Publié le samedi 22 septembre 2012 à 09H35 - Vu 646 fois
La maire avec l'adjointe au commerce Marie-Noëlle Gabet et Vincent Rodriguez devant les chocolats de la maison Lothaire : du bonheur pour tous. En médaillon, Les Grooms qui ont su donner une ambiance très festive toute la matinée à ce premier marché.
REIMS (Marne). Le sourire était sur tous les visages hier pour le premier marché du Boulingrin rénové. Avec beaucoup de souvenirs chez les commerçants et les clients. La fête continue ce matin.
NOUVEAUX discours dans cette halle Boulingrin, mais surtout premier marché, premières odeurs retrouvées des légumes, poissons, fleurs, saucissons… Premiers bonheurs pour toute une clientèle qui retrouvait ses marques d'il y a vingt-quatre ans.
Les souvenirs ont afflué pour beaucoup, commerçants comme clients. Certes, le « carreau », au centre des halles, semblait un peu vide malgré le plateau télé. Ce sera comme ça les mercredis et vendredis. « J'aurais préféré une longue allée avec des commerçants de chaque côté », relève le président du syndicat des commerçants non sédentaires, Vincent Rodriguez.
Allez, peu importe, de chaque côté, les étals, dans ou en dehors des cellules, sont colorés, bien fournis, et tout le monde est heureux. « Les Rémois doivent s'approprier ce lieu, il faut maintenant que les commerçants s'y retrouvent », notait la députée Catherine Vautrin. Pour la maire, « les halles Boulingrin ont marqué l'ensemble des générations de Rémois. Ce marché, c'était une organisation difficile à monter, et je salue Régis Wagner, Thierry Couturier et les placiers pour leur travail. Même chose pour les commerçants, qui ont accepté de déménager pendant un an rue de Mars ».
Adeline Hazan s'est baladée d'un étal à l'autre, partageant son plaisir avec tous. « C'est très beau, et il y a quelque chose qui se passe », notait d'ailleurs une marchande de confitures.
Les halles Boulingrin revivent, c'est officiel. Retrouver un marché là avait vraiment valeur de symbolique, un petit bonheur que beaucoup de Rémois ont gardé au fond de leur cœur pendant vingt-quatre ans.
Reste à savoir s'ils auront toujours à cœur d'y faire leurs courses. Car il faut que les commerçants vivent pour justement faire vivre les halles.
On aura la réponse dans quelques semaines et là, comme il l'a promis, Vincent Rodriguez pourra faire la bise à Noël à Marie-Noëlle Gabet, l'adjointe au commerce, avec qui les discussions ont été souvent vives !
Textes Guillaume FLATET
Photos Hervé OUDIN
Annick, fidèle au poste !
Annick Ladam est la doyenne du marché, avec 46 ans de vente de fruits et légumes ! « J'ai été élevé dans une caisse à bananes ! » « Rien n'a changé, c'est merveilleux. J'étais là-bas, juste en face », dit-elle en montrant le bout du « carreau », les yeux brillants de plaisir. Rien n'a changé, mais un peu quand même : « Avant, on se fournissait ici, au marché de gros. Après, on allait à Dos Santos. Maintenant, on doit aller à Rungis deux fois par semaine. » Annick n'est pas toute seule : elle qui a pris la suite de sa grand-mère et de son papa voit sa fille Anne-Line et son gendre Patrick prendre la suite. «
Ma grand-mère venait avec son cheval sur la place. Moi, je venais avec mon papa quand j'étais petite. Regardez là-bas, au-dessus de la pub, il y avait la boucherie La Municipale, avec des vaches et des veaux pendus. » Déjà avec son grand-père, elle venait le mercredi et le samedi, dans les années soixante. « Là, trois fois par semaine, on peut assumer. »
« Surpris par la fraîcheur »
Claude Piquard a pas mal d'années de fleuriste sur les marchés derrière lui. « Cela fait 47 ans, depuis mes grands-parents, que nous sommes au marché Jean-Jaurès. Sous les halles, j'ai débuté en 1969. Bon, on était dehors, au niveau de la porte Marne, mais cette fois, comme je m'arrête de bosser à l'été prochain, j'ai souhaité être à l'intérieur. »
Sauf qu'hier matin, « j'ai été surpris par la fraîcheur ! Je ne sais pas ce que cela va donner cet hiver. A l'époque, pour éviter au vent de s'engouffrer, ils avaient installé de grandes bandes plastiques ».
Le fleuriste a vu les produits changer. « Avant, nous avions toutes les fleurs du jardin, maintenant, les clients veulent des bouquets tout prêts. » Claude se consacre désormais aux marchés (Châtillons, Saint-Maurice, Jean-Jaurès et les halles), il a fermé ses boutiques à Wilson, Saint-Remi et Warmeriville.
« Avant, les légumes n'étaient pas là »
Jacqueline et André ne voulaient surtout pas rater l'ouverture. « Nous étions déjà là en 1956 ! Soixante ans qu'on vient à ce marché. » Le couple est venu en famille, avec un souci pour Dédé : « Les légumes n'étaient pas là ! C'étaient les poissonniers, mais bon, c'est plutôt bien rénové ».
Jacqueline, elle, se souvient de sa mère. « Elle habitait au coin de la rue, et elle a dû trouver un truc parce qu'un commerçant venait avec sa charrette et son âne, attaché à la gouttière, et ça faisait un bruit pas possible à 5 heures du matin ! »
Animations aujourd'hui
Toute la matinée, animations et dégustation. De 9 h 30 à midi, animation avec la troupe Tam tam tambour et Tintamarre avec « Y a du monde aux Balkans ».
De 10 h 30 à 11 h 30, concours de cuisine avec une vingtaine d'enfants de l'atelier des P'tites mains sur le thème « Tutti frutti » sous l'œil de Fabrice Maillot, chef du « Petit Comptoir ». Remise de prix avec les chefs du quartier.
Tombola
A l'occasion de ce 2e marché, en collaboration avec le syndicat et l'association des commerçants du Boulingrin, la Ville organise une tombola. A chaque achat effectué, les commerçants participants offriront à leurs clients une carte à gratter. Six cents lots sont à gagner dont 500 offerts par les commerçants : du bouquet de fleurs au cabas, du pâté en croûte au poulet rôti en passant par des paniers maraîchers, des plateaux de fromages. Le premier prix est une journée à Rungis, tous frais payés.
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