l'avenir le dira... Maintenant, c'est sur que tous ces quartiers sont stigmatisés car un peu trop souvent à la une des faits divers (par rapport au centre ville par ex)...

francois51200

17/01/2012 à 12h20

si vraiment il aurai voulu brûlé quelle que chose il l aurai fait dans le bloc ou il y a le commissariat ou brûlé une voiture

Bniger

17/01/2012 à 11h13

Je constate c'est tout... C'est pourtant bien dans les habitudes de vos petits protégés qui n'ont même pas l'intelligence de faire ça à distance de temps, car lorsqu'ils sont contrariés d'une manière ou d'une autre dans leurs activités lucratives et quelqu'elles soient, les conséquences sont immédiates dans l'environnement - étrange non ?
Rassurez vous police et justice feront leur travail et si les fautifs sont pris, ça fera très mal pour eux... Une excellente publicité egalement, mais peut être pas celle souhaitée initialement ! Peut être aussi qu'un jour les moutons de panurge qui subissent le quotidien se révolteront...

francois51200

16/01/2012 à 17h29

bniger quelle et le rapport avec le concert annulé arrêté un peut d inventer des choses

Marabout

14/01/2012 à 12h49

Combustion spontanée?

De toute façon un scooter n'a rien à faire dans un hall.

Bniger

14/01/2012 à 12h20 | 2

Des représailles suite à une certaine annulation médiatique ? Il ne fait vraiment plus bon vivre à Bernon...

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