Publié le mercredi 05 décembre 2012 à 09H18 - Vu 2317 fois
Photo MaxPPP
REIMS (Marne). Lundi soir, le SRPJ de Reims a mis un terme au tour de France d'un braqueur en série. Le suspect, âgé de 56 ans, détroussait les escort-girls sous la menace d'un pistolet coiffé d'un silencieux.
LUNDI soir, les policiers du SRPJ de Clermont-Ferrand sont en planque devant un hôtel Ibis de la ville. Ils sont là à la demande de leurs homologues rémois pour tenter de mettre le grappin sur un malfaiteur aussi singulier que dangereux. Les policiers du SRPJ de Reims en savent long sur lui bien qu'ils ignorent encore qui il est. En particulier, ils connaissent sa spécialité et sa signature sur le bout des doigts. L'homme se plaît à entrer en contact avec des escort-girls. Elles tombent dans sa toile via un site de rencontre basé aux États-Unis. En quelques clics de souris, il convient d'un rendez-vous avec des belles de nuit qui sillonnent, comme lui, la France. Et se retrouvent généralement à l'hôtel où la fille a pris ses quartiers.
L'homme, qui parle un français parfait et sans accent, se pointe à l'heure dite. Il est tout de noir vêtu de la tête aux pieds. Un chapeau Borsalino, en guise de couvre-chef, achève de donner un air mystérieux à ce quinquagénaire. Seul avec sa victime, il ne se déshabille pas pour consommer la passe tarifée aux environs de 200 euros. Car l'engin qu'il place avec sang-froid sous le nez de la fille est un pistolet muni d'un silencieux. Paniquée et souvent en larmes, la malheureuse n'a plus qu'à lui remettre son argent.
Trahi par l'agenda d'une Brésilienne
Les policiers du SRPJ de Reims se saisissent de l'affaire au profit d'un de ces braquages qui a eu pour théâtre une chambre de la cité des Sacres, le 9 novembre dernier. Ce jour-là, une ressortissante brésilienne de 34 ans au charme certain reçoit l'inquiétant personnage. « L'homme au Borsalino » et aux mains gantés de cuir sort son pistolet de dessous son manteau. Il rafle 400 euros. Avant de s'enfuir, il prend soin d'effacer son numéro de téléphone sur le portable de la victime. Manque de chance pour lui, celle-ci a scrupuleusement noté ses coordonnées sur un agenda.
Même s'il est enregistré sous une fausse identité, les policiers du SRPJ de Reims vont exploiter la téléphonie pour tenter de localiser le braqueur « au silencieux ». En attendant, ils découvrent que l'individu n'en est pas à son coup d'essai. Le 7 novembre, une autre fille, d'origine bulgare, a été agressée dans un hôtel près du canal de la Marne, à Reims. Même mode opératoire et même signalement. Une diffusion nationale permet de faire le lien avec deux autres agressions perpétrées le 6 novembre à Woippy et deux jours plus tard à Metz, dans l'Est de la France.
À Metz, une prostituée d'origine roumaine l'a reçu sous le pseudonyme de « Carmen », dans un hôtel planté près de la gare. La jeune femme, âgée de 24 ans, n'a pas le temps de sortir le grand jeu que déjà il pointe le bout de son silencieux sur son cœur. Tout de go, il l'invite à passer à la caisse. Il est dans une bonne passe puisque le butin frise les 1 700 euros. Comme il la trouve jolie et qu'elle se plaint de n'avoir plus un sou pour régler sa chambre, il lui rend 100 euros. En échange, il exige d'elle qu'elle se mette nue pour s'offrir un petit plaisir. Sans lui faire l'amour parce qu'elle est terrorisée et surtout parce qu'il n'en a pas envie. Alerté à temps, le réceptionniste de l'hôtel tente de s'interposer. Il est malmené et menacé d'être réduit au silence avec l'arme de poing.
Forts de tous ces renseignements, les policiers du SRPJ de Reims comprennent qu'il faut agir vite. Le 14 novembre, le parquet de Reims ouvre une information judiciaire « pour extorsion de fonds sous la menace d'une arme ». Ils placent le numéro du suspect sous étroite surveillance afin de le suivre dans ses déplacements. Parallèlement, ils se « branchent » sur le site internet par lequel les escort-girls ont rendez-vous avec le braqueur. Les enquêteurs gardent plus spécialement à l'œil les filles d'origine étrangère dont le suspect est particulièrement friand au regard de leur fragilité.
Borsalino et 22 long rifle
Rusé, l'homme « au silencieux » n'a pas son pareil pour brouiller les pistes. Il ne laisse aucun indice derrière lui et disparaît régulièrement « des écrans radar » en coupant sa ligne. La pugnacité des policiers et son appétit pour le gain vont le perdre, lundi en fin de journée. Après un périple dans le sud de la France, il a rendez-vous avec une escort-girl dans un Ibis de Clermont-Ferrand. C'est la raison de la souricière mise en place par la PJ locale à l'initiative de leurs homologues rémois. Les policiers tombent sur le suspect à son entrée à l'hôtel. L'homme au Borsalino est armé d'un pistolet 22 long rifle chargé et, fidèle à ses habitudes, monté d'un silencieux sur le canon.
Placé en garde à vue en Auvergne, le suspect a été rejoint par des enquêteurs de la PJ de Reims et de la brigade criminelle de la sûreté départementale de Metz. En découvrant son identité, ces derniers ont pris connaissance de son pedigree. Le moins que l'on puisse dire est que l'homme n'est pas un enfant de cœur. Âgé de 56 ans, il a déjà écopé de quinze ans de réclusion criminelle pour viol aggravé. C'est la plus sérieuse des sept condamnations à son casier parmi lesquelles figurent surtout des affaires de vol et d'escroquerie.
Aujourd'hui, « le braqueur au silencieux » devrait être présenté au juge rémois en charge de l'enquête tandis que le parquet de Reims réclamera à n'en pas douter son placement en détention provisoire. Pour leur part, les policiers de la PJ de Reims ont d'importantes investigations à mener pour retrouver la trace d'autres victimes. Leur tache est d'autant plus ardue que le suspect jetait son dévolu sur les escort-girls d'origine étrangère en indélicatesse avec l'administration française. Des proies de choix qu'il savait facile à réduire au silence.
Eric LAINÉ
elaine@journal-lunion.fr
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Les dernières contributions
CathyG
07/12/2012 à 13h50 | 1
La lie attire la lie, c'est une loi de la nature. On n'avait pas ce type de problème quand les frontières existaient encore... Dommage et pour quels avantages ?
CathyG
07/12/2012 à 13h49
La lie attire la lie, c'est une loi de la nature. On n'avait pas ce type de problème quand les frontières existaient encore... Dommage et pour quels avantages ?
CathyG
07/12/2012 à 13h49
La lie attire la lie, c'est une loi de la nature. On n'avait pas ce type de problème quand les frontières existaient encore... Dommage et pour quels avantages ?
CathyG
07/12/2012 à 13h49
La lie attire la lie, c'est une loi de la nature. On n'avait pas ce type de problème quand les frontières existaient encore... Dommage et pour quels avantages ?
adhonores
07/12/2012 à 13h14
@amif02.05/12 19h27.
Ok Mais une erreur....!.nous n'avons pas gardé les cochons ensemble rester en famille s'il vous voulez,et faites comme moi pour qui le tutoiement est réservé uniquement à la famille et aux amis, je n'en fait pas parti et ça me rassure,merci et bonne journée.
blad
"Si dieu existe, j'espère qu'il a une bonne excuse" Woody ...
06/12/2012 à 10h15 | 2
voir ces contributeurs s'exciter pour une faute d'ortographe (tout en faisant eux meme) est assez pathétique. tout comme les commentaires sur la photo.
Le sujet de cet article, grave, mérite mieux.
blad
"Si dieu existe, j'espère qu'il a une bonne excuse" Woody ...
06/12/2012 à 10h12
Bravo aux policiers d'un peu partout dans l'hexagone qui unis, ont mis hors d'état de nuire se triste sir !
Toute ma sympathie a ces jeunes femmes, j'espère que la vie finira par leur sourire un peu...
denisD
05/12/2012 à 23h05
@princhon, modérations confirmées ...
denisD
05/12/2012 à 23h04
Certaines de ces filles sont assez maligne a en croire l'aide proposé à la police ...
princhon
Ce que l'on apprend pendant l'enfance est mieux gravé que dans la pierre.
05/12/2012 à 22h55
j'ai l'impression qu'il y a eu des "modérations " car on ne suit pas tout et le rédacteur du web souligne les erreurs de graphie à l'encontre de son plein gré!
L'entrée de ces immigrés de l'Est pose quelques soucis , il est temps que l'Europe ayant ouvert les frontières se donne les moyens de contrôler tous les prédateurs , visiblement c'est comme la lutte contre le dopage , les dopés ont toujours un temps d'avance !
Commentaires anonymes
05/12/2012 à 21h30
@ amif02
oui,
le titre était initialement : "il braqué" au lieu et plave de "il braquait"
la rédaction a fait la rectification et supprimant en même temps mon post ainsi que ceux de ceratains autres contributeurs
j'appelle ça de la dictature car on ne peut même plus dire la vérité sur cette feuille de chou !
Commentaires anonymes
05/12/2012 à 21h10
Lorsqu'il y avait de vrais souteneurs corrects avec leurs petites protégées ce genre de mec avait peu de chance de faire 1 pas de plus dans la rue comme quoi les traditions se perdent !!!!!
amif02
05/12/2012 à 21h01
ray51 le 05/12/2012 à 19:53 ?????
Commentaires anonymes
05/12/2012 à 20h53 | 2
nos commentaires sur la faute d'orthographe ont été supprimés !!!!
C'est un DIKTAT !!!!
amif02
05/12/2012 à 20h27
T inquiète les deux hurluberlus de l UMP n ont pas de leçons
De morale et de mœurs à recevoir de la gauche caviar
adhonores
05/12/2012 à 20h19
Assez pitoyable de voir cette affaire ramenée à la gauche,la fébrileté est une pathologie invalidante mais le savent ils,la est la question,mais pourquoi la poser quand il suffit de suivre le feuilleton du dernier duo à la mode,la cause est connue mais pas de traitement actuelement ils vont encore souffrir et se tordre.
Une pensée pour eux.
goliath08
ARDENNAIS et Fier de l'être
05/12/2012 à 19h47
Pas mal la combine, mais bien mal acquit ne profite jamais, et cela se confirme de plus en plus !
JMFTAYRAC
05/12/2012 à 19h40
En fait, il sortait "couvert"
amif02
05/12/2012 à 19h40
Ont les appelles les escort-girls depuis que certains socialistes les fréquentent
Avant ont disait des .......
amif02
05/12/2012 à 19h40
Ont les appelles les escort-girls depuis que certains socialistes les fréquentent
Avant ont disait des .......
braquo2
05/12/2012 à 19h25
Il a mangé du "pain de fesse", maintenant, qu'il aille manger du pain dur en prison..
DENIS 87
05/12/2012 à 19h24
J'aurais voulu être le copain de DEDE
ciccinatus
05/12/2012 à 18h27 | 1
Quand DSK troussait les escort girls, que faisait le patron du SRPJ de Lille ????
Comme dirait Dédé la saumure, y vraiment pas de justice !!!!
DENIS 87
05/12/2012 à 18h05
Et avec son silencieux
Euoh
05/12/2012 à 16h59
Certains se seraient contentés de le "trousser", lui les détroussait !
lucreims
reims
05/12/2012 à 16h52
Merci de vos nombreuses censures.
Rédaction web
05/12/2012 à 16h06 | 1
Pour info. Vous vous êtes tous offusqués de la faute dans le titre (à juste titre d'ailleurs) mais la faute n'a pas été commise par le journaliste qui a rédigé l'article. Pas la peine de s'acharner sur lui. La faute a été commise lors du "re-titrage". La vérité est rétablie, la faute est corrigée... Chacun peut retourner à ses occupations. Merci de votre compréhension.
gwendoline51
05/12/2012 à 15h25 | 1
qui ne fait jamais de fautes d orthographe ......
jeanmich14
05/12/2012 à 14h23
Against the leftist: avant de se moquer des autres il faut etre bon soit même .