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Fermeture surprise de European Target Industry

Publié le mercredi 03 août 2011 à 10H02 - Vu 373 fois


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« Les quatre lignes de conditionnement ont été entièrement automatisées », indique Jean-Michel Gil, responsable mécanique.

« Les quatre lignes de conditionnement ont été entièrement automatisées », indique Jean-Michel Gil, responsable mécanique.


SERMAIZE-LES-BAINS (Marne). Vingt-deux ans après sa création, la société European Target Industry (ETI) ferme. Les huit salariés ont été licenciés. Le choc.

IMPLANTÉE le long de la route d'Alliancelles, European Target Industry (ETI) met la clef sous la porte.
Créé le 1er novembre 1988 par Jean-Michel Laporte, l'entreprise, qui s'appelait anciennement SA Laporte, fabriquait des cibles artificielles pour le ball-trap, des pigeons d'argile plus exactement. Elle employait 8 salariés. Tous ont été licenciés économiquement à leur grande surprise. « On ne s'y attendait pas, déclare Geneviève Sheppard, 59 ans, responsable du site. La production était adaptée à la matière première que l'on recevait. On ne se doutait de rien. Ça a été un choc ».

« Ça a dû coûter une fortune ! »


Un choc d'autant plus violent que le gérant Jean-Michel Laporte, qui possède quatre usines en France et en Angleterre, avait réalisé de gros investissements ces trois dernières années sur le site sermaizien. À l'intérieur d'un immense hangar, Jean-Michel Gil, responsable mécanique, montre les quatre lignes de conditionnement entièrement automatisées. « Il suffit d'appuyer sur un bouton pour que les cibles soient emballées et posées sur des palettes », précise-t-il. Les quatre presses ont également été entièrement modernisées. Ce n'est pas tout. Quatre cabines à peinture entièrement automatisées ont été installées. Ainsi que 16 caméras de surveillance.
À l'extérieur, la cuve à fuel a été changée de place, vidée et nettoyée par une société spécialisée pour pouvoir la remplir d'eau et alimenter les machines. Des branchements ont même été effectués. « Tout ça a dû coûter une fortune ! » estime-t-il.
Dans la lettre de licenciement que les 8 salariés ont reçue le mois dernier, le gérant Jean-Michel Laporte explique que « depuis plusieurs années, la société connaît des difficultés économiques, voyant notamment son chiffre d'affaires diminuer et ses pertes augmenter ».
Il indique que « les pertes d'ETI sont passées de 414 446 euros à 562 475 euros entre 2009 et 2010 ». Avant d'ajouter quelques paragraphes plus loin : « Le site de Sermaize-les-Bains affiche des pertes d'exploitation depuis 2001 et ne peut plus produire en toute sécurité ».
« Pas envie de tout quitter »
Un reclassement a été proposé à l'ensemble des salariés sur les trois autres usines françaises et anglaises du groupe Laporte. Ils avaient jusqu'à vendredi dernier pour se prononcer. Geneviève Sheppard, 59 ans, a dit « non ». « Je suis cadre et on me propose un poste d'ouvrière payé au SMIC avec en plus les frais de déplacements à ma charge, raconte-t-elle. Mon mari travaille à Reims, les enfants et la famille habitent la région. À mon âge, je n'ai pas envie de tout quitter ! » Jean-Michel Gil a lui aussi refusé le reclassement. « Je suis veuf. J'élève seul mon dernier enfant âgé de 16 ans. Mon fils a ici toute sa famille et ses copains, justifie-t-il. À 54 ans, je ne vais pas m'en aller ailleurs en solitaire… »

« C'était toute ma vie »


La semaine dernière, les 8 salariés ont mangé tous ensemble pour la dernière fois. « Ça fait mal au cœur ! » avoue Geneviève Sheppard.
Elle a travaillé 30 ans dans cette société. D'ouvrière en fabrication, elle a gravi les échelons pour terminer responsable du site.
« C'était toute ma vie. J'ai passé plus de temps avec mes collègues de travail qu'avec ma propre famille… » Jean-Michel Gil a travaillé, lui, 29 ans dans la société. « Il y avait une bonne ambiance. On se connaissait tous depuis longtemps, relate-t-il en retenant ses larmes. On a tous vécu des bons et des mauvais moments. On était tous très solidaires des uns des autres ».
Le responsable mécanique restera seul dans l'entreprise jusqu'au 11 août. Il est chargé de charger la marchandise restante dans les camions. Sa dernière mission.

Stéphanie GRUSS
Malgré nos multiples sollicitations, le groupe Laporte n'a pas répondu à nos questions.

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galite

J'ai annoncé le 15 octobre dans un post censuré aussitot publié que je cessais toute publication dans la mesure où mes commentaires étaient modifiés

03/08/2011 à 23h18

Résumons:
du personnel efficace
des matos de qualite
des pertes financieres
Conclusion : c'est le patron qui est mauvais
Mais comme nous sommes en société libérale sarkozique
Ce sont les ouvriers qui sont licienciés.

cacasse02

laon

03/08/2011 à 12h50

les chiffres on peu les mettre d'une usine a l'autre dans un méme contorsuim moi méme dans mn usine un cadre (comptabilité) avait gonflé la production pendant 2 ans(usc a laon)aprés IMPRESS qui est fermée...d'ou la les liquidations judiciaires facilitées avec une pratique déconcertante .

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