Publié le dimanche 10 juin 2012 à 10H43 - Vu 966 fois
Pour l'ex-entraîneur rémois, CFA2 ou DH, ça ne change pas grand-chose. Question de point de vue...
REIMS (Marne). Marc Chèze, qui ne sera plus l'entraîneur de la réserve stadiste la saison prochaine, prend la relégation avec philosophie.
MARC CHEZE quitte le Stade de Reims. Arrivé durant l'été 2011, le Clermontois n'avait pas l'intention de poursuivre son bail en Champagne, quelle qu'ait été la décision des dirigeants. Une décision prise depuis plusieurs semaines et liée à sa famille, demeurée en Auvergne.
« Il y a des choix à faire dans la vie et là, je suis certain d'avoir fait le bon. Mais je quitte Reims sans aucune amertume et je n'ai aucun regret d'avoir fait un bout de route au Stade. » Il livre sa vision d'une saison mal terminée en CFA2.
Marc, cette descente en DH est-elle un accident de parcours ?
« Il y a deux manières de voir les choses. La première, c'est de dire que les réserves de plusieurs clubs pros se sont retrouvées en situation difficile cette saison. Celle de Montpellier termine 10e, Nice finit 12e et des clubs de Ligue 2 perdent aussi leur réserve en CFA2. Quand vous jouez Feignies, Roye ou Wasquehal, vous avez en face de vous 9-10 contrats fédéraux. Il s'agit de joueurs passés par des centres de formation, avec une éducation football et âgés de 25 ans. Donc plus expérimentés que nos jeunes. L'autre façon de voir, c'est de dire que tout a été fait au sein de la réserve pour amener les joueurs ayant à évoluer en Ligue 2 au meilleur de leurs possibilités. Cela a eu un préjudice sur la formation. Pour le club, le résultat qui compte, c'est en Ligue 2. C'est un mode de fonctionnement normal. »
L'objectif d'un maintien tranquille comme depuis six ans a-t-il amené une forme de routine ?
« Un train-train sur certaines périodes, certainement. En janvier, après deux-trois victoires d'affilée, j'avais entendu certains dirigeants évoquer déjà la possibilité d'un doublé : montée en Ligue 1 - montée en CFA. Or, il fallait savoir que, à un moment, donné, les pros ne joueraient plus le jeu en réserve. Ils penseraient surtout à ne pas se blesser. Et que les jeunes seraient préoccupés par leur avenir. C'est logique. »
« Façon particulière de fonctionner »
Début mars, s'il n'est plus question de montée, vous obtenez une victoire significative contre Croix (4-3) qui semble assurer le maintien. Ensuite, plus rien ou presque…
« On a peut-être été amené à faire du sentiment dans quelques situations. Je prends l'exemple de Yann Benedick qui revenait de sept mois de blessure. Il n'était pas prêt à rejouer. D'ailleurs, il a fait quatre matches avec moi et il s'est blessé à nouveau. Nous avons pâti offensivement et nous nous sommes retrouvés dans des situations difficiles où nous prenions des buts dans les dernières minutes. Il y a eu, durant cette période, des obligations - tout à fait normales, car c'est aussi la fonction de la réserve - de faire jouer des garçons mais la configuration en championnat ne s'y prêtait pas. »
Votre groupe était-il armé mentalement pour faire face à cette lutte pour le maintien ?
« Ce groupe avait une façon particulière de fonctionner, en s'insultant pendant les entraînements mais en se faisant la bise à la sortie. Au plan individuel, en revanche, je voyais souvent des garçons baisser la tête quand ça n'allait pas. Collectivement, ça se ressent si quatre ou cinq garçons renoncent durant un match. Malheureusement, il nous a peut-être manqué deux ou trois Kevin Meunier qui a toujours été un exemple. Je regrette même un peu qu'il ait signé à Compiègne car, pour moi, il pouvait viser encore plus haut. »
En quoi la descente de sa réserve en DH peut-elle handicaper un club de Ligue 1 ?
« Mais en rien. On voit comment ça s'est passé avec le cas Aubey cette saison. Même en CFA2, des pros de Ligue 1 qui redescendraient ne seraient pas plus motivés que pour la DH ! Leur objectif, c'est la Ligue 1. Pas de partir à la guerre avec l'équipe réserve. Après, s'il y a besoin que plusieurs pros de l'effectif jouent, il y a toujours moyen d'organiser des matches en semaine. C'est une question d'organisation et ce sera à Hubert (Fournier) de juger. »
Quel bilan faites-vous de la formation ?
« Il ne faut pas tout voir en noir. Les U17 se sont maintenus au niveau national et les U19 y reviennent. Au niveau du CFA2, j'ai lancé huit-neuf U19 cette saison. On a pu les faire bosser. Bien sûr, on a pris des risques en faisant jouer des garçons de 1994 mais si c'est pour faire jouer des gars de 25 ans en réserve, quel intérêt ? La DH, c'est compliqué. Toutefois, la logique voudrait que le Stade remonte aussitôt. Mais, pour un club qui s'est relevé après avoir tout perdu, c'est dur de mener tous les combats de front. Les structures manquent encore. J'ai déjà dit que, lorsque je travaillais au Qatar, elles étaient meilleures en plein désert. Le club doit s'engager résolument dans une politique de formation sinon, à terme, il n'aura plus de centre de formation. »
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Les dernières contributions
TRINIDAD
CHAMPAGNE
10/06/2012 à 23h56
Chèze pas grave la reserve jouera au niveau 5eme division tres objectif ce monsieur bon vent et je crois que le niveau district vous attend !
Nik-o51
10/06/2012 à 21h02
C'est pas grave, c'est juste très grave.........en gros les U19 qui montent d'une catégorie, vont se retrouver à jouer en DH§ Très mauvais pour la formation rémoise
sedanais
10/06/2012 à 18h43
on ne parle pas du vrai probléme ici !!!!
pas certain que les professionnels non retenus dans le groupe acceptent de bon coeur d aller jouer le dimanche apres midi sur les petits terrains bosselés de DH..
auguste de l aisne
En altitude et en ligue1
10/06/2012 à 16h58 | 1 | A été modéré
Brève publié dans le Télégramme de Brest de ce jour:
Des Bretons solidaires, il y en a partout, y compris dans la justice. C'est du moins l'opinion du président du club de foot de Reims. Après une rencontre très cafouilleuse, en 2008, le tribunal administratif de Rennes avait donné match gagné aux Brestois. Mais le Rémois avait contesté l'arbitrage, hurlant à tous les vents qu'il y avait une «solidarité bretonne des magistrats» et que tout cela n'était qu'une «parodie de justice». Du coup, le Stade Brestois avait porté plainte! Et à quoi a conclu le tribunal de Rennes, cette semaine, dans cette vieille affaire? Que ce n'est pas le Stade Brestois qui était visé mais la justice et que tout le monde devait donc retourner aux vestiaires.
plateau08
10/06/2012 à 13h22
Pour diriger une réserve pro il faut prendre un entraineur du "cru", ancien stadiste ou champardennais. Il faut un meneur d'homme qui sache, à la fois impliquer les pros et motiver et lancer les jeunes. Quelqu'un, en fait, qui ait l'esprit club !
auguste de l aisne
En altitude et en ligue1
10/06/2012 à 11h36 | 2
Lui à Reims, sa famille en Auvergne. Il avait le cul entre deux, Chèze.
Les réponses aux deux dernières questions sont très intéressantes.
Dommage qu'on ait pas entendu ce discours avant. Est ce que personne n'avait posé la question ou M. Chèze ose parler maintenant parce qu'il s'en va??