Publié le samedi 18 février 2012 à 10H58 - Vu 3713 fois
Le membre de la famille qui a effectué la macabre découverte a dû être transporté aux urgences.
REIMS (Marne). Hier soir, un Rémois a égorgé sa compagne avant de se pendre dans leur appartement du quartier Neufchâtel. Une séparation est à l'origine du drame.
Ils donnaient l'impression d'un couple harmonieux auprès des voisins. Leur relation s'est pourtant terminée en tragédie.
Elle, 46 ans, a été retrouvée face contre terre dans le salon, de nombreuses plaies saignantes au cou. Lui, 52 ans, était pendu dans la même pièce.
Le drame s'est déroulé à huis clos au rez-de-chaussée d'un immeuble propret de la rue Georges-Charbonneaux, dans le quartier Neufchâtel à Reims.
Hier vers 18 heures, venu voir le couple, un proche a sonné en vain à la porte. La locataire, Catherine Drouillet, était pourtant là car sa Peugeot 207 rouge était garée près de l'entrée de l'immeuble.
Découverts par un proche
Le visiteur a fait le tour et a regardé dans le salon, par le balcon. Il a vu le corps de la dame allongé à même le sol. Les pompiers ont été prévenus mais le témoin, sans attendre, a pris un marteau pour casser le carreau. Il est entré et a découvert l'étendue du drame.
En état de choc à l'arrivée des secours, le jeune homme a dû être évacué sur le centre hospitalier tandis que le décès des deux victimes ne pouvait être que constaté à l'intérieur de l'appartement.
Une arme blanche aurait été retrouvée à proximité des corps. « Il s'agit d'un drame familial. La dame a été égorgée, puis son conjoint s'est pendu », a confirmé Georges Latève, magistrat de permanence au parquet de Reims. Le couple, qui n'était pas marié, était sur le point de se séparer, une rupture que n'acceptait pas le conjoint de Catherine Drouillet (nous n'avions pas eu confirmation de son identité à l'heure où nous écrivions ces lignes).
Un couple sans histoire
Vers 12 h 30, des voisins ont entendu une dispute, des éclats de voix, mais sans violence particulière, « une dispute raisonnable » précise le parquet. Il s'agit du dernier signe de vie dans l'appartement. Le drame s'est-il produit juste après cette altercation, ou plus tard dans la journée ? L'autopsie permettra peut-être de répondre à cette question. Catherine Drouillet travaillait dans un magasin hard-discount, son conjoint n'avait apparemment pas d'activité professionnelle, si ce n'est s'occuper de son potager. Domiciliés depuis quatre ou cinq ans rue Georges-Charbonneaux, ils n'avaient jamais fait parler d'eux auparavant. Aucun différend signalé aux services de police, aucun problème remarqué par le voisinage.
« Je n'en reviens pas. C'était des gens sympathiques, pas d'histoire chez eux, rien du tout » confirme un locataire tandis qu'une autre personne se souvient d'un homme manifestement très attaché à sa compagne : « Quand il partait, il la regardait par la fenêtre et lui envoyait des baisers. »
Fabrice Curlier
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