Publié le mercredi 02 février 2011 à 09H01 - Vu 616 fois
RMS, l'Urca ou encore Sciences Po permettent, grâce à l'arrivée d'enseignants, de chercheurs et d'emplois supérieurs, de compenser les postes perdus dans le secteur industriel.
REIMS (Marne). Les derniers chiffres de l'Insee montrent que le chômage a reculé sur une année à Reims. Malgré la perte d'emplois industriels, les « emplois supérieurs » progressent de façon spectaculaire.
EST-CE l'arbre qui cache la forêt ? Si les chiffres du chômage dans la cité des sacres sont en dessous de la moyenne nationale, ils doivent être relativisés. En effet, des différences importantes selon les secteurs sont soulevées par les dernières données de l'Insee. Si le secteur industriel et manufacturier en général boit la tasse depuis plusieurs années maintenant dans la ville, ce sont les emplois « supérieurs » (1) qui permettent de sauver les apparences.
8,8 % de chômeurs
Le taux de chômeurs pour la ville de Reims s'élève à 8,8 % des personnes en âge de travailler. Soit 0,5 point de moins qu'au niveau national (9,3 % de la population en âge de travailler à la fin du troisième trimestre 2010). A noter de plus que les chiffres du chômage à Reims, entre les troisièmes trimestres 2009 et 2010, ont baissé de 0,1 %.
Ecartelée entre le bassin parisien et le Grand Est, la situation de Reims n'en demeure pas moins compliquée et incertaine.
Emplois stratégiques
Fort heureusement pour l'agglomération, le secteur des emplois métropolitains supérieurs permet à la ville de tirer son épingle du jeu.
En effet, si l'industrie vacille depuis plusieurs années (lire ci-dessous), les emplois supérieurs fournissent une quantité intéressante d'emplois. Avec 117 000 emplois dont 8 000 qualifiés de « métropolitains supérieurs », Reims arrive largement en tête au niveau régional et se classe 25e ville pour ce type d'emplois au niveau national, encore loin cependant derrière Lille, Nancy et Strasbourg.
Dans la cité des sacres, les emplois supérieurs ont augmenté de 22,3 % en neuf ans, contre 18,3 % dans les autres grandes villes de France. Plutôt intéressant.
Reims était déjà en tête des cités régionales il y a une dizaine d'années, la ville a gagné 700 emplois supplémentaires dans les secteurs de l'enseignement supérieur et de la recherche, en une dizaine d'années.
Enseignement et recherche
Le renforcement de la présence de Reims Management School a permis au tissu de la recherche et de l'enseignement de considérablement se développer et de s'ancrer de manière pérenne. Qui plus est une bonne partie des diplômés de cette école complète le lot des « cerveaux » en restant à Reims une fois diplômés. Le fait que Sciences Po ait aussi ouvert ses portes cette année et compte faire croître ses effectifs dans les années à venir pourrait contribuer à augmenter la création d'emplois supérieurs à Reims. Sans parler bien évidemment de l'Université Reims-Champagne-Ardenne (Urca), qui, depuis déjà de très nombreuses années, fournit des contingents importants d'enseignants et de chercheurs.
Thomas DUPRAT
(1) les professions « supérieures » englobent les cadres et les professions intellectuelles supérieures, les professions libérales et les responsables d'entreprises de plus de dix salariés.
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