Publié le jeudi 09 février 2012 à 11H32 - Vu 537 fois
Une société basée à Sens, dans l'Yonne, a escroqué une dizaine d'artisans et de professionnels indépendants. C'est l'arnaque en vogue. Le mode opératoire est toujours le même : une entreprise, plus ou moins fantôme, démarche toutes sortes de professionnels indépendants pour leur proposer de leur construire un site internet clef en main. L'offre ne se refuse pas : tout est gratuit. Ou presque…
L'astuce repose sur les modalités de cette gratuité : l'artisan est invité à s'acquitter d'une somme de 180 € HT pour couvrir les frais d'hébergement. En retour, les escrocs s'engagent à reverser la même somme en publicité. Le tout est signé pour 48 mois reconductibles. Pour mettre les pigeons en confiance, les escrocs les invitent à se rapprocher d'autres professionnels qui ont déjà fait appel à leurs services.
Basée en Grèce…
Car dans les premiers mois, tout se passe comme prévu. Les prélèvements sont compensés par les recettes publicitaires, le site fonctionne bien, tout va pour le mieux. Mais une fois un nombre suffisant de victimes appâtées, la machine déraille curieusement. Au bout de quelques mois, les prélèvements se font, mais les recettes publicitaires n'arrivent plus. Les artisans ont perdu parfois plus de 600 euros.
Dans le département, les escrocs ont piégé des artisans de Châtillon-sur-Marne, Verzy et Reims, des vignerons de Chamery et Chavot-Courcourt…
Dans la Marne, le prestataire web se nomme Webdia. Basé à Sens, dans l'Yonne, il a arrosé tout le département durant presque un an. Pendant plusieurs semaines, Webdia occupait même un local dans une pépinière d'entreprises à Reims. Avant de disparaître au moment où les versements publicitaires se sont arrêtés.
Aujourd'hui, les victimes ont dû mal à leur remettre la main dessus. Les contrats qui liaient artisans et Webdia ont été revendus à une autre, du nom de pub4net, basée… à Nicosie, en Grèce.
Une adresse mail (pascal.tatiana.contre.w@orange.fr) vient d'être créée pour répertorier toutes les victimes de la région. Elles pourraient se compter par dizaines.
Fabrice ALVES-TEIXEIRA
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